"J'ai choisi de vivre heureux parce que c'est bon pour la santé."

Voltaire



18 février 2015

Maitre Jacques

"Maitre Jacques" était le surnom donné à Jacques Anquetil.
Maitrisant à la perfection l'art du Contre la Montre (entre autres...), ce surnom lui avait été attribué tout naturellement.

Cette fois-ci, c'est moi qui donne ce surnom à un autre Jacques. Ce Jacques là fait aussi du vélo et c'est un passionné. 
Il a quelques années de plus que moi et a presque autant de vélos (c'est pour dire !). Et ça fait déjà 2 fois qu'il participe à l'Anjou Vintage, une randonnée cycliste où seuls sont autorisés les vélos sans pédales automatiques et avec les passages de vitesses sur le cadre. Vélos de moins de 30 ans s'abstenir.

Mais ce n'est pas ce profil qui a fait que je l'ai affublé de ce surnom.
En effet, la maitrise dont il fait preuve, c'est celle de son métier. Jacques est cordonnier (dans la galerie du centre commercial Leclerc à Blagnac). Et forcément, lorsque mon père m'a ressorti mes premières chaussures de vélo, je savais déjà à qui j'allais les confier...

Allez, je ne vous fais pas mariner plus longtemps et je vous montre ce que l'on peut faire quand on sait et surtout quand on a envie de bien le faire. Avec passion.

Avant...

Après...

Comme neuves, ou presque ! Je ne suis même pas sûr qu'elles aient autant brillé un jour...

Alors, évidemment, les seuls mots qui me viennent, c'est : "Merci, Maître Jacques !"
A charge de revanche...

01 février 2015

Et c'est moi le dingue ?

Je reconnais que je roule un "peu".
Avec un record perso d'un peu plus de 14000km en 2014, il me semblait que j'y avais déjà consacré "quelques" heures.
Pour autant, je sais très bien que d'autres roulent plus, bien plus, que ça. Pour exemple, nombre de pros roulent entre 25 et 30000km par an mais quelque part, c'est aussi leur métier.

Sur Strava (oui, encore...), chaque mois, est organisé un challenge pour voir qui cumule le plus de kilomètres. Et c'est comme ça, qu'au mois de mai 2014, en regardant le classement final, je tombe sur "Cycle_dr 1", pseudo du premier, qui a parcouru, accrochez vous bien, plus de 5400km ! Rien que ça !

Le garçon est anglais. De son vrai nom Bruce Bakerley, il habite près de Twickenham, à une dizaine de kilomètres à l'ouest de Londres.
En juin 2014, il a même battu le record du monde officiel en parcourant 2800km en... 7 jours ! Soit 400km par jour, 7 jours d'affilée.
Et ne s'arrêtant pas là, il a terminé sa saison avec un peu plus de... 50000km !

Le suivant donc sur Strava, chaque jour est quasiment synonyme d'un nouvel exploit. 
D'ailleurs, vous pouvez aussi le suivre ici :

Depuis début décembre, il séjourne en Australie. Et en janvier, il a aligné... 9751km. Soit un peu plus de 310km de moyenne, chaque jour pendant un mois. Nouveau record du monde !
Alors évidemment, il ne fait pas 35km/h de moyenne et se "cantonne" de 27/28km/h mais du coup, il est souvent à 11h de vélo par jour. Je pense aussi qu'il n'a pas forcément beaucoup d'autres choses à faire.

Pour en avoir discuté autour de moi, j'ai beau aimer le vélo, je suis persuadé que même si je n'avais que ça à faire (des sponsors peuvent se manifester, je les attends...), je n'arriverais pas, mentalement, à faire autant de kilomètres, si souvent.

Je crois qu'il me serait possible de le faire avec un objectif concret, comme une traversée des États-Unis ou de l'Australie en ne se donnant que quelques semaines. Mais faire des tours, aussi grands soient-ils, autour de chez moi, je me lasserais vite. D'autant que pour faire ça, c'est plus sympa de ne pas rouler seul. Comment ? Des gens travaillent entre les week-ends ? C'est embêtant.

Allez, je vous laisse. Avec mes 100km faits dans le vent ce matin avec Christian, j'ai une sérieuse envie de faire la sieste. Yes week-end !


23 janvier 2015

Le lundi au soleil

Il parait que des gens travaillent le lundi. Il parait.
En même temps, ces mêmes personnes ne se posent peut être pas la question de savoir ce qu'on fait le samedi...

Du coup, ce lundi, nous organisons une expédition VTT avec les collègues, du côté de Conilhac-Corbières, dans l'Aude.
Je connaissais le village pour y être passé lors de deux de mes périples (en 2009 et en 2011), mais jamais, je ne m'étais posé la question de savoir si on pouvait y poser des crampons. 

Et franchement, je regrette de ne pas y avoir été avant, tellement c'est joli. Un peu caillouteux, rempli de singletracks (ou monotraces pour les francophones), le terrain ressemble énormément à La Clape, entre Narbonne et Narbonne-Plage. Il faut dire qu'on n'est qu'à une quarantaine de kilomètres et ceci explique certainement cela. Même jardinier, même décorateur, seul l'architecte a fait des siennes en ajoutant une (très grande) piscine à Narbonne-Plage. Pas de quoi frimer !

Nous débarquons donc à sept : Teddy, Lionel, Alexandre, Jean-Claude, Christophe, Mathieu et moi-même. Plus on est de fous...


C'est le début de saison pour beaucoup et mine de rien, c'est bien vallonné et ça use.
C'est dans une côte un "peu" raide où, n'ayant pas anticipé mon changement de développement, je prends conscience d'une certaine forme de grammaire.
Il ne faut pas confondre l'auxiliaire être et l'auxiliaire avoir sous prétexte qu'on est trop lourd. Par exemple, ne dites pas : "j'ai trop gros..."


Une jolie boucle composée de magnifiques chemins à flancs de côteaux ou encore, surplombant de belles falaises, tant côté sud que côté nord. On en redemande.


Juste avant de redescendre vers l'arrivée, on passe (perpendiculairement à la route), le Col de Portanelle. Photo de famille.


Bien évidemment, la descente se fait par un chemin dominant Conilhac. Vraiment top.

Alors franchement, si vous voulez vous faire plaisir avec du VTT ludique et sympa au sec, cette partie des Corbières est à découvrir au plus vite.

Et ce qui est sûr, c'est que j'y retournerai dès que possible...

12 janvier 2015

Retour vers le futur

Une fois encore, à Noël, j'ai été gâté. A se demander si le vieux barbu voit tout ... Bref !

De tous mes cadeaux, il y en a un qui m'a vraiment ému.
En effet, puisqu'on ne jette rien dans la famille (ça me permet également d'être encore là pour écrire ces quelques lignes), mon père m'a offert ... mes premières chaussures de vélo, des Detto Pietro, revenues de 1987 ! Tels Doc et Marty.


Certes, elles sont chargées de poussière mais beaucoup moins que d'histoires. 
Avec, j'ai gagné ma première course à Muret (1985), j'ai remporté mon premier titre régional sur piste à Foix (1987), mon premier Contre la Montre à Sérénac (1987), etc ...

C'est également celles-ci que Hugues m'a conseillé de cirer avant de participer à mes premiers Championnats de France. "Tu ne peux pas aller aux France avec des chaussures dans cet état !" m'avait-il lancé, avec des gros yeux. J'avais obéi. Et à partir de ce jour, elles furent toujours nickel, jusqu'à ce qu'elles soient remplacées par une paire de Time, mariées à leurs pédales (fin 1987).

Promis, elles le méritent, je les remets en état rapidement et je vous fais un "avant/après".

 

31 décembre 2014

Vœux 2015

Que tout s'enchaine pour le mieux ...



Nous y voilà ! Alors, cette année encore, je vous souhaite une santé permettant de pédaler autant que vous le souhaitez, du plaisir à chaque coup de pédale (et en roue libre également ...), des balades inoubliables, des victoires méritées (sur vous même, ça compte aussi), des défis fous, etc ... 
En gros, comme en maigre, rien que des bonnes choses au quotidien, pour vous et vos proches.

Et, je ne le répéterai jamais assez, que la passion et la foi restent intactes, c'est l'essentiel.


Bilan 2014

La planète se réchauffe, c'est un fait. 
On ne peut pas dire qu'il fasse plus beau mais au moins, il fait plus chaud. Et forcément, ça a contribué à établir un nouveau record pour moi avec davantage de jours de vélo. Et pour beaucoup d'autres (dont Guillaume, un de ceux qui, avec Christian, me supportent le plus) avec qui je roule, ce fut également le cas. Je ne suis donc pas tout seul à être dingue, même si c'est vrai qu'il y a plusieurs niveaux de dinguerie ...

14000 kilomètres et des poussières ! 
J'avoue sincèrement que je ne m'attendais pas à en faire autant. En même temps, c'est tout au long de l'année que ça se fait. Jamais sans contrainte, toujours avec plaisir, ce n'est pas le genre de record auquel on s'attaque en se disant : "cette année, je fais tant !". Ça se fait, et c'est tout.

Il est également évident que d'aller au boulot à vélo, ça participe grandement à cette distance totale.

Toujours avec Strava dans la poche (via mon mobile), bien évidemment. Dès que l'on arrive à la maison, il suffit de faire "enregistrer" pour que le calendrier des activités soit mis à jour en direct avec les cumuls de distance, de dénivelé et d'heures, par semaine, par mois, par année. Il est loin mon fichier Excel que je remplissais au fur et à mesure ...

Et cette année, Strava a même poussé le vice a proposer un petit résumé vidéo des activités de l'année, visible en cliquant sur Mon année Strava 2014
http://2014story.strava.com/video/684438 

Et comme si Strava ne suffisait pas, j'aime bien aussi me servir de Veloviewer qui, sous forme de tableaux, retranscrit toutes les activités de l'année. Et en particulier, la fonction "wheel" ...

Alors oui, c'est vrai, j'ai battu un record mais ce que je retiens, c'est que j'ai pris encore plus de plaisir que les années précédentes. 
J'ai découvert de nouvelles routes (pas si loin que ça de chez moi), j'ai fait un peu plus de VTT, j'ai rencontré d'autres dingues (filles et garçons) et j'ai crevé 2 fois dans la même sortie alors que ça ne m'était pas arrivé (même rien qu'une) depuis 7 ans !

Voici, en cadeau Bonux (j'expliquerai aux plus jeunes ...), quelques photos résumant cette belle année 2014 :














Et je vous promets une chose, c'est de tout faire pour que 2015 soit encore plus belle ...

Bonne fin d'année à toutes et tous !

03 décembre 2014

Parpaillon

Il faut que je vous parle de ce col peu connu.

Ce col, situé dans les Hautes-Alpes, est à 2650m d'altitude. Il se distingue de la plupart des autres cols par le fait qu'il passe d'une vallée à l'autre, non pas par un passage entre 2 montagnes, mais via un tunnel. De plus, même si le pied est goudronné, on se retrouve vite sur un chemin de montagne, relativement roulant quand même. Cette "route" avait été construite par le Génie Militaire entre 1891 et 1911.

Un col, c'est vrai que c'est magique, mais celui-là, c'est particulier.

La première fois que j'en ai entendu parler, c'était en enregistrant (sur cassette VHS ...) le film "Parpaillon" de Luc Moullet, datant de 1992. Ce film passait tard dans la nuit, sur Arte, un "jour" de 1996. Il faut dire que l'affiche n'était pas forcément flatteuse.
Ce film aussi peu connu que le col éponyme, racontait un rallye cyclotouriste qui se déroule chaque année sur ses pentes alpestres. La plupart des acteurs étaient (et sont encore, sauf peut être de Fréd ...) peu connus, hormis une furtive apparition de Pierre Richard, dans son propre rôle.
Sous forme de multiples petits sketches liés à cette cyclo, ça arrivait à tenir 84mn, non sans quelques longueurs. 
Ne sachant pas que ce col existait vraiment, j'avais simplement trouvé ce film sympathique.

Quelques années plus tard, lors d'une partie de carte (Michelin) comme je les aime lorsque certains besoins se font sentir, je tombe totalement par hasard sur ce col, situé au-dessus d'Embrun. Et la carte signale bien le tunnel. A partir de ce moment là, je me suis dit qu'un jour, j'irais y faire un tour.

Ce jour-là arrive en 2002.
Lors de vacances sportives (et surtout cyclistes) à Risoul, une station de ski situé à 1800m, le programme est simple : pédaler !
Les jours pairs, je roule sur route le matin, avec un col au programme (pas plus car 15 jours avant, je passais sur le billard pour une appendicite aigüe. Pas grave) à chaque fois. L'Izoard (2360m), le col de Vars (2108m), le col Agnel (2744m) puis la montée sur Risoul (1800m), gravie par le Tour de France cette année.
Les jours impairs, c'est VTT avec mon copain Jean-Claude, le matin.
Et tous les après-midi, puisque la météo est clémente à souhait, c'est VTT ...

Un de ces après-midi, je m'attaque donc au Col de Parpaillon. Jean-Claude, touché à un genou lors d'une mauvaise chute la veille, me laisse partir tout seul, la mort dans l'âme.
Je m'élance depuis Saint André d'Embrun. Il y a 25km d'ascension. Au début, sur le goudron, je roule plutôt bien. Il y a 13km, je mets un peu plus d'une heure. Correct.
Après le hameau Les Arnauds, c'est le chemin qui prend le relais. D'abord à travers la forêt, on débouche "rapidement" dans un paysage de haute montagne.
Il me faudra plus de 3h pour arriver jusqu'au fameux tunnel. Irréel.
J'ai de la chance car les deux grandes portes battantes sont ouvertes. J'apprendrai plus tard, en discutant avec un berger, que les portes ne sont pas ouvertes toute l'année, en raison des infiltrations qui, parfois, font que certaines parties des parois s'effondrent. C'était mieux de le savoir après.

Même si j'avais prévu à l'avance de passer à l'intérieur, je n'ai pas pris d'éclairage. Sur le moment, je me dis que ce n'est pas trop grave car on voit la lumière au fond. 500m plus loin, ça fait un point lumineux ; je n'aurai qu'à viser.

En fait, viser, ça va bien au début, mais plus je m'enfonce dans la montagne, moins j'y vois. Certes, je vois toujours la lumière de part et d'autre mais pour autant, je ne vois rien autour de moi. Ni en haut, ni en bas, ni sur les côtés. Parfois, je sens que le sol est un peu souple ou que je me rapproche des parois mais c'est tout. J'avance quand même prudemment, pas forcément rassuré.

Enfin arrivé à l'autre extrémité, je rencontre deux Néerlandais en train de pique-niquer. Ils ont de jolies randonneuses qui auraient fait pâlir plus d'un gravel-bike actuel.
Les gars me demandent où je vais. Je leur réponds que je fais demi-tour et ça les surprend, d'autant qu'ils me demandent comment j'ai fait sans lumière ...

Alors, je fais demi-tour et repars à l'aventure dans les ténèbres.
Au bout d'une cinquantaine de mètres, un 4x4 arrive derrière moi. Je profite de ses phares (même si je fais de l'ombre ...) car il roule doucement. Et pour cause !
Là, je m'aperçois du chantier : il y a des trous partout, des grosses pierres et des flaques d'eau. Je me rends alors compte de la chance que j'ai eue à l'aller.

Au retour, en mode chute libre (ou presque), je mettrais à mal la fourche Rock Shox Mag 21 montée sur mon Sunn 5000R. Je redescends jusqu'à Embrun, 29km en 40mn. Merci la gravité !

De cette ascension, je garde un souvenir unique en souhaitant, dès que l'occasion se représentera, de pouvoir y retourner. 

A condition que le tunnel ne soit pas définitivement fermé, comme peut le laisser supposer la carte Michelin à jour ...

26 novembre 2014

Et maintenant, que vais-je faire ? ♫♪

Voilà, on est en novembre mais la météo tarde à être de saison.
Les températures sont tellement douces. Le réchauffement climatique aurait-il aussi des bons côtés ? En tout cas, je pense que c'est la première fois que je roule les jambes à l'air un 20 novembre !

Novembre correspond souvent à ma trêve, à une forme d'hibernation. Mais il m'arrive d'être somnambule ...
Donc, pas de vélo en semaine, au moins jusqu'à la Sainte Luce (voir ici). En revanche, le week end, si la météo s'y prête, je pédale un peu mais sans plus, quand les copains sont disponibles. 
Le dimanche, une petite promenade VTT dans la Forêt de Bouconne, ça fait quand même partie du jeu. J'adore.

Mais le lundi, c'est différent. Les amis sont au boulot pour la plupart et du coup, je pars souvent seul. Pour que ces sorties soient plus ludiques, je pars à "l'aventure". 
C'est vrai aussi que depuis un an, j'ai troqué mon compteur contre un GPS. Partir à l'aventure, c'est une chose ; en revenir, c'en est une autre ... 
L'avantage du GPS, c'est de découvrir de nouvelles routes, pas toutes bien tondues, et finalement, pas si loin que ça de la maison.

Car le cycliste est un peu comme la vache : il prend très souvent les mêmes chemins. Combien de fois passe t'on un carrefour en laissant toujours la même route à droite ou à gauche, sans savoir où elle va, sans savoir d'où elle vient ?
Avec le GPS et la cartographie affichée, vous voyez que telle ou telle route n'est pas un cul-de-sac et qu'elle débouche sur une route que vous connaissez déjà.

Du coup, je roule au feeling (Winter ?). Et cette année, je pense avoir parcouru près de 2000km sur des routes où je n'étais jamais passé. Top.

Ça permet ainsi de faire des rencontres ...
Avoir l'étalon sur les talons ...

Lors d'une de mes sorties novembristes, j'ai évité la "correctionnelle" ...
Puisque j'ai un vélo qui passe partout (voir article précédent), j'ai voulu couper à travers un rond-point frontonnais (on s'amuse comme on peut). Malheureusement, j'ai déclenché ma pédale de gauche et je suis monté plus haut que le vélo. La jante arrière a tapé le trottoir assez fort et j'ai eu droit à une belle crevaison sur pincement. Au delà de la crevaison, c'est la jante qui a un peu souffert.
Pas d'avis du public et n'ayant pas droit au 50/50, j'ai fait appel à mon ami Eric, habitant seulement à quelques centaines de mètres de là. Ouf !
Une pince multiprise et une chambre à air (j'avais déjà usé mes jokers ...) m'ont permis de rentrer à bon port. Merci Eric !

En novembre, les couleurs automnales sont également de la partie et ça, ça donne aussi envie d'aller se balader. J'ai envie de m'arrêter un peu partout pour prendre des photos.
Le plus difficile étant d'arriver au milieu du champ avec les pneus lisses, la terre étant déjà bien gorgée d'eau.

La semaine dernière, au boulot, je me suis "sacrifié" pour tester le véhicule d'un client. Nouvelle expérience ...

En novembre, c'est vrai, je roule donc encore un peu mais que voulez vous, quand on est accro à ce point, il n'existe pas de patch assez grand pour faire passer l'envie ...


02 novembre 2014

Ceci est une révolution !

Ou pas.

On parle souvent de révolution alors qu'en fait, on ressort certaines choses des cartons en améliorant un peu. Il s'agit, pour la plupart du temps, d'une évolution, d'une amélioration.

Une preuve de plus, s'il en était besoin, concerne les "gravel bikes" : vélos faits, comme le nom l'indique, pour rouler, entre autres, dans les graviers ; c'est à dire, presque partout. C'est à la mode, chaque constructeur proposant sa version, plus ou moins sportive.

C'est pourquoi, j'ai imaginé cet échange, lors d'une réunion dans un bureau d'études d'une grande marque de cycles (le fait que mon vélo soit un Cannondale ne veut pas dire qu'il n'y a qu'eux qui sont dans ce cas ...) :

Peter (le jeune ingénieur, tout fraichement arrivé) : - " Messieurs, ceci est une révolution !
Roger (le Master 2, qui a commencé le vélo bien avant que les parents de Peter se rencontrent) : - Allons bon !
Peter : - Nous allons créer un vélo de route qui pourra aller dans les chemins !
Roger : - Comme un vélo de cyclocross alors ?
Peter : - Non, rien à avoir ! On pourra même mettre des sacoches sur un porte-bagages !
Roger : - Ah oui, comme une randonneuse ?
Peter : - Pffffff ! Ce vélo aura parfois des garde-boue pour servir d'utilitaire au quotidien !
Roger : - Ça me fait quand même penser à un demi-course ...
Peter : - Et ces vélos qui n'existent plus que dans les musées (et dans votre garage), ils ont des freins à disque ? 
Roger : - Non, les disques, je les ai dans un autre carton. Mais vous ne prévoyez pas de l'USB ou du MP3 plutôt que des disques ? Pas trop moderne. " :-p

Pour illustrer mes propos, voici quelques photos de mon vélo à "tout faire". Il ne s'agit en aucun cas, comme certains appellent leur 2ème vélo, d'un "mulet". Pour moi, il a autant, si ce n'est plus, de qualités que mon Supersix pesant pourtant 4kg de moins !
Cadre en alu, confortable et pas si lourd que ça (c'est surtout l'équipement qui le plombe avec, notamment, 1.6kg d'éclairage avant !).

D'ailleurs, je dis souvent que si je ne devais avoir qu'un vélo (ça m'arrive aussi de dire n'importe quoi), ce serait celui là. Capable de presque tout faire, de rouler presque partout, c'est un peu la chaussure de rando du vélo. Vous viendrait-il à l'idée (pas Johnny !) d'aller à la plage avec des talons aiguilles ou de faire du footing en tongs ?
Moi non plus !

Allez, trêve de blabla, trêve de blabla, passons aux choses sérieuses (tant pis !) :

Label de CAADX, en Shimano Ultegra
Grand plateau de 46 dents, et petit de 38 (possibilité de descendre jusqu'à 33), ça suffit amplement avec une cassette de 11 pignons allant de 12 à 25 (possibilité de monter jusqu'à ... 32 !). What else ?

Freins à disque hydraulique mais à commande par câble pour pouvoir utiliser les leviers à double-commande.

Petite sacoche centrale ou/et grande(s) sacoche(s) latérale(s), le porte-bagages est toujours prêt à transporter votre barda. Attention quand même car plus il y a de volume, plus le vélo devient lourd ... Pour exemple, une pesée a été faite à 16kg le mois dernier, un matin où je partais au boulot.

Et si une hirondelle ne fait pas le printemps, ça fait quand même un joli porte-bidon.

Là, il est monté en pneus de route en 25mm (Hutchinson Intensive Kevlar) mais j'ai une 2ème paire de roues avec les pneus de cyclocross en 35mm, plus polyvalents. Avec le temps, je me dis qu'il y a fort à parier pour qu'à court terme, je ne roule qu'en 35mm, plus confortables et finalement, ne faisant pas perdre tant de rendement que ça. A voir.

Ça donne envie, non ?