"J'ai choisi de vivre heureux parce que c'est bon pour la santé."

Voltaire


"Le plus fort n'est pas celui qui arrive le premier ; c'est celui qui profite le plus de ce qu'il fait."

Kilian Jornet



04 août 2017

Vacances, j'oublie tout...

... ou presque !

Mais, ce qui est sûr, c'est que je n'oublie pas de pédaler. Faut pas déconner non plus.

Pour cette première partie de vacances, c'est vers la Bretagne puis la Normandie et enfin, Paris, que nous promenons le camping-car. Si la météo est sympa, ça peut le faire.
Le soleil et le ciel bleu ont répondu présent, au moins en Bretagne, histoire de confirmer le dicton "En Bretagne, il ne pleut que sur les cons !". Du coup, j'ai quand même pris mon imper.

Arrivés dans le Golfe du Morbihan pour la première nuit, nous trouvons les premiers dolmens...

Il est trop tard pour pouvoir aller plus loin car la marée monte et, comme indiqué, la route disparait. Tant pis, ce sera pour une autre fois. Comme Gois, faut se méfier...

Dès le lendemain matin, nous arrivons sur la Presqu'Île de Quiberon. Et on n'attend pas bien longtemps pour descendre les vélos. C'est parti !
Et de suite, on est dans l'ambiance. On longe la face ouest, escarpée à souhait, avec des falaises comme on les aime.



En direction de Carnac (rien à avoir avec les chaussures...), on double un joli "bricolage" maison.

On parle beaucoup de ces fameux alignements de menhirs mais franchement, rien d'exceptionnel. Des gars costauds ont joué avec des cailloux et puis c'est tout. Ne faites pas le déplacement que pour ça.


Nom d'une pipe !

On finit cette première balade bretonne par la face ouest de la Presqu'Île de Quiberon et franchement, il y a pire...
Comme c'est le 14 juillet, on va voir les pétards sur le port. Tous les prétextes sont bons pour reprendre les vélos.


Le lendemain, on entre dans une autre dimension. On prend le bateau (avec les vélos, évidemment !) en direction de Belle-Île. Et là encore, le soleil est de la partie. Cool.


Belle-Île est un plateau bordé en grande partie par des falaises abruptes, surplombant la mer. On s'y croirait...

Franchement, les criques et la couleur de l'eau n'ont pas beaucoup à envier à la Corse hormis, peut-être, une dizaine de degrés...



Le port de Sauzon




Euh, dis-donc, tu ne serais pas en train de faire du gravel à l'insu de ton plein gré ?



Elle n'est pas jolie cette plage ?

Par contre, méfiez-vous, quand vous descendez du plateau pour rejoindre le bord de mer, les forts pourcentages (parfois plus de 15%) des routes peuvent parfois surprendre...

Le lendemain, ce sera un passage par la Pointe du Raz (les souris dansent...) mais à pieds. Joli quand même !


Il n'a pas freiné assez tôt, pas de bol(s) !

On finit la route en allant nous poser à Morgat, sur la Presqu'Île de Crozon, cette petite croix sur la carte, dans les bras ouest de la Bretagne.
Au premier abord, ça ne nous semble pas exceptionnel. Sans doute la fatigue de la route. Le lendemain matin, dès les premiers tours de roues, il en est tout autrement...

On a vraiment l'impression d'être chez Astérix. Les maisons de granit et leurs magnifiques hortensias sont une invitation à la découverte.

J'avais tracé ce parcours sur Openrunner avant de partir mais on ne sait jamais ce que l'on va trouver en vrai. Ici, on alterne les chemins (75%) avec les petites routes. Un régal. Certains appellent ça du "gravel", nous, on préfère juste le terme "vélo". De toute façon, pour citer le sage Elian C. : "Le vélo est ce que l'on en fait..."








Oui, je sais, à force, ça peut énerver...




Petite précision quand même à celles et ceux qui diront : "pas chié de faire porter les sacoches à Madame !". Je rappelle que la miss est électrifié (contrairement à moi, plutôt à la masse...) et qu'avec 250 watts de plus (au total) que moi (soit une des mes jambes de la grande époque), elle peut bien avoir quelques handicaps qui, finalement, n'ont pas l'air de trop la perturber dès que la route s'élève. Contrairement à d'autres, dont je fais partie...

Ce paradis, presque perdu, vaut vraiment son pesant de galettes (ou de chouchen, c'est selon...) et si vous avez l'occasion de vous y aventurer, foncez !

Notre escapade armoricaine nous conduit alors sur la côte nord, beaucoup plus à l'est (on ne peut pas tout faire), vers le Cap Fréhel et Dinard.

 Le Cap Fréhel, paradis des oiseaux
(moins glamour, le blanc, c'est du caca...)

 La plage de Dinard


De l'autre côté de la Rance, Saint Malo...


Le lendemain, c'est donc tout naturellement que nous parcourons la Côte d’Émeraude, entre Saint Malo et Cancale.








 




Au loin, le fameux Mont...


Et voilà, c’en est fini de la Bretagne et une fois le Couesnon passé, c'est la Normandie. "Ma" Normandie, que je suis venu revoir...

Et la première chose que l'on voit en arrivant dans ce sens, c'est le Mont Saint Michel.
C'est une belle piste cyclable de 9km qui nous y amène.


La marée monte vite...




Ça fume le cigare par ici...

Nous repartons du Mont en passant par l'est. Nous accédons aux prés-salés où trainent, et paissent, les moutons éponymes.

Allez, encore en train de faire du gravel !

Nous quittons alors la mer et entrons dans les terres. Nous allons jusqu'en Suisse Normande, du côté de Pont d'Ouilly, dans la Vallée de l'Orne.
C'est vert. Faut dire que ça arrose régulièrement...








J'aime autant remplacer le T par un P... 






Heureusement quand même qu'on était là pour montrer à quel point ce coin de France est beau (encore un !) parce que la grande parade de juillet l'a évité.
Et pas rancuniers, puisque le Tour de France n'est pas venu à nous (et pourtant, il a essayé en partant de Blagnac), c'est nous sommes qui sommes allés au Tour de France. Et sur les Champs Elysées, s'il vous plait !

Un matin de juillet, au petit déj, Véro arrive avec le sourire et me dit : "je roule sur les Champs Elysées, le même jour que les pros !"
N'ayant jamais pris de substances hallucinogènes et, de par le fait, ne pouvant pas en laisser trainer, je me demande bien quelle mouche l'a piquée à l'insu de son plein gré... En fait, elle s'est inscrite à l'opération "2024 femmes sur les Champs", organisation faisant valoir la volonté de la France d'organiser les Jeux Olympiques en 2024 (depuis, on sait à quel point ça a été efficace) et a été toute surprise, quelques minutes après de recevoir son accréditation. 2024 filles vont donc défiler (ce n'est pas une course) sur le circuit final de la Grande Boucle; et Véro fait partie du peloton !
Nous nous posons au camping de Champigny sur Marne, derrière les Guinguettes. Ce camping n'est qu'à une quinzaine de kilomètres des Champs, on les fera à vélo, en passant par Vincennes.

A Paris, à vélo...


Nous avons retrouvé Chris; il y a "pire ami de"...

Ouille, ça pique !

 


On pose Véro près du Grand Palais où a lieu le départ et nous fonçons près de l'Obélisque pour voir passer les filles. 2024 selon l'organisateur mais à mon avis, il devait y en avoir beaucoup plus...

C'est la FDJ qui fournit les maillots. Une manière d'en avoir un peu plus que dans l'équipe qui finira le Tour cette année...

"Elle fait du vélo"

La veille, nous avions appris avec joie que les copains avec lesquels nous étions descendus l'année dernière à Porto, nous faisait bénéficier des Pass VIP Club Tour de France que David Moncoutié avait récupérés via Vittel ! Merci #lafamille !

Nous sommes dans le dernier virage à 350m de la ligne. Y a pire.

Nous sommes aux premières loges pour voir la caravane puis les coureurs.



Et le Tour de France, ça finit toujours avec du champagne...

Après une pizza avec Pascal, nous rentrons tard dans la nuit, sous une pluie battante. Ça fait toujours des souvenirs.

Ainsi s'achève notre première partie de vacances car dès le lendemain, Chris et moi, sommes de passage sur les Pros Days (salon pour les pros du vélo) pour affiner notre projet qui mûrit doucement mais sûrement...

Allez, bonnes vacances à ceux qui y ont droit, pensez à rouler un minimum mais surtout, n'oubliez pas de prendre du plaisir !