"J'ai choisi de vivre heureux parce que c'est bon pour la santé."

Voltaire



18 juillet 2010

Chacun Mon tour...

Le Tour de France ne passe pas toujours près de chez soi (demandez cette année aux Bretons par exemple...). Et pourtant, cette année encore, la région est gâtée.

Preuve en est le départ de Rodez et l'arrivée à Revel samedi. Et départ de Revel le lendemain.

Pour avoir fait le Village Départ l'année dernière à St Gaudens, j'avoue que ça m'aurait bien plu d'y retourner mais cette année, il fallait composer car le dimanche matin, il y avait également la rando VTT de St Denis dans la Montagne Noire.
Et on ne peut pas être partout...

Ça semblait donc compromis lorsque au dernier moment, une invit' tombe pour l'arrivée à Revel. Je n'hésite pas un seul instant et signe de toutes mes mains.

Un peu contraints quand même à contourner Revel par la "face sud-est", Greg et moi empruntons quelques routes pittoresques du coin afin d'arriver au plus près de l'évènement (l'hélico de Greg étant au garage ces jours-ci).

Nous sommes en place (et quelle place!) vers 15h30.
Arrive quelques temps plus tard, la "voix du Tour",
Daniel Mangeas.

En fait, nous sommes là pour l'opération "Cadets-Juniors". Ces jeunes licencié(e)s sont en général issus de la région et parcourent, avant les pros, les 30 premiers et 30 derniers kilomètres de l'étape du jour. Pour l'occasion, ceux là sont de Rodez et se disputent, comme les grands, la victoire (relative) de l'étape.

Devant le public, ça commence parfois comme ça...
Après la remise des récompenses aux "petits" sur le podium officiel, on traîne un peu dans le "Carré V.I.P." et dans les coulisses en attendant les "grands". Oui, je sais, il y a pire...

L'arrière du podium protocolaire
Puis un petit tour dans le coin média avec les radios et les télés du monde entier. J'y retrouve Cyrille Guimard qui nous fait partager pendant quelques temps, les commentaires en direct sur RMC (et franchement, regardez la télé sans le son et mettez la radio, vous verrez une autre course...).

Greg a envie de jouer et s'y voit déjà!

Ensuite, on croise la poule des Galettes St Michel. Avant son défilé et après. Avouez que vous ne la regarderez plus pareil...

Et pour "finir" (avant l'arrivée), on passe
par les toits des salons V.I.P....


Toutefois, on n'y restera pas longtemps car si on veut voir les coureurs de près, il vaut mieux être en bas, après la ligne. Dans un ordre tout à fait aléatoire (hormis le vainqueur du jour, juste après la ligne), voici donc quelques clichés (vous pouvez cliquer dessus pour les avoir en grand):
Et une belle victoire comme celle là, ça s'arrose, non?

Allez, bonne continuation et continuez tous à nous faire rêver. Jusque là, c'était très bien...

P.S.: et évidemment, je gardais "selle" là pour la fin:

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10 juillet 2010

"Good... ronné!"

Ça y est enfin, le "verrou" a sauté, tel un mur de Berlin anti-cyclistes.

Lors de mon épopée vers la mer l'an dernier, j'avais déjà évoqué ma passion pour le "Canal des Deux Mers" qui relie l'Océan Atlantique à la Mer Méditerranée (et inversement).
Nommés respectivement "Canal du Midi" au sud de Toulouse et "Canal Latéral à la Garonne" au nord, cet ouvrage fabuleux commencé en 1662, loin de toutes les technologies modernes impose le respect quant à ses dimensions stratégiques (plus d'info ici).

En fait, à ce jour, la piste qui longe ces deux canaux, est totalement goudronnée dans le département de la Haute Garonne.
Côté sud, ça s'arrête donc à une cinquantaine de km, juste après Port-Lauragais.
Côté nord, le Tarn et Garonne est nettement plus proche (à peine plus de 16km de chez moi), à hauteur de St Rustice.
Pour avoir entendu une rumeur lancée par mon pote Magoo, la limite nord aurait été repoussée. Il ne m'en fallait pas plus pour aller vérifier.

Effectivement, hormis une centaine de mètres à hauteur de Grisolles, on peut désormais aller beaucoup plus loin. Jusqu'où? Je ne sais pas encore car ce matin, je me suis arrêté proche de Montech. Il faudra donc que j'y retourne en allant plus loin.

C'est sûr que sur cette piste cyclable, on est loin du Tour de France et des machines de compétition mais ce n'est pas ça que l'on vient y chercher.
On vient y trouver l'ombre des platanes, la fraîcheur de l'eau (la personne que j'ai croisée sous un pont et qui coupait son virage, a même failli en vérifier sa profondeur...), la faune également en passant du ragondin à la poule d'eau via la tortue de Floride un peu trop encombrante dans l'aquarium familial...

On fait également des rencontres.
Dans l'ordre d'apparition en partant de chez moi, j'ai d'abord droit aux promeneurs et aux poussettes. S'en viennent ensuite les joggers puis les rollers. Plus loin, quelques cyclistes en quête de bien être ou encore, le randonneur, chargé de sacoches ou tirant une remorque.
Toutes ces personnes qui pédalent sont là pour la communion du vélo et de la nature. On n'y cherche pas la performance et le seul but est le plaisir de pédaler.

Le canal est une source de vie intarissable où tout le monde se dit bonjour. Même lorsque l'on croise une péniche. Loin des moteurs des voitures, la vie prend un autre rythme. Décalé par rapport à ce que l'on peut trouver ailleurs mais qu'importe, il s'agit d'un vrai lieu convi(flu)vial!

Alors ce matin, une idée a germé lors cette "aventure"... Pour savoir jusqu'où on peut trouver un bord de canal carrossable, le mieux n'est-il pas de le longer sur toute sa longueur?
433km, par expérience, je pense que ça fait long pour une seule journée. Si je coupe la distance en deux, à quelque chose près, je peux faire ma halte de la nuit à domicile!

Prochain défi pour 2011? Sait-on jamais...


01 juillet 2010

Faites-nous rêver!

Bon, nous y voilà.
A la veille de la plus grande et belle épreuve cycliste du monde, j'aimerais poser quelques conditions (ou des souhaits, tout du moins)...

Bon, c'est sûr que l'on peut toujours y croire (il le faut d'ailleurs) mais après tout, pourquoi pas?
Que les coureurs fassent le "pestacle" même si la moyenne n'atteint pas des records.
D'ailleurs, on s'en fout un peu des records, du moment que c'est beau à voir.
Quand on est à la montagne, que le sommet le plus haut soit à 2500m ou à 3000, ça change quoi?

Alors évidemment, on ne pourra pas trop espérer à un changement radical des mentalités. Il y a aura encore de la triche (je souhaite toutefois qu'il y en ait le moins possible) mais à ce niveau d'enjeux financiers aussi importants, comment l'éviter?
Le pire, je pense que c'est dans les catégories amateurs où les coureurs font n'importe quoi pour ne pas gagner grand chose... C'est là finalement que c'est terrible.


Et maintenant que les coureurs sont prévenus de mes souhaits, j'aimerais plus que tout que les médias fassent un travail de reportage essentiellement. Qu'ils ne cherchent pas à remuer la m.... comme ils ont pris la mauvaise habitude. Qu'ils se "contentent" de rapporter des résultats, des images, des anecdotes. Un "peu" comme ils font pour tous les autres sports en fait. Au "hasard", comme ils font pour le foot et la Coupe du Monde en évitant toutefois ce qu'ils ont fait avec l'équipe de France; même si elle s'est ratée ("est" ratée ou "s'est" ratée? Les deux peut être...).


Que l'on parle donc de fête, de spectateurs en délire (pas trop abrutis quand même), d'exploits, en laissant "la boue aux torchons". Bon, par contre, s'ils arrivent à trouver le "scoop" qui leur fera vendre 10% d'exemplaires en plus ou une audience supérieure, vous savez comment ça va finir... Comme chaque année en fait! Qu'ils se contentent de ce qu'on leur demande: parler de sport.

Alors, regardons ça avec nos yeux d'enfants, rêvons et vivons de belles choses en laissant le business de côté le plus longtemps possible.


I have a dream...