"J'ai choisi de vivre heureux parce que c'est bon pour la santé."

Voltaire



31 juillet 2008

"Ventoux" ou "Tous Vents"?

Tout d'abord, je tiens à m'excuser du manque de messages depuis plus de 15 jours mais les vacances en Provence aidant, on ne peut pas être au four et au moulin (sauf celui d'Alphonse Daudet!).

Ce qui frappe le plus quand on arrive dans la région d'Avignon, c'est qu' "IL" est partout. Ou plutôt, de partout on LE voit. La plupart de la région se trouvant entre 25 et 200m d'altitude, il est évident qu'en culminant à 1910m, le Mont Ventoux se voit de partout, ou presque.
D'autre part, comme tout cycliste un tant soit peu "ambitieux", la susdite montagne doit devenir l'objectif d'une sortie. Je n'ai pas pu échapper à la règle.

Départ matinal car nous (je n'emmène pas que le vélo en vacances...) logeons à une trentaine de km du Géant de Provence. 30km, c'est parfait pour se mettre en jambes. Je décide de le monter par le côté Bédoin. Il parait que c'est le plus dur alors à y être...
8h50, me voilà à ses pieds. Franchement, je ne sais plus trop quoi faire. Si Magoo avait été là, on n'aurait même pas pris le temps de s'arrêter pour vérifier de visu son altitude mais là, je suis seul et je doute. Du coup, je lui passe un coup de fil! Ca me rassure un peu. Alors ok, j'ai 34x27 mais entre le cumul de l'âge, du poids, du manque d'entraînement à cause de ma coupure de 5 semaines (à cause des côtes cassées), je pense que ce n'est pas du luxe. Il fait 23km et si je ne monte pas trop mal, il me faudra pas loin de 2h! Autant avoir un peu de réserve, côté développements s'entend...
Les 3 premiers km passent tous seuls. Les 4 suivants sont assez faciles. Après, ça se complique. Après un léger replat dans un hameau, on part pour 16km "en prise"...La 1ère personne que je rattrappe est une dame d'environ 60 ans! Elle a un VTC et une sacoche d'au moins 20 litres accrochée au porte bagage! Ca fout la trouille. Malgré mes piètres qualités de grimpeur, je ne me ferai pas doubler dans la montée. Ni par la mamie, ni par quelqu'un d'autre! Il faut dire que le fort Mistral du jour a laisser plus d'un cycliste dans la plaine.
Je fais une pause ravito (en eau) au Chalet Reynard (1405m). Je remets les manchettes car le vent souffle fort et il ferait presque frais (13° en haut). A quelques centaines de mètres du haut, je passe le Col des Tempêtes! Et vu le Mistral ce jour là, ça prend toute sa signification... Ventoux, ça doit être du verlan... "Tous Vents" me semble plus approprié. Je m'arrête dans un recoin pour mettre le coupe vent avant d'arriver en haut. Bien m'en prend. En haut, c'est vraiment pelé. Franchement, on se croirait vraiment sur la Lune et avec moins d'entraînement que ce que j'ai, je pense que quelques étoiles dans les yeux ne feraient pas tâche!
Sur la Lune ou sur le toit du Monde c'est comme on veut mais c'est aussi impressionnant que beau.
En haut, balayé par le vent, je ne resterai pas longtemps. Juste le temps de mettre la caméra sur le vélo et de m'attaquer à la descente... Prudemment au début car les rafales de vent (et derrière) font faire quelques écarts. En revanche, une fois à l'abri dans la forêt, c'est tout schuss! Fi des cyclistes au ralenti et des automobilistes! J'ai mis près de 2h pour monter, j'ai bien l'intention de profiter de la descente avec une petite pointe frôlant les 90km/h... Malheureusement, ça ne durera qu'à peine plus de 20mn. Petit résumé en vidéo en cliquant ici.
Pfff, c'est mal fait le vélo: quand ça monte c'est toujours plus long que quand ça descend (en temps, parce qu'en km c'est pareil!)...

Enfin voilà, ça, c'est fait. Je sais très bien que l'objectif des 34 cols qu'on s'était fixé cette année ne sera pas atteint mais au moins, j'aurai fait celui là...

Ah au fait, d'après le relevé, j'ai mis 1h53 pour faire l'ascension. Un certain Iban Mayo, lors d'un Tour de France, avait mis... 58mn! Enfin bon lui, on ne sait pas ce qu'il est devenu. S'il faut, il a explosé depuis!

13 juillet 2008

Comme un gamin...

Une fois n'est pas coutume, le Tour de France était à Toulouse ce week end. Arrivée et départ dans la Ville Rose, nous sommes chanceux.
Et pourtant, plus jeune (ça fait longtemps...), je ne faisais pas partie des aficionados qui se déplacent en masse pour voir passer la caravane publicitaire et le peloton. Tout passe si vite quand on est au bord de la route que finalement, on en voit plus à la télé. Il y a certes, cette magie de l'événement mais j'avoue, ce n'était pas mon truc.
Et là, comme un imbécile qui aurait changé d'avis, j'y suis allé. Mais avec l'aide d'invitations et autres "pass" (merci les "sponsors" et excellents logisticiens, même à distance...), j'ai découvert la course sous un autre angle. Le meilleur selon moi, celui des coulisses...

Ça commence donc samedi. Temps pourri, cafés pleins, les parapluies fleurissent et les chaussures d'été déteignent aux pieds. Grâce à notre "Pass Média/Zone Technique", nous avons le bonheur d'accéder au bus des journalistes radio situé sur la ligne. Europe 1 et un certain Cyrille Guimard nous y accueillent. Dans la bonne humeur, on y croise également Luc Leblanc ou encore Jean François Bernard.
On évite de taper du pied car France Télévision et Eurosport sont situés à l'étage en dessous.
On sortira de notre abri pour "voir" l'arrivée mais ce sera finalement mieux à la télé le soir, enregistré.
Il pleut toujours et dès qu'ils passent la ligne, les coureurs sautent dans les bus qui les attendent.

Seuls quelques stars traînent de ci de là, à l'image de Jens Voigt signant quelques autographes avec le sourire.



D'autres "stars", moins médiatisées certes, s'agitent également sur les balcons...

Eux aussi, ça fait toujours plaisir de les voir.



Nous finirons l'après midi au Capitole dans la Salle des Illustres pour un petit cocktail en présence des organisateurs, des officiels et de ma chère trésorière du club.

Dimanche matin, le réveil sonne tôt. Ca grogne sous la couette mais le Tour nous attend. L'effort en vaut la peine. Pour une fois que ce n'est pas pour aller rouler...
Comme nous, le soleil s'est levé. Au Village Départ, place du Capitole, c'est magique. On croise pas mal de monde aussi. On échange quelques mots avec Fred Moncassin (qui se fait charrier depuis la veille car sous la pluie bretonne, il promettait à tous du soleil à Toulouse), rejoint par Michel Drucker qui nous serre la main (il a dû confondre ;-)). On ère de stand en stand en attendant les coureurs qui ne tarderont pas. On aperçoit David, en famille, passant plus vite que sur la ligne d'arrivée la veille :-p
Et là, au détour de l'ami Ricoré, "IL" est là, mon héros (vous n'avez qu'à relire les derniers articles... ceux qui ne l'ont pas compris, je ne peux plus rien pour eux!): SuperFabian.
Il est là ce "con", celui qui m'a fait pleurer à chacune de ces magnifiques victoires (ne serait-ce que Milan - San Remo ou au Tour de Suisse cette année). Pour la peine, je l'emmerde en lui demandant un autographe, ça lui apprendra! Je le remercie quand même pour ses belles manières cyclistes. C'est le minimum.
Je suis comme un gosse. A bientôt 40 ans, je crois que je ressens la même chose qu'un ado de 15 ans qui croise son champion préféré. Chose qui ne m'était arrivée qu'une fois lors d'un Roc d'Azur où j'avais aperçu Thierry Marie!
"Au pays de ce qui brille", tout le monde se presse autour de son vélo. Personnellement, je m'en fous de son vélo, c'est son moteur et ses cuisses qui me font rêver!
Tiens! Même un super héros a ses faiblesses... A défaut de Kryptonite, serait-ce une pointe de superstition qui lui font coller son dossard 13 à l'envers?


Un bonheur n'arrivant jamais seul, un autre héros fait son apparition et les 2 sont là, devant moi, réunis, Jacky Durand et Fabian Cancellara. 2 bêtes à rouler, 2 champions, 4 cuisses qui en ont "écrasé"!
Là c'est sûr, on ne parle plus en watts mais en chevaux!



Je finirais avec un clin d'oeil au régional de l'étape, Nicolas Portal, qui dans sa tenue rouge et noire de la Caisse d'Epargne me rappelle qu'il y a 15 jours, ici même, les joueurs du Stade Toulousain y brandissaient le Bouclier de Brennus...

Merci à tous d'être passés par là et d'avoir mis tant de douceur dans ce monde de brutes.

P.S.: Tu as vu Fabian? Aujourd'hui, j'ai été un grand garçon, je n'ai pas pleuré mais le Polar aurait certainement eu du mal à suivre...

04 juillet 2008

C'est dit:

"Aujourd'hui, le cyclisme est un sport décalé dans une société où moins on en fait, mieux c'est, une société où l'on prône le loisir, le confort, la non-souffrance.
Or, le vélo, c'est tout ça: c'est aller rouler quand il fait froid et quand il pleut, c'est se faire mal parce que c'est difficile."

Ronan Pensec
coureur pro de 1985 à 1997

le Tour est là!

Voilà, ça repart demain!
Et bizarrement, on n'a pas entendu trop parler de dopage avant. Il y a eu le cas Boonen mais assez vite oublié finalement.
Une année enfin propre?
Plus propre toujours et j'ose y croire, une fois encore.

A moins que... A moins que les Jeux Olympiques trop proches n'empêchent de faire des recherches plus approfondies... Faudrait pas trop remuer la m.... et s'apercevoir que les cyclistes ne sont pas les seuls impliqués. Ça la foutrait mal, non?

Alors, dès demain, je me cale devant la télé et je regarde le Tour. Le plus beau des tours puisque malgré tout, si la magie (la vraie) est toujours là, c'est que la recette est bonne.

Bon Tour à ceux qui y seront, à ceux qui regarderont, à ceux qui ne gagneront pas forcément, en fait, bon Tour à tous!

01 juillet 2008

69 pour vous, c'est...

mon année de naissance
également celle de Jennifer Aniston, M. Schumacher, MC Solaar, B. Lizarazu, C. Zeta Jones, etc... (quelle année!)
un dossard mis à l'envers
le 1er vol du Concorde (à Toulouse)
la 1ère victoire de Merckx dans le Tour de France
la création du "Café de la Gare" avec un certain... Coluche
le 1er homme sur La Lune
une chanson de S. Gainsbourg chantée par J. Birkin
le dernier album des Beattles (Abbey Road)
le 1er vol du Boeing 747
la 1ère implantation d'un coeur artificiel
Woodstock (le festival! Pas l'oiseau qui accompagne Snoopy... Pffff)
le 1000ème but de Pelé



c'est également la 5ème borne dans le col de Dourgne...




c'est nul, ça n'a ni queue ni tête
autre