"J'ai choisi de vivre heureux parce que c'est bon pour la santé."

Voltaire



06 juillet 2011

Cent heures de senteurs

Avec environ une cinquantaine d'allers-retours au boulot à vélo l'année dernière et à raison d'une heure par trajet (j'arrondis), ça fait déjà une bonne centaine d'heures passées le nez au vent, à humer la nature (entre autres).
Les odeurs (bonnes et moins bonnes) sont diverses et variées sur mon trajet. Faisant abstraction d'une préférence quelconque dans la liste ci-dessous, voici de manière non-exhaustive, ce à quoi mes narines ont droit lorsque je chevauche mon fidèle destrier:

Le matin:
- l'appel gourmand des viennoiseries et du pain chaud à l'approche des (8) boulangeries,
- à l'évaporation de la rosée des champs lorsque le soleil levant vient la chauffer,
- au flux de la Garonne sur le pont de Gagnac,
- à la livraison du traiteur à l'école de Lévignac,
- au camion-poubelle qui me salue le mardi,
- à l'étal de fruits et légumes d'une supérette,
- à la lavande humide (arrosée la nuit),
- aux effluves un peu fortes des parfums s'échappant des abris-bus,
- etc...

Le soir:
- au blé cramé sous le soleil d'été,
- à la terre fraichement retournée dans les champs (celui qui fait une allusion à la motte croisée fin octobre, sort!),
- aux fours des (4) pizzerias,
- aux grillades et autres barbecues (comme le point précédent, à l'heure du diner, c'est limite torture),
- à l'élevage de chèvres en haut de la côte de Montaigut (vu ma vitesse à cet endroit, j'ai le temps d'en profiter...)
- à l'herbe printanière fauchée au bord de la route,
- au kérosène des avions décollants vers l'ouest,
- à la lavande (la même que celle du matin) chauffée à "blanc",
- au club hippique de Fenouillet,
- au goudron fondu,
- à l'écobuage des jardins envahis de verdure,
- etc...

Alors, la prochaine fois que vous êtes à vélo (à pied, ça marche aussi), pensez-y: Ouvrez les yeux et le nez!
Les petits détails quotidiens sont souvent la clef du bonheur...