"J'ai choisi de vivre heureux parce que c'est bon pour la santé."

Voltaire



04 octobre 2012

Une page se tourne...


Ce n'est pas la première fois que David Moncoutié finit sa saison sur la Vuelta. Et comme d'hab (même si c'était un peu plus tôt que les fois précédentes), nous avons fait notre pèlerinage annuel à Biars. 

En revanche, là où ça va être plus difficile, c'est au début de la saison 2013, lorsque de la moto 3 ou de l'hélico, on ne verra plus le maillot de notre ami, de notre voisin, du champion ou encore du héros pour certains, se "balader" à l'arrière du peloton pro.
Un jour de mai 93 (20 ans déjà !), j'ai eu la chance de croiser (ou plutôt, de me faire doubler par...) ce garçon atypique qui, par ses convictions et ses résultats, m'a fait espérer un cyclisme nouveau, sans artifices ou autres adjuvants. 

Même si on est encore loin du compte, je pense qu'il a fait ce qu'il fallait pour que les choses avancent dans le bon sens. Il fut un exemple pour ceux qui l'ont cotoyé et le restera pour les générations à venir.

Cycliste pro, je sais qu'il ne l'est plus. Cycliste tout court, je sais qu'il le sera toujours.
On ne peut pas faire tant de saisons à ce niveau sans foi ni passion; c'est aussi le signe d'une longévité annoncée.

Je suis désolé David, d'avoir fait ma traversée des Pyrénées cet été pendant que tu pansais tes plaies. Je sais que tu aurais aimé être du voyage. Pas d'inquiétude, on s'en trouvera d'autres des périples à partager, toi m'attendant en haut et moi t'attendant en bas.
Prends le temps de te poser, de voir pousser les 3 mousquetaires (dont le dernier, jour après jour) mais n'oublie pas, c'est quand tu veux, sachant que comme les scouts, je suis toujours prêt.
On a la chance d'aimer pédaler dans la nature et ça, ça vaut plus que toutes les victoires. 
Dans nos défauts communs, on peut également avouer une "petite" addiction pour la météo (si, quand même) ou encore, pour les jeux de cartes, du moment qu'elles sont signées "Michelin and Co".

Bonne route (ou chemin puisque maintenant, tu as le droit d'y rouler) l'ami !
Je ne serais d'ailleurs pas étonné de te trouver à un de mes prochains croisements...


Une page se tourne...
Mais le livre ne se refermera pas.

 Pour la relève, il faudra encore patienter quelques années...


PS : Au grand dam des coachs qui ont pu l'accompagner dans cette belle et prolifique carrière, David n'a jamais roulé avec un cardio fréquence-mètre. Non sans fierté, je peux le dire aujourd'hui, je suis l'homme qui a mis un Polar à David il y a quelques années.
Il suffisait juste de lui montrer qu'il indiquait la température et l'altitude...

4 commentaires:

Guillaume - Cycloblog a dit…

Comme je pense que David repassera par là, j'en profite pour lui passer un petit coucou.
Je me souviens de lui, un jour où j'étais Junior 1 et je courrai à Saint Ferréol. C'est David qui a gagné ce jour là dans des conditions apocalyptiques. C'était le 17 avril 1994.

Bravo pour cette carrière et bonne route pour la suite....et encore merci pour les bulletins météo lors de la traversée des Pyrénées. Paré pour remplacer Evelyne Dhéliat.

Christophe CASTES a dit…

La première fois que j'ai entendu parlé de lui c'est lors de sa victoire au grand-prix d'ouverture du Saint-Michel Loubejou en 1993 (je crois).
S'en suivirent un festivals d'une bonne grosse vingtaine de victoires cette année-là.
Une facilité déconcertante d'un gars réservé sur un vieux vélo à câles-pieds !
Ca doit être ça la classe...

Sylvain Dengreville a dit…

J'ai appris lors du quizz fait pendant la soirée, que David avait gagné 27 courses en junior 2 !
Franchement, je ne pense pas qu'ils soient nombreux dans ce cas.

Beldou's life (not so simple) a dit…

Allez, j'y vais moi aussi de mon commentaire et anecdote sur David !

La première fois que j'ai vu David, j'étais Cadet 2 (1992!) et j'ai demandé à mon pote Cyrille Tronche (de l'EVBB aussi) : "qui c'est ce plouc avec des chaussettes de montagne et le vélo à cale-pied ?"
Il m'a répondu : c'est le nouveau champion du Lot...

J'ai compris ce jour là en voyant ce gars nous larguer sans forcer dans la première bosse avec un vélo en fonte (j'exagère un peu, d'accord) qu'il y avait une classe de différence et que je n'aurais envie que d'une chose, c'est de l'aider à gagner. J'ai quitté mon club corrézien (UCC) pour signer à l'EVBB mais David était déjà trop fort pour nous tous et il signait à Cahors.

Amicalement,
David