"J'ai choisi de vivre heureux parce que c'est bon pour la santé."

Voltaire


"Le plus fort n'est pas celui qui arrive le premier ; c'est celui qui profite le plus de ce qu'il fait."

Kilian Jornet



06 octobre 2014

200, le vélo de route autrement

J'ai du mettre plus de 700 dossards et j'ai gagné un peu plus d'une centaine de fois (route, piste et contre-la-montre confondus). Pour autant, je pense que je n'ai jamais eu l'âme d'un compétiteur. 
J'ai toujours voulu m'amuser (et j'en ai encore envie ...) et seul le jeu m'a fait continuer le vélo. Le jour où je ne me suis plus amusé en course, j'ai préféré faire autre chose. Sous forme de défis personnels, histoire de prendre du plaisir autrement.

J'ai eu envie de faire des périples assez tôt mais en courant tous les week ends (ou presque) dès l'âge de 15 ans, ce n'était pas évident à caler dans un calendrier déjà bien rempli.
Je me souviens, gamin, d'un retour de vacances au bord de la Méditerranée. Mon père avait voulu le faire à vélo, soit 220km, de Narbonne-Plage à La Primaube (Aveyron). Un fort vent d'ouest de face avait eu raison de lui et il était monté dans la voiture à hauteur de Millau, en ayant parcouru tout de même, près de 160km. Est-ce cette anecdote qui m'a donné l'envie ? Peut-être.

Il m'aura fallu attendre plus de 10 ans pour me lancer dans une telle aventure, un matin d'août 1992. Allant en vacances à Marseillan-Plage, j'étais parti à 6h depuis mon Aveyron d'adoption afin de rejoindre la Grande Bleue. M'égarant un peu sur la fin, j'avais parcouru 220km en 6h45 (pauses comprises) mais il est vrai que le parcours était à tendance descendante avec un départ à 900m et une arrivée à 0 ...

Et ensuite ? 17 ans d'abstinence de longues distances. Pris par ailleurs, à jouer sur des courses FFC, sans regrets.
Ça m'a repris en 2009, avec un aller-retour à la mer (décidément !) en un seul jour (voir ici). 

Soit 354km dans la journée. Oui, je sais ...

Les copains (qui, soit dit en passant, ne m'avaient pas accompagné ...) m'avaient reproché d'avoir fait un parcours "tout plat" (1400m de D+). Soit !

En 2010, je m'attaquais alors à un "Toulouse - Tourmalet - Toulouse", toujours en une seule fois, soit un peu plus de 350km mais avec 3400m de D+ cette fois-ci.

Mon périple suivant a eu lieu en juin 2011.
Le but était "simple" : rallier l'Océan Atlantique à la Méditerranée, en 2 étapes. Une de 300km le samedi et une de 200, le dimanche, en empruntant en grande partie, la piste cyclable longeant le Canal du Midi. Ressourçant.

Je passe sur 2012 car, outre le fait que la Traversée des Pyrénées fut une formidable aventure, il n'y avait aucune étape de plus de 140km ...

Idem pour 2013, avec 184km lors du passage de Tour de Fête, pas trop loin de Toulouse. Beaucoup de plaisir quand même et une grosse envie de rouler avec eux sur toutes les étapes ... Merci encore à MONSIEUR Fottorino !


Et enfin, cette année, tel un pèlerinage, mon aventure gersoise, qui m'a fait parcourir 308km dans la journée.

Alors oui, on peut certainement me qualifier de dingue mais franchement, ça m'est égal. Ce que je sais, c'est que tous ces kilomètres, je les ai choisis, tracés sur la carte et parcourus avec un réel plaisir. Et j'espère en avoir encore plein d'autres à faire, à raconter. Pas pour m'en vanter mais pour partager ce plaisir de pédaler au quotidien.

Et vous allez me dire : Pourquoi l'article s'intitule "200, le vélo de route autrement" ?
Parce que des dingues comme moi, il y en a plus que ce que l'on croit ! La preuve, c'est que maintenant, il y a un bi-mensuel (le numéro 2 est sorti cette semaine) qui relate d'autres aventures, qui croise la route ou le chemin de ces "drogué(e)s" du vélo et qui donne plein d'idées d'aventures cyclistes.

                                    Numéro 1                                                                Numéro 2

Si vous venez régulièrement sur ce blog, je ne vous en veux pas mais dites-vous que quelque part, vous êtes aussi un peu "attaqués". Ne culpabilisez pas, il y a pire comme maladie. Par contre, si vous achetez ce magazine (dans lequel je n'ai pas -encore- d'actions), ne venez pas vous plaindre si vous plongez.
Et vous serez pardonnés dès que vous aurez parcouru votre premier "200". Sauf si vous ne m'y avez pas invité !

PS : Mesdames, Messieurs de chez 200, ne changez rien, j'adoooore ! Et si vous venez rouler dans la région toulousaine, ou si vous cherchez un ambassadeur dans le coin, faites moi signe.
N'empêche, depuis le numéro 1, je déculpabilise bien plus facilement quand je pars de la maison avant que le soleil ne se lève ; comme ce matin ...

2 commentaires:

Beldou's life (not so simple) a dit…

Encore un très beau post sur ton blog Sylvain.
J'ai repris goût à rouler et faire du vélo en compagnie des Strava Boys dont tu es le guide naturel au cours de nos sorties.

Je n'ai pas tout le temps nécessaire pour assouvir ma soif de rouler car, comme disait ma grand-mère, il "faut faire bouillir la marmite"... et le travail prend du temps.

Ceci dit, je me suis moi aussi lancé un défi (à ma mesure) pour l'année prochaine : retourner sur mes terres natales en vélo depuis Toulouse. Cela fera le lien avec ton article : 245 bornes avec +2400m.

J'aurai besoin de compagnie sur un bout de chemine et je sais que je pourrai compter sur mes copains pour m'aider à bosser les 80 premières bornes de plat.

A+
David

liep gilles a dit…

Salut Sylvain, tout d’abord :"bravo pour ton blog et tes exploits".
Il est vrai que le vélo est une école de:discipline, volonté, courage, adrénaline et de défis.
On apprend à s'y connaitre et à se surpasser. En ce qui me concerne j'ai gardé le goût de l'effort et le plaisir d'apprécier la nature (seul)...Je me suis fait en septembre le GR20 en solo avec 20 kg sur le dos (bouffe pour 15jrs, tente...);et sans préparation...^^.
Mon seul objectif était...terminer et apprécier!
Chose faite, j'ai donc remonté un vélo pour cette année et je vais essayer de reprendre du plaisir et une bonne condition pour planifier des objectifs (indispensables à une certaine rigueur de préparation)...
En tout cas merci pour ces écrits passionnants.
Bises et bonne continuation.
Gilles Liepmannsohn.