"J'ai choisi de vivre heureux parce que c'est bon pour la santé."

Voltaire



08 septembre 2014

Et 1 ! Et 2 ! Et 3 vélos !

Eben Weiss a écrit dans "Bike Snob" : "Les vélos n'ont pas d'âme. (...) Car dès le moment où vous commencez à attribuer une âme à votre vélo, vous le traitez comme un être vivant. Vous le choyez, vous lui accordez toute votre attention et vous finissez par avoir peur de l'utiliser."
 
A partir de ce moment là, il est encore plus facile de leur trouver un successeur. Depuis quelques années, j'ai donc pris l'habitude de changer régulièrement mes vélos principaux. Mais cette année, hasard du calendrier, des disponibilités des modèles, ce n'est ni un, ni deux mais trois vélos d'un coup ! Rien que ça.
 
A commencer par le vélo de route.
Je roule sur un Cannondale Supersix Evo HM (d'abord en Ultegra Di2 en 2013 puis en Dura Ace mécanique en 2014) avec un tel plaisir qu'il me semblait normal de reprendre le même modèle. Tellement pareil que le modèle 2015 ressemble beaucoup au modèle 2014. La ressemblance est tellement frappante qu'au jeu des 7 différences, je n'en ai trouvées que 4 ! Et elles sont seulement d'ordre cosmétique (du blanc remplacé par du vert ou encore, du vert remplacé par du bleu) car pour ce qui est des composants, on n'a rien changé. Pourquoi changer une équipe qui pourrait gagner ?


Et sur le coup, c'est mon copain Christian qui va rouler avec le précédent. Ça fera un peu plus "team" quand on roulera ensemble ...

Ensuite, ce fut le tour du VTT. 
Toujours chez Trek, toujours de l'alu pour le Fuel EX et toujours des roues en 29 pouces (pourquoi, il existe une autre taille ?). Par contre, là où ça change pour de vrai, c'est au niveau de la transmission. Anciennement sur un groupe Shimano XT, pour ma monture 2015, j'ai fait le choix d'une transmission Sram en mono-plateau. Ça peut faire peur au premier abord mais à l'utilisation, étant proche des développements mini et maxi que l'on trouvait sur le double, c'est vraiment plus simple avec une unique manette à droite. Et avec 11 pignons derrière, étagés de 10 à 42 dents, il y en a pour tous les dénivelés.

En même temps, j'ai déjà eu un vélo en mono-plateau. C'était en 1987 sur mon vélo de chrono, j'avais alors un 54 dents mais 6 pignons sur la roue-libre ...

Enfin, c'est mon CAADX, vélo de cyclocross/utilitaire qui se voit remplacé. 
Au départ, je n'avais pas forcément prévu de le changer mais j'avoue que les freins à disque me faisaient déjà de l’œil depuis l'année dernière. Quand il pleut ou quand les sacoches accrochées au porte-bagage, sont pleines, ça apporte un gain de sécurité non négligeable par rapport aux freins cantilevers (ancêtres des V-brakes). Et là aussi, je passe à 11 vitesses derrière.

Voici mes nouveaux joujoux (en plus de ma collection historique, visible chez Culture Vélo à Blagnac), il n'y a plus qu'à aller rouler.
 
Pour autant, en 15 jours, le Supersix a déjà fait 368km, le CAADX, 175 et le Fuel EX a 108km au compteur.
 
PS : je ne suis pas dingue (quoique ...) au point de calculer le kilométrage de chaque vélo ; c'est Strava qui le fait pour moi.
 

01 septembre 2014

En août, sors de la route !

Même si cette année, on aurait aussi pu dire "garde ta moumoute !" ou encore "évite les gouttes !"

Un mois d'août plus proche d'un mois d'avril mais quoiqu'il en soit, il en faut plus que ça pour m'arrêter de pédaler ...
Du coup, c'est avec les vélos que nous sommes partis en vacances sur la côte ouest supérieure. L'occasion de faire "quelques" photos avec vue sur l'Océan Atlantique ; entre autres.
Cette fois-ci, j'ai choisi mon vélo de cyclocross, plus polyvalent avec ses gros pneus passe-partout et son porte-bagage, toujours prêt pour accrocher les sacoches.

Avec une halte de quelques jours près de La Rochelle, nous avons donc commencé par un tour de l'Île de Ré. Un peu plus de 70km faits sous le soleil pas vraiment brûlant. Pas grave, c'est très joli quand même et d'une manière, de réinventer le cyclotourisme en faisant fi de la moyenne ou du chrono. C'est beau, on en profite !

 Ça marche à la baguette !

 C'est au pied du mur ...


Quelques jours plus tard, nous sommes remontés un peu plus vers le nord, quitte à croiser des ours blancs. Et c'est exactement à Pornichet que nous nous sommes arrêtés (merci Solange et Robert !). 
Pas tout à fait la Bretagne (depuis 1925) mais le décor donne déjà un avant-goût de l'Armorique ...

Le matin, je pars pédaler à l'aube mais le 2ème jour, de 14° en bord de mer, la température devient rapidement fraîche au fur et à mesure que j'avance dans les terres.

J'ai mis les manchettes mais j'ai les jambes à l'air (c'est l'été, non ?) et j'avoue que ça pique un peu. Il ne fait pas bon s'arrêter (j'ai d'abord pensé à la prostate mais c'est vrai que quand on ne transpire pas, faut quand même éliminer) sous peine de repartir transi. Et si le transi s'tord ...

Je vais ainsi sillonner le coin en solo le matin et en famille l'après midi.
Pour l'occasion, j'ai mes pédales et mes chaussures de route le matin mais l'après-midi, je passe aux pédales et chaussures de VTT, plus pratiques pour marcher et visiter un peu. A y être ...


Le GR qui longe les falaises entre Saint Nazaire et Le Croisic est magnifique. Seul hic, il est interdit aux vélos. Trop de piétons. Sauf si on arrive tôt le matin, avant eux.
Et là, franchement, avec le vélo de cyclocross, c'est vraiment top.

Un matin, je fais même une petite incursion en Bretagne et me retrouve sur la piste cyclable "Vélocéan" qui longe toute la côte. Excellent.



Très joli coin (coin) !


Le Croisic vu depuis Pen Bron

 Deutsche qualitat !



 Face à la mer ! ♪


Tout ce sel, ça me fait "marais" ...

En tout cas, si la météo est clémente, c'est une très jolie destination que je conseille vivement à tous ceux qui aime le grand air ...

PS : Il s'agissait des derniers kilomètres de mon CAADX en ma compagnie. Son successeur est déjà là et fera l'objet d'un prochain billet ...

04 août 2014

En juillet, évite de te mouiller !

Malgré le fait d'être dans le sud de la France (si, quand même ...), il faut avouer que ce mois de juillet aura été assez humide.
Pas de longues pluies incessantes comme celles qui ont bercé ma jeunesse normande, mais de vigoureux orages qui font qu'en ce début août, la Garonne, plutôt frêle à pareille époque, a encore une hauteur impressionnante.

Du coup, le cycliste que je suis, a du viser entre les gouttes. Ou pas.
Pas grave, je ne suis pas en sucre. C'est frais le matin, ça mouille parfois mais une fois encore, je ne jure que par les garde-boue de mon vélo de cyclocross qui, j'en suis persuadé, me protègent d'au moins 50%. La route mouillée étant plus désagréable que la pluie directe. Le textile d'aujourd'hui étant vraiment au top.

Du coup, voici en quelques clichés, mon activité juillettiste, avec le Tour de France en fil rouge.

Vu à la rando FFCT de Grenade, ce à quoi je ressemblerai certainement dans "quelques" années ...
J'ai déjà la sacoche mais pas les chaussettes !

Lorsque mon avion en croise un autre :

"Céréales" killer !



Détour par Carcassonne, le 14 juillet. En attendant d'allumer le feu ...

Bord de Canal Latéral à la Garonne (prolongement nord du Canal du Midi) au petit matin :


Champêtre :

Parce que les range-vélo, ça me botte :

Sortie aveyronnaise presque pas humide, avec mon champion (de Marche Athlétique) de filleul, Adrien :

Et pour finir, quand juillet se retrouve dans l'ombre d'août ...

En quelques chiffres, j'ai parcouru 1376km, me classant ainsi 6603ème sur les 132754 participants au Challenge Strava "July MTS" de par le monde (le premier, un Norvégien, ayant parcouru 6276km en 41 sorties ...) ou encore, 222ème sur les 2979 inscrits en France.
Mais finalement, en y réfléchissant bien, malgré tous ces chiffres, j'aime me rappeler la phrase de Kilian Jornet : "Le plus fort n'est pas celui qui arrive le premier ; c'est celui qui profite le plus de ce qu'il fait."
 
Maintenant, place aux vacances, avec certainement à venir, des photos de la côte atlantique (partie supérieure.).

A bientôt pour de nouvelles aventures cyclistes ...

30 juillet 2014

C'est l'heure de le Péraud !

Voilà, le Tour de France est fini ; mais quel tour !
Tour magique mais surtout, tour de force des "petits" français.

Alors, évidemment, j'avoue avoir eu une préférence pour Jean-Christophe Péraud. Forcément.
Je ne vous refais pas son histoire (d'abord parce que je n'étais pas là au début) qui va du VTT à la route, avec une maitrise inouïe dans les 2 cas.
Et puis son histoire, depuis 3 semaines, les médias l'ont faite en large et en travers, fallait écouter.

Non, ma version des faits, c'est de croire que les "choses" vont mieux parce que Jean-Chris a été à la même cantine que David Moncoutié (qui lui, peut avoir des regrets en étant né trop tôt et n'avoir pas eu le palmarès qu'il méritait).
C'est sûr que cette année, l'éviction rapide de deux des prétendants au titre a changé beaucoup de paramètres. Il n'était plus nécessaire à Nibali de tout faire sauter dans la montagne, il "suffisait" de gérer.
Peu importe, c'est la course. Encore fallait-il être à l'avant et y rester.

Jean-Chris a maitrisé son sujet, du début à la fin même si une crevaison lors de l'étape des pavés, une autre au CLM final et une belle gamelle sur les Champs Elysées, n'ont jamais entravé son sens du devoir.
Son envie de bien faire et surtout, même s'il ne s'étendra jamais plus longtemps sur le sujet, on peut faire un podium du Tour de France à l'eau claire.
Les contrôles plus pointus ont aussi réduit l'écart (Oui, jeu de mots ! Je remets 10 balles dans le nourrain !) et ainsi permis de voir de belles choses : la 3ème place de Thibaut Pinot lui permettant de revêtir également le maillot blanc du meilleur jeune, la 6ème de Bardet, autre jeune pousse prometteuse. La victoire d'étape de Blel Kadri, autre toulousain, ou encore Tony Gallopin accédant à une éphémère tunique suprême et déchu, allant chercher une superbe victoire d'étape, la victoire finale par équipe d'AG2R, etc ...

Donc oui, c'était beau et on en redemande, même si ça ne sera certainement pas facile de rééditer un tel exploit.
Tant pis, ça, c'est fait et tout ce qui est pris n'est plus à prendre.
En 1998, lorsque la France remportait la Coupe du Monde de foot, Thierry Roland (je ne lui jette pas LE Pierre ...) avait dit : "Après ça, on peut mourir ...".
Je n'en suis pas là et bien au contraire, quand je vois un tour comme ça, j'ai envie de dire : "Après ça, on peut revivre ...".

Merci à tous ces acteurs du mois de juillet qui ont (bien) fait tout ce qu'il fallait pour que le spectacle soit complet et crédible.
Merci Jean-Chris, on arrose ça où et quand tu veux. Je suis capable de venir à vélo en avouant une préférence pour rejoindre Cornebarrieu plutôt que Lyon !
Et je ne t'envoie même pas la facture des Kleenex que j'ai utilisés samedi soir ...

13 juillet 2014

Biorythmes

Autant je suis plutôt cartésien, autant je vais vous parler des biorythmes. 

Un jour de décembre 1989, mon père me dit qu'il a quelque chose à me montrer. Le connaissant alors depuis 20 ans, je me méfie. Une de ses nombreuses idées m'a fait faire (mais gagner) un championnat régional sur piste avec casque profilé "maison" ... plein de poils de chien. Mais ça, c'est une autre histoire dont je vous ferai part une autre fois.

Cette fois-ci, point de chose vélorutionnaire mais un constat sur mes 4 premières années de compétition. Il vient de se plonger dans le calcul, à la main, des biorythmes et a fait le parallèle avec mes courses. Un certain Francesco Moser s'en est même servi pour s'attaquer à son record de l'heure !

Réels ou pas, toujours est-il que jusque là, après coup, force est de constater que ça s'est très souvent révélé exact. J'avoue qu'aujourd'hui, il m'arrive souvent de vérifier après et franchement, ça leur donne souvent raison. Hasard ?

Il existe donc plusieurs biorythmes. 


Le physique, qui a une fréquence de 23 jours, l'émotif revient tous les 28 jours et enfin, l'intellectuel, c'est tous les 33 jours (oui, je sais, pour certains, ça semble tellement plus long ...).
Les biorythmes sont calculés à partir de la date de naissance et progressent avec leur propre fréquence, de manière sinusoidale.

A partir de là, il faut se dire une chose : on ne peut pas les décaler. Tant pis. En revanche, on peut s'organiser en fonction.

Concrètement, il vous arrive parfois de vous dire qu'il y a des hauts et des bas ; que des fois, vous n'arrivez pas à vous concentrer ; que l'autre jour, vous étiez trop en forme mais que ça n'a pas duré ; ou encore, que cette fois-ci, vous n'avez pas mis trop de temps à vous décider. Et si ça venait des biorythmes ?

Pour le biorythme physique, c'est assez clair. S'il est en haut, vous êtes au top et si vous êtes en bas, vous vous sentez moins fort. Avouez que ça arrive ?
Par contre, si vous n'êtes pas tout à fait en haut, il vaut mieux être en phase descendante que ascendante. 
Exemple pour les sportifs (et sportives) : si vous avez un plan d'entrainement avec une grosse charge de "travail", vous fatiguerez plus vite (et récupérerez moins vite aussi) en phase basse.
Il est évident que par rapport à une date donnée (une compétition par exemple), il faut aussi s'organiser en fonction. A bon(s) entendeur(s) ...

Pour l'émotif, j'ai mis plus de temps à comprendre. C'est avec Maryline (certainement plus cartésienne que moi, de par son métier de médecin) que la lumière fût..
En fait, si vous êtes en haut de la courbe, vous êtes plus sensible à votre environnement. Quand vous êtes en bas, vous êtes dans votre phase "même pas peur !"
Exemple concret sur un parcours VTT où vous passez régulièrement, il y a un endroit où parfois, vous descendez du vélo parce que "vous ne le sentez pas" alors que 15 jours avant, vous êtes passé sans freiner.
Autre exemple : certaines fois, il pleut dehors et vous n'avez pas envie de vous lever alors que 2 semaines avant, vous avez fait 3 heures sous la pluie battante, sans arrière pensée. Convaincu(e)s ?

Pour l'intellectuel, j'ai moins d'exemples. Manque d'habitude.
Sérieusement, il arrive qu'on prenne des décisions rapidement, "sans réfléchir". Combiné à l'émotif, ça peut vite faire gagner (ou perdre) une course.

Idéalement, c'est d'être au top physique (100%), au top intellectuel (100%) et au minimum émotif (0%). Seul "détail", ça n'arrive que tous les 58 ans !
En revanche, à quelques pour-cents près des maxis ou des minis, on y a droit plusieurs fois par an. Profitez-en !

Vous trouverez pas mal de sites sur internet pour les calculer mais sachez qu'il existe aussi des applications pour smartphone, pour les emporter partout avec vous.
Mais ne désespérez pas si votre prochaine échéance ne tombe pas idéalement. Quoiqu'il en soit, l'entrainement fait en amont vous apportera toujours la meilleure base. 

Tiens, pour info, je viens de regarder (je ne l'avais pas fait avant) mais pour mon pèlerinage à Notre Dame des Cyclistes, j'avais mon biorythme physique à 99.88%, l'intellectuel à 97.25% et l'émotif à 4.95% ...

01 juillet 2014

En juin, ne change rien !

Je vous avoue franchement, je n'ai pas vu passer le mois de juin. Nous voici déjà en juillet alors que la Randorallye de Nauviale vient juste de se terminer. Un truc de dingue. 

Bien évidement, j'ai continué à pédaler. Plus qu'en mai c'est vrai, mais pas plus que d'habitude.
Afin de toujours profiter de cette forme qui, il faut le reconnaitre, s'étiole au fil des années (ben si, quand même...), je continue méthodiquement à augmenter mon activité mois après mois. Plus la préparation est linéaire et patiente, plus elle est durable. Du coup, j'essaie de m'y tenir pour que tout soit plus facile, au fur et à mesure de mes sorties...

Quand je reprends les kilométrages parcourus depuis le début de l'année (année cycliste s'entend car après une coupure habituelle en novembre, je reprends "doucement" en décembre), c'est flagrant. Ainsi, j'ai donc parcouru 525km en décembre, 745 en janvier, 1026 en février, 927 en mars, 1079 en avril, 1301 en mai et enfin, bien aidé par mon Pélerinage à Notre Dame des Cyclistes, 1538km en juin. 


Grâce à Veloviewer qui permet une multitude d'analyse de tout ce que l'on peut mettre sur Strava, je me suis amusé à faire cette "roue d'activités" pour le mois de juin :

On y retrouve les jours, les distances, les profils et la carte des routes parcourues. J'adore !

Du coup, ça me donne un semestre (je ne compte plus décembre puisque c'était en 2013) à 6616km en un peu moins de 250h. Pour ceux qui auraient oublié que V = D/T (vitesse moyenne = distance / temps), ça fait moins de 27km/h de moyenne ... Alors arrêtons d'entretenir une fausse légende, je ne roule pas si vite que ça. Pas tout le temps du moins.

Et entre nous, n'est-ce pas le meilleur moyen d'en profiter ?

Allez, je vous laisse, je pars rouler ...


17 juin 2014

Pélerinage à Notre Dame des Cyclistes

Il parait que l'avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt. C'est possible. En tout cas, je ne sais même pas si ça a été prouvé...
Pour autant, en ce dimanche matin, je sors mon vélo et m'élance de la maison à 6h03 précisément.
L'objectif du jour est "simple" : rejoindre la chapelle de Notre Dame des Cyclistes, dans les Landes, à 150km de la maison ; et revenir.

Je ne suis pas spécialement croyant dans le sens liturgique mais je crois toutefois en pas mal de trucs, même si ce n'est pas toujours catholique. Du coup, cette petite chapelle me plait bien, ne serait-ce que pour ce qui est écrit aux pieds de Marie, la petite statue qu'on trouve devant...

Je récupère David R. au bout de la rue. En ce jour de Fête des Pères, il souhaite rentrer tôt et du coup, est venu m'accompagner jusqu'à Beaumont de Lomagne. 
Guillaume n'est pas du voyage, malade. Une autre fois.
On s'est levé tôt mais visiblement, le vent ne s'est pas couché ! Il est de face et du coup, la température, déjà fraiche (12°), est accentuée. Il gène aussi un peu pour avancer mais ça reste raisonnable. 
Nous arrivons à Beaumont de Lomagne à 7h30. Remplissage du premier bidon sous l’œil de la lune, plus trop pleine non plus.

David prend alors un autre chemin et je continue ma route, trouvant assez rapidement de forts pourcentages.
C'est très vallonné et c'est quand même très joli. Quand je pense à ceux qui disent que quand c'est "plat, c'est beau"...


Photo prise depuis Cumont (non, ce n'est pas du verlan...).

Je passe ensuite par Saint Clar puis arrive à Lectoure à 9h, sous un soleil magnifique mais un fond d'air toujours aussi frais. 

La Route du Sud part d'ici dans quelques jours. Sans tomber dedans, j'ai vu les panneaux. Route du Sud peut être, mais il s'agit pourtant du seul Lectoure de France ...
Le vent ne s'est pas vraiment calmé. J'étais parti sur une base de 25km/h de moyenne, et avec 75km (le 1/4 du périple) en 3h, comme le fakir, je suis dans les clous.

Arrive ensuite Condom. Deuxième pause bidons.
Dans ce creux, je ne sens quasiment plus de vent. On y est visiblement bien protégé ...
Sur la place, je rencontre les 3+1 Mousquetaires.

A Condom, c'est également jour de marché. Ça sent bon les viennoiseries, le pain chaud, les fruits du jardin ; bref, le bonheur est dans le frais...
Les routes du Gers ne sont qu'une succession incessante de talus abruptes. Il ne faut jamais s'enflammer sous peine de le payer à court terme. A chaque fois, plutôt que de monter debout, je préfère me rasseoir sur la selle en mettant un pignon plus grand. Comme quoi, ça m'arrive d'être raisonnable. Pas vraiment le choix non plus.

En arrivant à Montréal, j'ai des doutes. Aurais-je été trop loin ? Non, si j'avais traversé l'Atlantique, je m'en serais quand même rendu compte.

J'ai alors une pensée pour FX et Philippe qui nous avaient accompagnés lors de notre périple à Whistler.

A Barbotan les Termes, 10km avant d'arriver, Véronique me rattrape (en voiture...). Quel timing ! A midi pile, je passe le portique officiel. Même pas mal !

Sérieusement, je me sens relativement frais. C'est vrai que depuis un peu plus d'un mois, dans l'optique de ce défi, j'ai fait de longues sorties et que finalement, 150km, ça devient presque facile. La différence aujourd'hui, c'est que je les ferai deux fois dans la même journée...

C'est donc l'heure de la pause pique-nique. Je me lave et remets des habits secs et propres. Petit repos de presque deux heures.

La chapelle n'ouvre qu'à 15h ; je n'attends pas, d'autant que j'y suis déjà rentré plusieurs fois par le passé. Puisque Véro a largement le temps de me rattraper, elle attend donc que les portes s'ouvrent pour visiter ce lieu proche d'un musée...

Les 10 premiers kilomètres du retour se passent très bien. En revanche, une fois Barbotan passé, ça se complique. Le vent a un "peu" tourné depuis ce matin. Je l'ai de côté et très souvent gênant. Pas cool.
Jusqu'à Lectoure, c'est même galère. Véro m'y attend et ne me trouve pas bonne mine. Moi non plus. En même temps, je suis à 225km depuis ce matin...
Je mange, je bois en sachant qu'après, la route s'oriente un peu vers le sud-est, ça devrait aller mieux. Et ça l'est. Je me refais une santé. Je passe Saint Clar mais prends une autre route que celle du matin. Moins lassant. J'arrive assez rapidement dans la vallée de la Gimone (entre Auch et Montauban).
A partir de là, je connais bien les routes et je sais où sont les difficultés. Ça aide.

Je monte rapidement la côte de Faudoas et en arrivant à Cox, je constate que le vent a encore tourné et arrive de l'ouest. Du coup, au lieu de passer par Montaigut sur Save comme prévu, en bas de Puységur, je bifurque à gauche vers Pelleport. Ça rallonge un peu mais c'est plus "confortable". Ça monte doucement (moi aussi...) 2km mais après, c'est un long toboggan vers Grenade. Et du coup, ma moyenne reprend quelques dixièmes de km/h...
Les jambes vont encore pas trop mal mais le paramètre le plus indisposant, c'est un peu le mal au c... Un peu normal au bout de 300km, non ?

Je passe le portail à 19h40 avec, comme lors de mes défis précédents (2009, 2010, 2011 et 2012), une sensation d'avoir bien préparé et bien fait les choses. Et les avoir faites avec un maximum de plaisir. Que vouloir de plus ?

Pour ceux qui aiment les chiffres, voici les plus significatifs :
- 302km (308 selon Strava sur mon mobile),
- 10h50 de pédalage,
- 27.8km/h de moyenne (27.2 le matin et 28.4 l'après midi),
- 3873m de dénivelé positif (3692 selon Strava),
- Altitude mini : 48m, altitude maxi : 287m (comme quoi, c'est bien vallonné...),
- 5638 kcal dépensées,
- 130 pulsations de moyenne (168 maxi),
- 12 bidons,
- température moyenne : 19.2° (c'était parfait) avec 12 mini et 26 maxi,
- et pour les "Stravistes", 2 KOM et 10 places dans les 5 premiers !

Et enfin, la carte et le profil :

Place à la récup !

Et encore un grand merci à Véro sans qui ça n'aurait pas été possible. Pour le temps qu'elle me laisse mais aussi celui qu'elle me donne...

Mon prochain défi ? Je ne sais pas encore. Des idées, j'en ai plein mais encore rien de vraiment arrêté. 
De toute façon, ça viendra bien assez tôt, il suffira d'arriver à convaincre un peu plus de monde. Ou pas.


16 juin 2014

Rando pédestre de Nauviale

Ça fait des années que je vous parle de la Randorallye VTT de Nauviale mais, hormis dans l'édito de la plaquette, je ne vous ai jamais fait partager mon expérience de la rando pédestre organisée le même week end. Et pour cause, je n'y avais jamais participé.

Cette rando est du même acabit que sa grande sœur de la veille. Balade conviviale et gastronomique, pourquoi changer une méthode qui fonctionne ?

Le dimanche matin a lieu le trail, course chronométrée sur un parcours de 15km et de 500m de dénivelé positif, tout autour de Nauviale. Nous laisserons ça aux gens capables de (bien) le faire et pendant ce temps, nous flânerons autour du gîte et profitons du paysage, magnifique.

Au départ de la rando, nous sommes 351 (le chien compris). Un tiers de l'effectif de la veille quand même. Dès le départ, nous sommes orientés à tort, sur le parcours du trail du matin. Petite variante qui nous fait passer par les ygues, sorte de canyons locaux, boueux à souhait. 
Forcément, ça devient vite sélectif et c'est là que nous perdons contact avec le reste de la troupe, trop occupés à des fous rires qui nous ralentissent beaucoup.
Dès qu'on en sort, Joël fait une prière pour que ça soit beaucoup plus sec par la suite. Il sera entendu...
On continue ainsi par monts et par vaux (oh la vache !) puis on redescend dans la vallée du Dourdou. Dans un hameau, je croise un objet connu, se reposant. Faisant preuve d'une volonté de dingue, je ne vais même pas soulever la bâche...

On rencontre également des choses un peu contradictoires...


Arrive alors le premier ravitaillement. J'avoue que quand on est à vélo, ça va plus vite entre chaque. Pas grave, on profite autrement.
Devant le buffet, nous rattrapons deux personnes qui s'en prennent de façon assez désagréable aux organisateurs en leur reprochant la boue dans les chemins, que ça fait un mois qu'il pleut, qu'on aurait du prévenir, etc... Avec quelques phrases dont j'ai le secret, je leur explique que si elles ne veulent pas de boue, l'idéal est d'aller pousser leur caddie sur le parking de Leclerc à Sébazac (je fais dans le local pour ne pas les perdre davantage...). Leurs gémissements s'arrêtent là et elles poursuivent leur chemin. Non mais sans déc' ! 
Nous continuons également. A ce moment là, nous avons deux possibilités : prendre le tracé officiel avec passage à travers la montagne (en clair, droit devant) ou bien de contourner. On n'hésite pas longtemps et on attaque de front !

On me dit souvent de ne pas ramener ma fraise ; ça tombe bien, c'est fourni !

Et là, les bénévoles, ils n'ont pas bossé ?

A travers la colline, le parcours est très sport. Ca monte beaucoup et redescend parfois. Dans certains passages, les arbres n'ont pas que la vocation de faire joli. On s'y agrippe, on s'y pend même, pour pouvoir passer. Pourtant, on rigole toujours autant.
Après le second ravitaillement, on redescend par une longue, belle et facile descente vers Combret. Ce sentier est nommé "chemin des écoliers" car, à l'époque où les Honda MTX et autres Yamaha DT n'enfumaient pas la forêt, les gamins des hameaux l'empruntaient pour descendre au village.
Je regrette encore de ne pas être venu l'année dernière car la rando VTT y passait...
Les fameuses vignes d'où proviennent le Marcillac...

Le village de Combret, trop joli avec ses pierres rouges.


Nous arrivons alors au dernier ravitaillement du parcours (je ne compte jamais celui de l'arrivée même si on prend toujours le temps de s'y arrêter...). On nous attend car même si le stand a commencé à être démonté, la table est encore généreuse. 
Malgré tous nos efforts (y compris ceux de Nathalie pour la "pompe à l'huile"...), nous n'en viendrons pas à bout.
Lui aussi savait que sans son autocollant, il n'aurait eu droit à aucune gourmandise...

Nous redescendons enfin vers Nauviale où nous retrouvons Jean-Claude, plus que satisfait de cette 24ème édition, ensoleillée.


Certains nous disent que nous sommes les derniers mais je réponds à juste titre qu'on a seulement préféré en profiter plus longtemps que les autres.

Nous garderons donc un excellent souvenir de ce week end, pas toujours sportif, qui pour ceux qui ne connaissaient pas encore, ont déjà coché la date des 16 et 17 mai 2015 sur leur agenda. 
J'y serai aussi. J'y retrouverai une fois encore, une magnifique épreuve, une organisation sans faille, des amis, une famille...