"J'ai choisi de vivre heureux parce que c'est bon pour la santé."

Voltaire



19 octobre 2011

Entre Gentlemen

Ça faisait déjà pas mal d'années que je n'avais pas participé en tant que coureur au Gentlemen (CLM par équipe de 2) de Saint Alban. On ne peut pas être partout.

La première fois (en 1993), j'avais couru avec Julien. On avait sorti nos vélos de chrono et les roues arrières "pleines", histoire de mettre un maximum de chances de notre côté. Malgré ma crevaison et un changement de vélo un peu lent, on l'avait emporté à plus de 50km/h de moyenne...

Une autre fois (en 1994), c'est Frédéric qui s'était associé à moi pour disputer ce rendez-vous annuel. Moyenne légèrement inférieure mais victoire mémorable quand même où nous avions donné la coupe de la victoire au plus jeune de l'épreuve...

Je crois me souvenir l'avoir également gagné une autre fois (en 1995 peut être) avec Julien avec un "ville à ville" entre Saint Jory et Saint Alban.

Cette année, point de victoire mais finalement, le même plaisir que les fois précédentes.
Contrairement à ce que pensait mon pote Christian, ce n'est pas pour autant que j'ai du remettre un dossard (et je t'emm....!). En effet, participant à ce Gentlemen trois fois de suite avec peu de temps entre chaque, il était plus simple de compter sur le dossard de mes équipiers que de me prendre la tête entre chaque relais pour intervertir le numéro épinglé sur mon maillot.

Le premier départ s'est donc fait à 10h01 avec Christian; équipe des "Tontons flingueurs" (référence au dernier article de presse auquel nous avions eu droit lors de notre ultime prestation chronométrique (voir ici)). Partis à 8h30 pour s'échauffer (pour de vrai), nous sommes arrivés chauds-bouillants sur la ligne. Toutefois, il ne fallait pas s'attendre à un miracle non plus. On a beau être encore pas trop mauvais rouleurs, on a passé la quarantaine depuis quelques temps et sur un circuit de 7,5km, on manque de tonicité par rapport à des plus jeunes ou encore par rapport à des coureurs. Encore plus si ces jeunes courent régulièrement...
Ouille, ça pique!

Celle de Christian n'est pas mal non plus ;-)

On finit donc 6ème à près de 45km/h de moyenne avec des pulsations qu'on n'a pas l'occasion de voir tous les jours sur nos cardios. 

De quoi être pleinement satisfaits il me semble. Surtout que les 5 premières équipes avaient sorti le matériel "officiel". Sans regrets donc.

Treize minutes après mon arrivée, je m'élance une seconde fois. Avec Romain cette fois-ci. La "Cream Team" est prête. Pour avoir passé 5mn de mon temps de récup à bricoler la chaîne de mon 3ème équipier parce qu'elle menaçait de jouer les filles de l'air, j'avoue que j'arrive sur la ligne, certes chaud, mais encore un "peu toxiné". 
Romain assure le premier relais. Dans sa roue, ça me va. Les relais sont propres et ça roule bien. Seul le vent d'Autan a l'air de souffler un peu plus fort et le retour est difficile. 11mn01 plus tard (seulement 19s de plus qu'avec Christian), à 43,5km/h de moyenne. Plutôt pas mal non plus.
Ouille, ça pique 2, la revanche!

L'acte III se fait avec Florian. Déçu de ne pas avoir pu le faire avec son grand frère (c'était prévu pendant que je pédalais avec l'autre vieux con) à cause de sa chaine, il est quand même heureux de représenter l'équipe "Bart et Homer". Moi aussi.
Évidemment, je vais rouler moins vite qu'avec mes deux précédents équipiers car Florian ne prend sa première licence que ces jours-ci; il faut un début à tout. N'empêche, faisant preuve de beaucoup de volonté et très joueur (il m'a fait le panneau à l'entrée du village au retour!), il m'a régalé. 
On finit peut être 24ème (sur 41 équipes) à 3'07 des premiers mais on est déjà à plus de 36km/h de moyenne! Plus que correct pour un débutant.

Une très belle matinée d'automne donc, avec beaucoup de plaisir(s). On en veut d'autres même si ça pique un peu dans les cuissots...

On est venu, on a couru, ça nous a bien plu.

12 octobre 2011

Roc venteux, Roc heureux

Une fois encore, ce Roc d'Azur 2011 aura été un grand moment pour moi. Comme on dit ailleurs: "je suis fan" ou encore, "J'aime".

Vent... dredi!
Pourtant, tout avait plutôt mal commencé. En effet, dans la nuit du jeudi au vendredi, un vent violent s'est levé (moi aussi mais pour des raisons liées à ma vessie). Les palmiers ne faisaient pas les fiers. Et pas seulement eux. En arrivant sur le site du Roc d'Azur, on se retrouve nez à nez avec la police locale qui est en train d'évacuer le salon! Des tentes s'envolent, la vache Milka s'est orientée vers la mer et menace de finir son week end en Corse; bref, c'est un peu la panique. Les stands extérieurs à base de toile sont démontés et on fixe le reste au sol comme on peut. 
Une fois encore, je plains les gens légers...

Petit souci de logistique non négligeable à ce moment de la journée, Joël (collègue et partenaire de rando) a son vélo dans le stand Culture Vélo et le mien devait m'être prêté par Lapierre. L'accès aux stands étant interdit, on se retrouve comme deux idiots avec nos dossards mais sans vélo.
Je veux bien courir un peu à pied mais 42km, je trouve ça un peu long...


La mort dans l'âme et un peu résignés, on regarde les gens s'élancer par vagues (normal, on est au bord de la mer...) dès midi. On s'avale un sandwich (faut pas déconner avec l'hypoglycémie!) en se demandant ce que l'on va pouvoir faire de notre après midi; pas de vélo, pas de salon et les rafales de vent (et derrière) qui nous amènent de la poussière (entre autres), ça limite un peu nos ambitions.

Vers 15h, ça s'agite près des barrières. La sécurité laisse passer un peu d'exposants pour récupérer les effets personnels sur les stands. Joël part "en mission" récupérer les VTT! Heureusement, Stéphane (un autre collègue) a pris son vélo (il est là pour le boulot mais il s'en sert pour se déplacer plus facilement entre l'hébergement et le salon) et surtout, il fait la même taille que moi et a les mêmes pédales (ça, encore, je me serais débrouillé).

15h25, Jojo et moi sommes prêts. Sans dire au revoir et sans demander notre reste, on s'élance sur le parcours près de 3h30 après le départ officiel! Autant dire que nous ne serons pas gênés tout de suite dans les chemins.
Pas plus aux ravitaillements d'ailleurs puisque les "motos balais" sont devant nous; pour le moment...
 
Ceci dit, avec un "peu" de réserves, ça nous permet d'avancer quand même et d'avoir droit à ces magnifiques paysages entre cailloux et Grande Bleue...

Nos ombres s'allongent déjà...
Temps final!
Finalement, après 3h40 de balade (selon ma peau lisse et 19h03 selon l'organisateur...), nous rejoignons la base nature de Fréjus, histoire de récupérer notre t-shirt "Finisher". Franchement, j'aurais préféré celui de "Starter"!


Pour éviter une transhumance précoce, la vache Milka a été dégonflée.

Ça me dit... bien.
Le samedi, on a du temps à rattraper. Le salon est ouvert et le Père Noël a mis des jolis joujoux partout sur les stands.
Là aussi, tout augmente! La tendance fait que les roues de VTT sont en train de passer de 26 à 29 pouces. 3 pouces (7,62cm) qui font la différence en terme de rendement et de franchissement d'obstacle. Ça pourrait ressembler à une mutation sérieuse dans l'industrie mais finalement, ça ne fait que confirmer le fait que les "anciens" ne mettaient pas des roues de poussette aux charrettes. Pas cons les anciens!
Ce que je constate aussi, c'est que la draisienne fait beaucoup d'émules. En effet, ce "vélo" d'enfant sans pédales permet à l'enfant de développer son équilibre (chose essentielle) avant d'apprendre à pédaler. Les "riders" sont de plus en plus jeunes et c'est vraiment un régal de les voir "tracer", (presque) comme les grands.

Pendant que certains s'adonnent au cross country, d'autres ont des envies plus aériennes...

 

Les catalogues tu ramasseras et où tu pourras, tu les mettras.
Sous la selle, ça fait moins mal qu'ailleurs...

"Jaune & joli"

Un "pneu" de soleil, ça fait du bien...

Pour éviter le coup de pompe, c'est assez gonflé

Look différent

Fixie Peugeot cuivré

Mr Gary Fisher (un des pionniers du VTT) retrouvant avec joie un de ses "vieux" vélos...


Etc, etc... Le mieux étant encore d'y aller l'année prochaine si vous voulez en voir plus...

Di... manches finales.

Après une vingtaine d'épreuves différentes (rando, street, enduro, tandem, enfants, etc...), le dimanche matin a lieu l'épreuve reine. Elle regroupe les meilleurs coureurs mondiaux mais également les cyclosportifs du VTT (souvent avec le même esprit que leurs homologues routiers...). Pour les grosses cylindrées, c'est souvent l'ultime occasion d'inscrire son nom au palmarès, tout en sachant qu'il s'agit certainement (médiatiquement parlant) de la course à gagner si vous avez raté votre championnat du monde! C'est dire.



Cette année, c'est l'allemand Moritz Milatz qui sera sacré devant le double tenant du titre, Christophe Sauser.

Jolis boudins, non?



Après ça, on s'envoie en l'air du côté des rampes de lancement. Ça va haut, très haut!
Et heureusement, lorsque le rider descend plus vite que son vélo, il y a rarement (au moins ce jour-là...) de la casse. Les réceptions hasardeuses où l'entrejambe vient taper le dessus du cadre sont appelées ici des "tapenades", puisque l'on a tendance à "écraser de l'olive" (dixit le speaker)...

En fin de journée, la vache Milka a repris un peu de poil de la bête mais j'avoue qu'en lui faisant le bouche à bouche, je n'ai pas pu aller plus vite. Déjà qu'un matelas pneumatique, ce n'est pas évident!

On a beau dire mais le Roc d'Azur, c'est quand même un:


Clin d’œil à un autre rendez-vous incontournable...


Et comme nous, l'année prochaine, n'hésitez pas et venez à plusieurs...

04 octobre 2011

Pélerinage annuel

Allez, c'est parti!
Dans 48h, c'est direction le Roc d'Azur...


Si vous aviez l'intention de regarder sur Google Earth où se situe Fréjus, vous vous apercevrez que la photo satellite a été prise un de ces merveilleux week ends où les passionnés de vélo ont rendez-vous! Dingue, non?



Bien évidemment, comme d'hab, vous trouverez ici un résumé de mon expédition dès que possible...