"J'ai choisi de vivre heureux parce que c'est bon pour la santé."

Voltaire


"Le plus fort n'est pas celui qui arrive le premier ; c'est celui qui profite le plus de ce qu'il fait."

Kilian Jornet



14 août 2007

Et de 3!

Et voilà, c'est fait! A Montbeton dimanche, j'ai enfin pu relever les bras (j'attendais ça depuis le 17 mai quand même!). Mais bon, cette fois-ci, je suis vraiment allé au bout de moi même pour aller la chercher.
Sur ce circuit plat venté, je pensais sincèrement que ça finirait au sprint (comme les autres catégories) et que je tenterais quelque chose dans le final. Et là, au 1er des 10 tours (de 7km), 8 gars s'en vont et leurs équipiers font le frein derrière... Ca ne sentait pas bon... Un peu à contre temps, je décide d'y aller. Seul. 5/6km plus tard, j'ai rebouché les 40s qui nous séparaient mais ça piquait déjà "un peu" (je plains ceux qui s'échauffent mal). Il me faut 2 tours quand même pour m'en remettre! Heureusement, tout le monde s'entend bien et personne ne saute de relais. Le peloton laisse filer, c'est la "bonne". Passés quelques primes et sprints du challenge (meilleur sprinter), je vois très bien qu'un "gamin" (un vacancier de 25 ans) est nettement au dessus du lot. A 3 tours de l'arrivée, je réfléchis (oui, je sais, c'est rare, c'est pour ça que je le dis!) comment opérer pour le final car au sprint, ce n'est pas la peine, il y a plus fort que moi. Et mine de rien, j'ai déjà mal aux jambes et je n'aurai pas le droit à plusieurs tentatives.
A l'avant dernier tour, le "gamin" remporte le dernier sprint du challenge, se relève, prend un bidon, je flingue! Il rentre, le groupe s'est cassé en 2. Je lui dis de passer, il ne peut pas. Qu'à cela ne tienne, j'en remets une! Il s'écarte, un gars de Villemur me suit, son coéquipier fait la cassure, on s'en va... 100m, 200m, je lui réclame un relais. Il ne peut (ou ne veut) pas! Tant pis, je décide d'insister histoire de faire le trou, je m'occuperai de son cas plus tard... 1km plus loin, il ne veut toujours pas passer! Je me fâche en lui disant que s'il ne prend pas les relais, il ne doit pas jouer la victoire. Ben, en fait, ça tombe plutôt bien car Monsieur ne veut pas gagner (sinon, il monte de catégorie)!!! [dans ce cas là, je ne comprends pas bien sa démarche de m'accompagner mais bon, ça m'arrange car si je roule, je sais au moins pourquoi...] Derrière, son coéquipier ne roule pas et on s' (je m') envole vers la ligne. Les jambes explosées de crampes (je n'ai pas couru depuis 1 mois et ça se sent) mais je la veux (accessoirement, j'ai aussi un "pari" en cours avec Mathieu qui gagnera le lendemain au Mont Lozère... Chacun son truc et 1 partout!). 12km pendant lesquels je n'ai pensé qu'à une chose: gagner et où ma volonté était plus forte que la douleur.
Ca fait aussi plaisir car c'est la 1ère avec mon nouveau vélo (3 victoires avec 3 vélos différents du coup...).

Pour ceux qui diront que ma place n'est peut être pas dans cette catégorie (oui, je sais très bien qu'il y en a), je mets ci-dessous la courbe Polar (cardiaque en rouge, vitesse en bleu et profil en gris) de la course...
Je rappelle aussi que "normalement", on dit que le rythme cardiaque maxi, c'est 220 moins l'âge... Le maxi, pas la moyenne...
Merci à Maître Jacques pour les photos.

3 commentaires:

Laurent a dit…

Toutes mes felicitations mais fais quand meme gaffe a la pompe nous ne sommes plus tout jeune encore bravo

Anonyme a dit…

c'est facile, tu n'as rien branlé les 15 premières minutes!

Anonyme a dit…

Aurais-tu l'âge de tes artères? ;-)