"J'ai choisi de vivre heureux parce que c'est bon pour la santé."

Voltaire


"Le plus fort n'est pas celui qui arrive le premier ; c'est celui qui profite le plus de ce qu'il fait."

Kilian Jornet



05 octobre 2017

A la mer à vélo...

Vous pouvez vous rasseoir de suite, il ne s'agit pas, cette fois-ci, d'un de mes délires pseudo marins-cyclistes.

Là, je veux vous parler d'un vrai défi, d'une aventure noble, belle, forte.

Dans le cadre de l'opération "Octobre rose" (lutte contre le cancer du sein), l'Association 4S (Sport Santé Solidarité Savoie) de Chambéry propose, à des femmes touchées par cette merde de maladie, de rejoindre la mer à vélo. 
En 2015, elles avaient rallié, depuis Chambéry, les Saintes Maries de la Mer. L'année suivante, elles ont suivi la Loire pour faire Orléans - Saint Nazaire. C'est d'ailleurs ce dernier périple, raconté dans le n°11 de "200", qui m'avait ému au point d'en voir les yeux plus qu'embués.

Cycliste ou pas, en soin, en rémission, guéries, elles étaient toutes unies pour la même cause et dans un seul but, endiguer ce putain de crabe par l'activité physique. Les preuves sont là, ça fonctionne.

Et cette année, via la page Facebook de "Elles font du vélo", qu'est-ce que je m'aperçois-je ? Leur odyssée part de Marmande (Lot et Garonne) pour rejoindre Gruissan (Aude) en passant successivement par le Canal latéral à la Garonne (au nord de Toulouse), puis par le Canal du Midi (entre Toulouse et la Méditerranée). "Mon" canal ! Et elles passent devant la maison !

Ni une ni deux, je les contacte, toujours sur Facebook, sur la page "A la mer à vélo". Je veux (rien que ça...) faire un bout de chemin avec elles. Obligé. 
C'est Eve qui me répond assez rapidement pour me dire que j'ai l'aval de Christine, la co-présidente de 4S. Il leur arrive aussi de dire non quand des clubs les sollicitent car de grands groupes sont plus difficiles à manœuvrer, à sécuriser. D'autant que les filles ne sont pas toutes de cyclistes à la base et les stresser en peloton n'est pas le but. Je suis trop content de pouvoir être de la partie.
Une des infirmières (à la retraite) qui les accompagne, avec qui je discute en route, m'avoue qu'une année, elle a fait 13000km. Solange, quant à elle, a acheté son vélo (à assistance électrique) au printemps. Elle n'avait jamais fait de vélo auparavant. Génial.

L'étape qui passe donc devant chez moi fait 71km. Elles partent de Moissac à 8h15, mangent à Saint Jory (non, chez moi, c'était trop petit) et arrivent à Toulouse dans l'après-midi.
En partant à leur rencontre, je suis sûr de les trouver en route. Pour autant, je mets un point d'honneur à être au rendez-vous au départ, à 50km de la maison.

Je décolle donc à 6h15, dans la nuit noire et humide. Il ne fait pas froid mais par endroits, le brouillard fait le mariole.
 


A cette heure-ci, les ragondins sont encore couchés et ce n'est pas plus mal car "ragondin du matin, chagrin". Je ne croise que 2 lapins, avant Montech.

Le départ est à l'ancien Carmel, en haut d'une côte à 14%. Ils auraient pu prévenir.
J'y retrouve ma marraine du jour, Eve, ainsi que Christine et les 25 autres filles du groupe. Il y a aussi des garçons qui sont là pour assurer un minimum de logistique, d'encadrement, de dépannage. Yvon, Nicolas, etc...


Je suis accueilli avec plein de sourire et parfois, de petits yeux. C'est la 3ème étape...
Tamara est également venue pour un bout de chemin. Elle joue quasiment à domicile mais devra rentrer plus tôt.



C'est parti !
On traverse le magnifique Pont-Canal de Moissac, œuvre qui permet au canal d’enjamber le Tarn, quelques dizaines de mètres en contrebas. Trop beau.



Le groupe avance tranquillement, dans la bonne humeur. L'ambiance est vraiment chaleureuse. Je discute un "peu" avec tout le monde; on ne se refait pas...



Cathy a la mauvaise idée de crever 2 fois de suite avant la pause méridienne. On laisse partir le groupe et on répare. Pour le retour, je fais découvrir à Cathy, une assistance (non électrique) dont j'ai le secret. Elle se vantera auprès de ses copines que je ne l'ai pas poussée que dans le dos mais que nenni, c'est à cet endroit que c'est quand même le plus simple. Et le plus courtois. Selon ses dires, c'est la première fois qu'elle dépassait le 35km/h sur le plat. Nicolas se cale derrière avec son VTT et profite de l'abri. Si on peut aider, c'est toujours avec plaisir. 

Les casquettes "elles font du vélo"





Ayant pris un peu de retard, on va (s')essuyer une averse de dingue juste avant de s'arrêter manger. Dommage. Moi qui leur répétait qu'il faisait toujours beau ici, j'ai perdu de ma crédibilité.

[Rencontre du 4ème type:
A ce moment du récit, je me dois de faire une "petite" parenthèse incroyable.
Dans les accompagnants, il y a Nicolas. En discutant, on refait une partie du monde qu'il a parcouru à vélo. Il me parle technique, aventure, écomobilité. Le garçon est imprégné de belle manière, c'est cool. Au fur à mesure de la discussion, filtrent des indices. Il me dit que 2 de ses frères ont la société Smoove. Basée près de Montpellier qu'ils équipent en "vélib", ils ont également le marché à Marrakech et viennent de décrocher celui de Paris. Rien que ça. Et notamment à un procédé anti-vol, développé par un 3ème frère. Quelle famille !
Et là, il me dit que cet inventeur de frère est déjà auteur d'une multitude de brevets et qu'il bosse chez Mavic. Je le regarde et lui dit : "ton nom de famille, ça ne serait pas Mercat ?" Il me regarde étonné et me répond par l'affirmative. Incroyable ! Je viens de rencontrer un des frères du plus grand génie de l'invention vélocipédique (prends ça, tu l'as mérité !), Jean-Pierre Mercat !
Je ne refais pas un article dessus (pas aujourd'hui...), je vous laisse aller dans les archives de mon blog, ici : Rendons à César... 

  
Après le repas, Nicolas pousse même le vice jusqu'à appeler son frère en direct et me le passe. Séquence émotion.
Et toute la famille Mercat ayant lu l'article consacré à Jean-Pierre, autant dire le contact est facile.
Ceci clôt la parenthèse même si je ne m'en suis pas encore remis.]

Profitant de la pause à quelques encablures de la maison et trempé jusqu'à l'os, j'en ai profité pour me changer. Trop de confort.
Par "inadvertance", j'ai mis mon maillot M&M's. Astrid passe son après-midi (ou presque) à confondre les Pokémons et les M&M's. 85kg de M&M's, pas sûr que ça soit digeste...

Nous reprenons alors notre balade vers la ville rose (ça tombe bien...) avec des rayons de soleil qui réchauffent rapidement.
 




Lucia, la photographe attitrée

Aux Ponts-Jumeaux, nous retrouvons des associations locales qui les accompagneront jusqu'à la Maison du Vélo.
                                                         Bouquet de roses

Pas forcément intéressé pour traverser la ville dans les 2 sens, je les abandonne ici, ému mais heureux d'avoir pu partager cette formidable journée.

Pour autant, notre aventure commune ne s'arrête pas là. En effet, le lendemain matin, je dois me rendre chez ma cousine Céline, près de Villefranche de Lauragais. Les calculs sont vite faits. Je contacte Eve, qui me donne rendez-vous à 9h à la Maison du Vélo. Cool.

La pluie de la veille a remis du brouillard sur le canal mais qu'importe, on a du soleil plein la tête.



Je fais une quinzaine de kilomètres avec la troupe, avant de l'abandonner. J'accélère l'allure car d'après mes calculs, si je ne traine pas trop, j'aurai même la chance de pouvoir les croiser au retour.

Je ne sors pas l'appareil photo au moment de notre rencontre. Je profite davantage en tapant dans des mains, en voyant tous ces sourires qui en disent plus que tout.

La vie est belle, elles le savent. Elles en connaissent la vraie valeur. D'où elles (re)viennent,  tout ce qui est devant est beau. Et c'est pour ça qu'elles se battent, qu'elles pédalent et que dans quelques jours, elles atteindront la mer. Parce qu'elles le veulent.

Ces 2 jours, j'ai pensé à juste titre, à cette chanson de Daniel Balavoine qui disait :
"Celui qui se vante de supporter le mal, est beaucoup moins fort que celui qui s'en sort..."

Merci les filles !
Bonne (longue) route !

Maintenant, vous pouvez vous relever et les applaudir.
 

#alameravelo #ellesfontduvelo #octobrerose

30 septembre 2017

Vendanges de septembre

Le mois de septembre est déjà fini. Ok, il n'y a que 30 jours mais franchement, je ne l'ai pas vu passer.

Tout a commencé en Allemagne, du côté de l'Eurobike, en grande partie, grâce à Guillaume (Matos Vélo). J'ai tout regardé, tout ausculté, pris des notes, beaucoup de contacts, finalisé des choses.
Et parce que je ne vais pas mettre toutes les photos (il faudrait un blog rien que pour ça...), je garde celles de ces 2 automobilistes allemands qui ont été jusqu'au bout de leur passion.



De retour avec les yeux pleins d'étoiles, j'ai à nouveau sillonné la région, profitant des belles journées (même s'il n'y en a jamais assez) de l'arrière saison.

Et les chemins étant secs, j'ai changé mes roues, histoire de varier les plaisirs...




Côté bitume, je me suis tenu à découvrir de nouvelles routes. Pas forcément très loin, ces routes que, lorsque nous arrivons à un carrefour, filant tout droit, on se demande où elles peuvent mener. Je me pose de moins en moins de questions et les emprunte avec des sensations d'aventures.


Lors d'une escapade vers l'ouest, j'ai même croisé une "Google car", une de ces voitures qui prend des photos pour les intégrer dans "Street view". Comme je sortais mon mobile pour faire une photo, le gars s'est même arrêté ! Du coup, d'ici quelques mois, je devrais avoir mon portrait (flouté) et mon joli imper jaune fluo sur le web...  

Tiens, un nid...

545km plus tard, me voici reparti, avec Christian cette fois-ci, au nord de Londres, chez Madison.
Je remarque à juste titre que Easyjet a copié Strava au niveau des couleurs...


Hormis le côté boulot, on en profite pour faire un saut jusqu'à Londres. Et évidemment, nous sommes allés trainer du côté de chez "Rapha" et de "Look mum no hands". What else ?


 Pas facile de résister...



Bon, ce n'est pas le tout, il a fallu retourner - bien - bosser, histoire, une fois de plus, de planter des graines pour l'avenir...

Retour à la maison, et hop, sur le vélo dès le lendemain matin.



Au loin, les Pyrénées...

 

Et toujours un peu le long de "mon" canal...


Ici, ce n'est pas le canal mais c'est tout comme...

 Petit détour nocturne dans Toulouse dans le cadre d'Alternatiba...





 Clin d’œil à Valentino Rossi...

Toujours un peu de canal...

Et un peu de VTT en bord de Garonne...


 Et ça, c'est gravel ou pas ?


 Quelques tours de piste à Villemur sur Tarn...

Et dès le lendemain, direction Gravelland (Forêt de Bouconne) avec P'ti Chris.
Quand je dis que ce vélo est polyvalent, il faut me croire.





Et, bien évidemment, il était hors de question de rater les championnats du monde à Bergen. Même le chat est dans le coup. En même temps, s'il veut manger...


Encore un mois de septembre bien rempli (mais 1h de moins que septembre 2016...)


Au programme d'octobre, du rose et du canal, entre autres...

En attendant, profitez bien de tout et n'oubliez pas de vous faire plaisir !

#matos vélo #cannondale #canaldumidi #strava