"J'ai choisi de vivre heureux parce que c'est bon pour la santé."

Voltaire



24 septembre 2007

Tout est bien qui finit trop bien!

Comme annoncé, le Championnat Midi Pyrénées de CLM qui a eu lieu hier à Fronton, était ma dernière course officielle. Ou plutôt, c'était la dernière fois que je mettais un dossard.

Mes amis étaient venus nombreux pour m'encourager une dernière fois (merci!) et malgré certaines apparences trompeuses, l'émotion était grande. Et puis avec ce CLM de Fronton, c'est une longue histoire d'amour... Depuis ma 1ère victoire en 1987, je l'ai fait 9 fois et je l'ai gagné à 8 reprises (en 89, j'avais crevé et fini 2ème!).
On rêve toujours d'une belle fin comme dans les films et là, ce fut la meilleure. Avec mon pote Christian (Magoo pour les intimes), on espérait finir 1er et 2ème, peu importait l'ordre et on l'a fait. Lors de la reconnaissance chronométrée du parcours le dimanche précédent, on avait "tourné" en 28'15 (sur 19,9 km) avec un vent d'Autan défavorable sur toute la partie du retour. Hier le vent était du nord (comme très rarement sur ce circuit) et permettait d'espérer un meilleur chrono.
Magoo part dans les premiers (à sa demande pour éviter toute anxiété dont il a le secret...) et place la barre haute dès son arrivée: 27'23 (43,6 km/h de moyenne). Il ne sera jamais inquiété, même par Florent Demange de Montastruc (déjà cité sur ce blog car tellement sympa qu'il mériterait de signer au club!), un "gamin" de 24 ans qui ne fait du vélo que depuis 2 ans mais qui "envoie" très fort. Il manque certainement encore d'expérience dans cette discipline et ses vacances ont nuit à sa préparation… Il termine à 1’31 de Christian.


LA photo*
(désolé pour la tenue d'une autre époque mais ce con de Président (moi en l'occurence...) n'a commandé des nouvelles combinaisons que pour petits culs!)

Sur le coup, j’ai un avantage non négligeable: je pars dernier et j’ai les temps de passage de Magoo. J’en retiens 2 rapidement avant le départ. Bonne initiative car le haut-parleur placé sur la 406 nous lâche au bout d’un km ! Papa a beau hurler derrière, je n’entends rien avec le casque profilé.
De mon parcours, je retiendrai quelques choses essentielles :

- Des jambes de feu et des sensations énormes (déjà à l'échauffement...)
- Une trajectoire au mm dans chaque virage (pour couper plus, il aurait fallu rouler dans l’herbe)
- Ce «con» de Magoo qui est venu m’encourager à plusieurs endroits du parcours et qui m’a foutu la chair de poule à chaque fois que je l’ai vu.


A l’arrivée, le temps est sans appel : 26’40 soit 44,77 de moyenne!

La courbe qui "va bien"

Dès la ligne passée, je tombe dans les bras de Christian. On fait 1 et 2, comme annoncé. Je suis devant c’est vrai et alors ? Avec Magoo, c’est un peu comme une histoire d’amour… On a la même sensibilité et de voir l’autre gagner nous donne les mêmes (voire plus de) frissons que si l’on gagnait soi même. Je ne pense pas que beaucoup de gens puissent le comprendre mais on est comme ça.
Bilan : je gagne ce championnat et lui, remporte le Trophée Midi Pyrénées qui récompense le meilleur coureur de l’année. Chose logique en soit.

Sur le podium, c’est Champagne ! C’était prévu pour ma retraite au départ (quelque soit le résultat) mais finalement, ça a fait double emploi.

Cliquez sur la photo pour voir la vidéo officielle du podium

Je ne pouvais espérer meilleure fin à cette « carrière ». Entre 500 et 600 courses, une centaine de victoires (route, piste et CLM confondus) ainsi qu'une douzaine de titres Midi Pyrénées.
Une petite déception toutefois: en 23 ans, je n’ai pas eu droit à un contrôle anti-dopage ! Ce n’est certes pas le Tour de France mais le ménage, il doit commencer dès ces catégories, non ? Visiblement, d’après les hautes instances, ça se met en place et déjà, lors de la cyclosportive « La Georges Gay » la semaine dernière, il y en a eu un et dès 2008, certaines fédérations comme l’Ufolep et la FSGT devraient également y avoir droit. Enfin!



L'heure de rendre mon dernier dossard... Sans regret aucun.





Les photos du départ:





Attention! Ca va sentir la moquette brûlée au démarrage...
Go Magoo!






A mon tour de "décoller" sous l'oeil de Patrick, mon 1er entraîneur et de Simon, son fiston...





Merci au Comité Régional pour m'avoir prêté une roue arrière (pas pour avoir interdit le vélo de papa...) et à Lydie pour m'avoir prévenu assez tôt côté matériel...
Merci à Arthur pour la roue avant et le casque.
Merci à Jean Claude pour les photos et le chronométrage.
Merci à Muriel pour LA photo (et aussi pour les autres).
Merci à Charlie pour la moto "ouvreuse".
Merci à Renaud qui est venu alors qu'il n'aime pas les CLM (trop chic mais un peu maso!) mais qui finit quand même 3ème de notre catégorie (26-39 ans)... Le même podium qu'à Viviez!.
Et surtout, merci à papa qui est venu avec la même foi qu'à la première course...

* pour les commissaires: je précise que LA photo a été prise à l'échauffement... Je les connais, ils auraient trouvé à redire...

19 septembre 2007

Lapierre qui ne roule plus, amasse de la mousse...

Je pense qu'il est temps, ou de me remettre en question ou d'arrêter la K2000 mais là, c'est un coup à perdre l'abonnement à la salle de sport! Trop musclé Jean Pierre!

Parce que voilà, je viens de casser mon cadre de VTT (le "joli" trait blanc qui fait le tour du tube sur la photo)...
Bien sûr, certains diront que ce n'est pas la meilleure marque (n'est-ce pas Thibaut?) mais quoiqu'il en soit, c'est cassé!

Heureusement, cette fois-ci, le SAV va faire son office et ça sera tout neuf (si tout va bien) pour le Roc d'Azur (du 12 au 14 octobre).
Si non, je suis à la recherche de sponsors...

16 septembre 2007

Et un cinquième vélo! Un!

Bon ben voilà, le Championnat Midi Pyrénées CLM à Fronton, c'est dimanche prochain.
Et là, comme par "hasard" (le même hasard qu'il y a 20 ans?), qu'est ce que j'apprends, 10 jours avant l'épreuve (il y a 20 ans, je l'avais appris 10 secondes avant le départ! On fait des progrès...), le vélo de papa (voir article du 28 août) n'est pas réglementaire! On ne sait pas vraiment pourquoi mais bon, puisque c'est ça, qu'à cela ne tienne, on va faire dans le recyclage!
J'ai en "stock" au garage un joli vélo (à vendre, soit dit en passant), déjà champion régional sur route cette année (merci Magoo!), qui fera très bien l'affaire, sous réserve de quelques modifications dont la famille Dengreville a le secret.
Alors voilà, après avoir passé l'après midi d'hier à embêter les sympathiques mécanos de Fun Sports Cycles (Carcassonne) pour trouver des pièces qui n'existent pas (merci Dédé!), voici ce qui en est ressorti:

Alors voilà et du fait, je n'ai qu'un ultime objectif: montrer que ce n'est pas le vélo qui fait la performance même si cette fois, j'ai des freins qui freinent et des vitesses qui ne sont jamais aussi bien passées!

P.S.: pour mes victoires en 1987, 92, 93, 94, 95, 96 et mon titre de champion Midi Pyrénées en 2002 (et encore, je ne compte que celles à Fronton!), je dois rendre les coupes?
Et sachant que j'avais prêté le vélo et qu'il avait été aussi champion régional en 2003 et 2005.
..

11 septembre 2007

Super Jaimie, le retour!

Pour les plus jeunes qui ne l'ont pas connue, Super Jaimie était l'équivalent féminin de Steve Austin, l'Homme qui valait 3 milliards (ça fait combien en €uro?) aux alentours de 1977...
Si vous ne l'avez pas connu non plus, je ne peux rien pour vous mais il vous reste You Tube!

Et bien, je l'ai retrouvée!

Non, en fait, sérieux, c'est le nouveau genou droit de ma maman! Je suis certain que c'est du bon boulot car c'est le même chirurgien qui m'a opéré de mon hernie discale (non, pour le reste, ce n'est pas possible!) il y a 10 ans.

C'est beau, non?


Et même si ça met un peu de temps à revenir, qu'elle ne s'inquiète pas, certains ont gagné le Tour de France après avoir eu pire...

09 septembre 2007

Certains signes ne trompent pas...

Aujourd'hui, je courais à Rodez, mes premières terres cyclistes. Ma dernière course en peloton (non, suivez, je ne répeterai pas...)...
Sur le bord du circuit, Patrick Boutonnet, mon premier entraîneur, mon filleul Adrien (c'était sa fête hier) et ses parents, Clément mon neveu accompagné de David et Mumu (beau frère et belle soeur) et pas mal de cyclistes qui m'ont connu dans mes tous débuts. Et bien évidemment, papa (c'était sa fête aujourd'hui), supporter de la première heure. [Maman étant retenue en clinique pour une opération du genou...]. Et si tout ça ne suffisait pas, dans le peloton, Jacques Puech (mécano "officiel" du comité Midi Pyrénées) qui était déjà là lors de mes premières selections régionales sur piste et qui à 64 ans, remettait un dossard! Lydie, sa fille, était là pour l'encourager et avait autant de stress que lui lorsqu'elle courait!
Finalement, beaucoup de monde sur le bord de la route, bien plus que dans un peloton décimé par on ne sait quel mal étrange... Rodez n'est pas le centre du monde certes, mais quelques coureurs de plus auraient été les bienvenus.
Lors de mon échauffement (que j'ai souhaité faire seul pour une fois), j'ai pensé à plein de choses. A ces gens c'est vrai mais en regardant au loin, je voyais ces collines dans lesquelles je m'entraînais (non sans difficultés) en cadet... J'y roule de temps en temps (et y roulerai encore) avec le même plaisir parce que la nature est belle.
Toutefois, pris entre nostalgie et émotion, l'échauffement fut bon et efficace.
20 tours de 2km, pas vraiment plat avec une bonne "bougne" vent de face après l'arrivée qui obligeait à utiliser une bonne partie des pignons de gauche (voire tous) si on voulait monter grand plateau. 2 ou 3 relances, des virages permettant de belles trajectoires si peu qu'on veuille les prendre vite.
Le premier tour fut calme. Au 2ème tour, le rythme s'accéléra. Julien (un peu cuit en cette fin de belle saison) tentait de partir en compagnie de 2 autres coureurs. Ils prenaient 150m mais à l'avant du groupe, quelques gars régulaient l'écart. 3ème tour, "prime" (bouteille de vin, comme d'hab ;-)), un coureur partait seul laissant Julien et l'autre échappé se faire reprendre par le peloton. Ca tardait à réagir et l'écart grandissait un peu vite à mon goût. J'étais derrière (on voit mieux ;-)), je remontais à la hauteur de Jacques P (heureux comme un cadet) et lui glissait: "je suis désolé mais il va falloir que j'y aille et ça risque de foutre le bordel!" Il me sourit et me dit: "vas y, je te regarde!".
Sitôt dit, sitôt fait, je tombe les pignons et attaque. Il reste 17 tours et forcément, la surprise est grande. Attaquant juste avant la partie vent de face, tout le monde se regarde, n'ayant pas trop envie de faire déjà l'effort. Tant pis. Je prends 200m, revient sur Philippe (de Villemur mais qui n'a rien à voir avec les "amis" que l'on s'est fait à Fronton la semaine dernière... Normal, c'est un ancien de St Alban!) et contre de suite. Qui ne tente rien à rien et puis de toute façon, je risque quoi? Ben... rien. L'écart grandit de suite. Dans la côte, je monte "souple" et dès le haut, j'embraye à nouveau. Dans la descente, bien allongé, je "récupère" (à 170 puls quand même). Finalement, à 3 tours de l'arrivée, je rattrappe ce qu'il reste du peloton. Je viens à la hauteur de "Maître" Jacques (le nôtre, celui du SAO) et lui fait un clin d'oeil en lui tapant sur l'épaule.
Je gagne ainsi une dernière fois, à quelques kilomètres de La Primaube, le club (le Guidon Sprint Primaubois) où j'ai débuté.
La page se tourne doucement, avec émotion évidemment, et si tout va bien, je pense que pour le CLM dans 15 jours à Fronton, je ne devrais pas être si mal que ça...

P.S.: Merci à tous de m'avoir encouragé dans cette ultime chevauchée solitaire...

05 septembre 2007

Syl20, 20 km, 20 ans après?

Alors voilà, la saison touche à sa fin. Je sens aussi que quelque part, je touche aussi un peu à la mienne...
Certes, cette année a été faite de victoires (et pas que les miennes heureusement) mais plus que ça, j'ai retrouvé le bonheur de faire des courses d'équipe avec les copains (n'en déplaise à certains, d'autres clubs...) après de nombreuses années. Mais malgré cela, aujourd'hui, j'ai envie d'autres choses. En vélo bien sûr, en VTT également mais prendre les choses au jour le jour, ne plus se prendre la tête en se disant: dimanche, il y a la course, on mange à telle heure, on part à telle heure, est ce que j'ai pris mes épingles?, charger la voiture (oui, chez moi, c'est la voiture qui est chargée ;-)), etc...
Alors pourquoi ne pas arrêter sur un Contre la Montre, et pourquoi pas celui de Fronton le 23 septembre qui servira également de Championnat Midi Pyrénées? Pourquoi celui là et pourquoi pas une autre course me direz vous? C'est assez simple mais les plus jeunes n'étaient pas nés...

Le 20 septembre 1987, j'ai remporté à Fronton la Finale du Trophée Midi Pyrénées juniors, un CLM de 20km. C'était aussi avec le fameux "vélo de papa" (voir article précédent, même si le guidon n'était pas le même). C'est donc pour ça que j'ai envie de "boucler la boucle" là dessus. Quitter la compét avec les bons souvenirs de cette année 2007, 20 ans plus tard.

L'idéal serait bien sûr de le gagner à nouveau ce CLM, 20 ans après, mais je sais que mon Magoo préféré est très fort et que la tâche sera rude. S'il me bat (et plus que lui, je l'en sais capable), je ne lui en voudrai pas pour plusieurs raisons. D'abord parce qu'à Viviez cette année, il m'a déjà laissé le titre sur route et que ce titre CLM, il le mérite aussi. Et ensuite parce que c'est une moto et que faire 2ème derrière lui, ce serait déjà du bonheur...

Je vais continuer à m'occuper des jeunes et j'ai bien l'intention de les emmerder encore quelques temps ;-) mais une fois de plus, c'est le plaisir qui reprendra ses droits et je veux encore leur montrer que le vélo est un sport magnifique où l'on peut se faire plaisir toute sa vie, quelque soit l'intensité et la façon dont on le pratique, et du moment, bien évidemment, que l'on respecte l'éthique sportive. La vraie.

On dit que "partir, c'est mourir un peu" mais moi, je crois que ça me fera davantage de mal si je reste...