"J'ai choisi de vivre heureux parce que c'est bon pour la santé."

Voltaire


"Le plus fort n'est pas celui qui arrive le premier ; c'est celui qui profite le plus de ce qu'il fait."

Kilian Jornet



08 juin 2014

Randorallye de Nauviale 2014

Ce n'est une surprise pour personne (sauf si vous découvrez mon blog), j'aime la Randorallye de Nauviale.

Et cette année encore, pour la 24ème édition, tous les ingrédients nécessaires à une belle réussite, étaient réunis.
Pour l'occasion, je loue le gîte des Amorièrs, à 3km de Nauviale. Je n'ai pas d'actions dans cette superbe demeure mais je mets le lien car franchement, c'est magnifique. 
Joël est du voyage même si un poignet cassé en VTT (les risques du métier) ne le fera participer qu'à la rando à pied du dimanche. Pour cette même rando, Sophie et Nathalie, sont de la partie. Pour la partie VTT, c'est le baptême pour Véro, Cédric C. et Cédric D., des anciens collègues de l'Isle Jourdain que je faisais baver chaque année en leur racontant cette épreuve.

Samedi matin (on est arrivé la veille au soir), David nous rejoint au gîte et nous regagnons rapidement Nauviale en VTT. Il fait encore un peu frais mais la journée sera belle et rapidement ensoleillée. What else ?

La salle des fêtes est en pleine effervescence.

Une fois encore, tous les bénévoles sont aux petits soins pour que chacun garde de cette journée un souvenir inoubliable. Et ça fonctionne...

Nous nous élançons à 9h30 pour L'Audacieuse, parcours de 45km, même si nous n'avons pas encore retrouvé Mathieu, Gaëlle (pour qui aussi, il s'agit d'une première) et Jean-Claude. Grâce au réseau téléphonique (je le mentionne car on est quand même en Aveyron...), on les attendra au ravitaillement des crêpes, en cours de montage, et devant lequel cette année, on passera 2 fois. Mais pour les crêpes, il faudra y repasser. Dommage, on était prêt ...


La montée qui s'ensuit est raide et boueuse. On prend notre mal (et femelle) en patience pour en venir à bout. Cédric C. est un peu dans le dur. Sa préparation s'est plus orientée sur les ravitos que sur la partie VTT. Malgré tout, il prendra beaucoup de plaisir, et pas uniquement aux stands.
En haut de cette difficile ascension (qui servira aussi d'ultime descente), le premier ravitaillement nous attend. Les filles y font la connaissance d'Eddy ...

 ... qui utilise son casque comme "verre" ...

Nous passerons tout près du Château de Mondalazac. Très beau.
Autre passage magnifique, la falaise au dessus de Salles la Source. Les plus grands devront baisser la tête.


S'ensuivra ensuite une descente sur Marcillac, passage incontournable de chaque édition. Autre passage incontournable, la fameuse montée vers Gipoulou et Saint Jean le Froid. D'abord sur une piste large, le monotrace pierreux qui termine cette côte, donnera encore raison à mes grandes roues. Ça pistonne et ce n'est pas dû qu'à mes cuisses...

Même si elle est boueuse (mais ici, la boue ne fait "que" tacher, elle n'est pas collante), la dernière descente s'avale rapidement. Avec toujours la même envie d'arriver le premier (du groupe) aux ravitaillements des crêpes, je me tire la bourre avec Cédric D. qui me double à quelques centaines de mètres du but. Malheureusement pour lui, il se fait happer (sans mal) par une haie de ronces qui nous tendait les bras depuis un moment...

Quand on s'arrête dans ces randos, chacun a sa méthode pour "ranger" son destrier. Perso, j'opte pour la position verticale, roue avant dans le fossé. Pas tout le monde...

Il y a Dupont et Dupond, il y a aussi Cédric et Cédric, qui ont savouré leur première participation et leurs crêpes, méritées.
Le ralliement de l'arrivée se fait aussi, et encore, dans la bonne humeur. Une fois les vélos lavés, nous rejoingnons notre "château" des Armorièrs pour une bonne douche. 
En revanche, c'est en voiture que nous repartons à Nauviale pour la soirée "officielle", organisée de mains de maîtres par les bénévoles, jamais fatigués.

Nous y retrouvons Eddy, reconverti cette fois-ci en chef d'orchestre de banda... Quel artiste !
A être en Aveyron, il semblait opportun d'y goûter un aligot, préparé en totale maîtrise.
A Nauviale, le pur jus de pomme (cf. l'étiquette) a une drôle de couleur...
C'est encore avec une salle des fêtes pleine que ce samedi (dimanche matin...) inoubliable se terminera en musique.


L'occasion de trinquer avec les copains, dont Gilles, avec qui j'avais pédalé du côté de Saint Cyprien sur Dourdou (à quelques kilomètres de là, sur la route de Conques), lors de ma première saison cycliste. C'était en ... 1984 !

Vivement l'édition 2015, pour le 25ème anniversaire (boudiou, un quart de siècle !) de la Randorallye !

P.S. : Merci à Jean-Claude à qui j'ai piqué quelques jolis clichés !
 

06 juin 2014

En mai, fais ce qu'il te plait...

Évidemment, la plupart de ceux qui viennent ici me connaissent bien et savent que je n'attends pas forcément le mois de mai pour faire ce que j'ai envie. Mais cette année, ce 5ème mois de l'année a été riche en aventures cyclistes.

Avec un peu plus de 1250km (je remercie encore la météo d'une part mais aussi celle et ceux qui me laissent assouvir cette passion...), j'ai réussi à découvrir encore de nouvelles routes autour de chez moi.

Dès les premiers jours, j'avais eu l'occasion de croiser des cigognes, perdues dans un champ, assez loin de leur route de vacances...


J'aime aussi traîner dans le Frontonnais (lieu de mes CLM préférés mais ça, c'était avant...) et voir, au fil des saisons, les premières feuilles de vignes jusqu'aux grappes de raisins, chargées de soleil.


Au détour d'une virée vers le Tarn et Garonne, je me suis surpris à passer par Saint Sardos, village sympathique où j'avais décroché ma première victoire sur route en seniors, un certain lundi 8 mai 1989...


Ayant fait 2ème la veille après une échappée de 70km à 3, j'avais pris l'option de ne disputer que le challenge du meilleur sprinter. A l'issue des 3 premiers sprints, il me "suffisait" de gagner le dernier pour empocher la timbale.
Je demandais alors à mon coéquipier Jean-Claude (encore un...) de m'emmener le sprint à 5 tours (de 4km soit 20km) de l'arrivée. Bien lancé, je prenais même quelques longueurs d'avance et m'extrayais du groupe de 8 où je me trouvais. Content d'avoir atteint mon objectif, j'insistais, seul en tête. Et puis, je me disais que ça ferait le boulot pour Jean-Claude, qui n'avait qu'à attendre le retour du groupe pour contrer dans cette côte qui commençait un "peu" à piquer les jambes.
A 2 tours de l'arrivée, mon père me lance : "Jean-Claude a cassé sa chaine !"
Bon. Du coup, me voici parti dans une quête ultime alors que les cuisses avaient envie d'un peu de repos. Les 2 dernières ascensions ont été pitoyables mais dès le faux plat rejoint, je repartais de plus belle. Le manque d'ambition de mes poursuivants me permit de rallier l'arrivée seul, de profiter de la dernière ligne droite et de savourer cette double victoire, partagée de façon logique avec mon équipier modèle.

Cette course méritait bien que je lui fasse un clin d’œil, 25 ans plus tard. Et avec les années, j'aurais juré que la côte était plus facile à l'époque...

J'aime les guidons "tordus" et le bitume mais j'aime aussi la nature, la forêt et les roues à crampons. Quelques escapades à deux ont assouvi ces envies...





Un soir, en rentrant du boulot, sous un ciel noir et menaçant comme on a pu voir dans "Twister", le vent en moins, j'ai pris le temps de faire cette photo même si quelques gouttes se faisaient sentir...


Le dimanche 18, j'ai effectué ma "classique" printanière entre chez moi et chez mes parents. Accompagné pendant 50km par Guillaume, David et Philippe et récupéré à 25km de l'arrivée par Adriano, les 125km de cette balade sont passés bien plus vite que la fois où j'avais roulé 4h45 sous la pluie.

Et puis, j'ai enfin remonté mon 10ème vélo ! Un Vitus 992 qui m'a accompagné de novembre 1992 à février 1999 pendant près de 80000km. Je ne pouvais pas ne pas lui donner une 2ème vie. Cette fois-ci, c'est en fixie qu'il s'est réincarné en conservant toutefois une paire de roues Campagnolo Shamal pourvues de 16 rayons seulement. Aaaah, Cx, soufflerie et aérodynamique, quand vous nous tenez...


Malgré cette allure de vélo hollandais, c'est du côté de Venise et de la Mer Adriatique que cette avant dernière photo a été prise...


Et enfin, le samedi 31 mai, comme annoncé dans mon précédent article, c'est à Nauviale que je suis allé poser mes crampons, attiré par l'odeur (et la saveur) des produits du terroir. Entre autres.


Mais ça, ce sera l'occasion d'écrire mon prochain billet...

16 mai 2014

Randorallye de Nauviale 2014, J - 15 !

Sur mon blog, les mots qui reviennent le plus souvent sont : Canal du Midi, Nutella et... Randorallye de Nauviale.
Une fois encore, je me suis fait le plaisir d'apporter ma pierre à l'édifice en rédigeant l'édito de ce cru 2014. 
Je partage donc en rappelant que finalement, le mieux, c'est de faire comme moi, d'y aller !


« Je suis venu, j’ai vu, … je suis revenu. »

Telle pourrait être la devise des participants des précédentes éditions de la Randorallye de Nauviale.

 

En effet, comment ne pas tomber amoureux du village, des paysages, des parcours, des gens qui vous accueillent, de cette convivialité de tous les instants ?

Point de chronomètre sur les 5 parcours proposés par le Comité des Fêtes de Nauviale. Les seuls objectifs de cette journée sont le plaisir de pédaler en famille et/ou entre amis, le plaisir des yeux et la délectation pour vos papilles gustatives…



On ne vient pas par hasard à Nauviale. Il y a bien ce bulletin d’inscription ou quelques médias locaux qui en parlent mais la meilleure publicité restera toujours le bouche-à-oreilles. Les fidèles se comptent par centaines (plus de 1200 inscrits en 2013 !) et viennent parfois de très loin (53 départements !). Pourrait-il y avoir meilleure promotion pour cet évènement unique, parfois copié mais jamais égalé?




Dès l’aube, au retrait des plaques, vous serez gâtés par des viennoiseries locales et du café. Vous croiserez quelques groupes déguisés (le meilleur déguisement sera récompensé) et d’autres, prêts à en découdre. Pour autant, tout se fera dans une ambiance festive.

Les parcours (15, 30, 45, 60 et 80km) verront leurs départs échelonnés toutes les 15 minutes. Une fois le départ donné, point de précipitations. Le cortège partira gentiment sur un de ces chemins dont les organisateurs ont le secret. A peine chaud, vous arriverez au premier ravitaillement (tous les 5 kilomètres en moyenne !). Et là, que des bonnes choses s’offriront à vous. Saucisse, pâté, Roquefort au miel, fromage, etc … Il faut dire que l’Aveyron est un terroir où la gastronomie n’a pas sa pareille.


Tout au long de votre randonnée, vous découvrirez des endroits magnifiques. Pas toujours plats, c’est vrai, les chemins vous emmèneront vers des points de vue et des panoramas magnifiques. Vos efforts seront également accompagnés par des groupes de musiciens éparpillés dans la campagne.

Vous traverserez aussi les fameuses vignes du Vallon où naissent le Marcillac et le Ratafia. Et bien évidemment, vous aurez la chance de pouvoir y goûter (avec modération) lors de vos pauses gastronomiques.



Et si malgré toutes ces agapes, il devait vous rester un peu de place dans l’estomac, le dernier ravitaillement sera là pour vous. Vous accéderez à la gourmandise suprême avec les fameuses crêpes dont les effluves chatouilleront vos narines par delà les vallées…



Dès l’arrivée, vous pourrez laver vos montures au poste de nettoyage prévu à cet effet. Sachez également que, comble du luxe, vous aurez également droit, chose plus rare, à une douche.

A partir de ce moment là, vous pourrez rester avec nous pour l’apéro/bandas et mieux encore, jusqu’au bout de la nuit pour le repas préparé par le Comité des Fêtes.


Si la formule VTT du samedi vous a plu, sachez que le dimanche matin, vous pourrez aussi participer à la randonnée à pied, toujours sur le même principe de convivialité. Pour autant, certains athlètes bénéficieront d’un chronomètre leur permettant de préparer leurs objectifs à venir.




Et enfin, pour n’oublier personne, les jeunes pousses auront droit à leurs épreuves, le dimanche après midi, avec la Randokid.

Au menu du jour, 2 épreuves avec, un X-Country puis un slalom sur un parcours légèrement descendant.

Avec ce programme alléchant, il est évident que vous trouverez votre bonheur. Alors, comme tous les inconditionnels, n’hésitez plus et réservez d’ores et déjà votre week-end des 31 mai et 1er juin 2014.

N'attendez plus et inscrivez-vous vite ici :

P.S. : Cette année, j'ai réservé un grand gîte à 1km du centre du village. Suite à des désistements (la mort dans l'âme...), il me reste quelques places. Si ça vous intéresse, vous avez mon adresse mail dans la colonne de droite...


22 avril 2014

Contradictions

"Le « principe de contradiction » est la loi qui veut qu’on ne peut affirmer et nier simultanément le même terme ou la même proposition : « Il est impossible qu’un même attribut appartienne et n’appartienne pas en même temps et sous le même rapport à une même chose ». Assurément, une chose peut être blanche aujourd’hui ou d’une autre couleur demain. De même, cette chose est plus grande ou plus petite qu’une autre à un moment donné. Mais, il est impossible que ces déterminations apparaissent simultanément et s’appliquent du même point de vue à cette chose. Impossible donc qu’à la fois une chose soit et ne soit pas."

Donc ça, c'est la définition "officielle".
Tout ça pour dire que quelque part, dans ma pratique du vélo, il y a pas mal de contradictions.
Pour exemple, samedi dernier, je suis parti à l'aube (un peu avant, en fait) par le bord du canal latéral à la Garonne (celui qui, de chez moi, permet de relier Bordeaux). Balade. Mais avec mon Supersix et ses roues en carbone, le tout à 6.8kg. Performance.

Autre exemple : 
Alors que le soleil se lève, je passe devant une glycine. Pause photo. Balade.

Et contradiction, quelques kilomètres plus loin, un segment Strava "rend l'âme" à mon passage. 44.7km/h sur 1.2km (tout plat, c'est vrai, le long du canal). Performance.
En fait, je suis comme ça à vélo (à vélo aussi...), tout plein de contradictions. 
J'aime les vélos légers mais j'aime aussi rouler avec des sacoches...
J'aime le carbone et l'alu...
La performance et la balade...
L'aérodynamique et le vélo de ville...
Le vélo pliant et la roue paraculaire...
Le dérailleur et la courroie...
Le dérailleur électrique et le moyeu à vitesses intégrées (les 2 combinés existent mais j'attends encore un peu...)...
La campagne et la ville...
Le jour et la nuit...
Le vent de face et le vent dans le dos...
Les chemins de terre et la piste...
Le plat du Canal du Midi et le dénivelé de la Traversée des Pyrénées...
Rouler en famille ou avec les copains et partir seul...
Les pneus de 23 (parce qu'on a du mal à trouver plus étroit) et ceux de 2.20" (56mm)...

Et en cherchant bien, je suis certain dans trouver d'autres.

Alors oui, ma vision des choses est certainement pleine de contradictions mais qu'importe, une seule chose compte, trouver du plaisir dans tout ce que je fais.

14 avril 2014

Roc trespouzien

Pas plus tard qu'il n'y a pas longtemps (voir compte-rendu de la rando de Bruniquel la semaine dernière), je vous vantais tous les avantages du 29 pouces. Ne voyez pas un retour en arrière mais dimanche dernier, nous étions à Trespoux pour le Roc trespouzien.

Trespoux-Rassiels (le nom complet) se trouve à 100km au nord de Toulouse, près de Cahors. On s'est donc levé tôt pour l'occasion mais le soleil aurait pu en faire de même car dans la brume matinale, il fait plutôt frais.

Nous partons sur le circuit de 25km (sur le papier mais près de 29km en réalité) car il s'agit du baptême de Véro dans une rando VTT. On ne force pas les choses et on verra que finalement, c'était bien suffisant, notamment avec les 760m de dénivelé positif...


Composé à 80% de petits singles à travers monts et vaux (ce n'est pas vache du tout), il n'y a pas vraiment de temps de récupération sur ce parcours. Montées bien raides, descentes parfois caillouteuses, on est aux origines du VTT et franchement, on se régale. Pour autant, c'est mieux de venir ici avec un minimum de condition physique.

Après une descente rapide et sinueuse dans les chênes, on rattrape une voie ferrée désaffectée. Du coup, on roule bon train. On y croise un vestige pavélolithique :

Ensuite, vient une longue montée où l'assistance électrique du VTT de la miss fait la différence. Mes jambes aussi. Du coup, on double mais je n'arrive quand même pas à la suivre. On attend un peu (mais beaucoup moins longtemps que la semaine dernière) Teddy, trop fier de ne pas avoir oublié son maillot cette fois-ci.

Single sur single, du pilotage comme on aime et ce qui est sûr, c'est que si on passe là, on passe partout.


Par endroit, on se croirait au Roc d'Azur. Rien que ça !

On trouvera également en chemin, un boxer tout content de courir à côté (mais plutôt devant) de sa maîtresse. Notre passage ne l'a pas trop déconcentré car les mollets de Teddy et de Véro ne sont pas assez appétissants et quand il a aperçu les miens, il ne se voyait pas tout finir. Bien plus sympathique ainsi.


On les perdra en traversant une rivière, le toutou décidant d'aller se baigner...


Ultime single sous les pins, avant une remontée de près de 7km vers l'arrivée. 
Sélectif le parcours !

Et parce qu'on l'a bien mérité, on accède au repas sous la halle, avec les habitués du coin, ainsi que tous les ingrédients qui vont bien pour qu'une rando soit réussie.

Pâté, soupe à l'oignon, camembert, fruit, tout y est. En même temps, bien que l'on ne soit pas passé dans les premiers, il est à signaler que lorsqu'on est arrivé au ravitaillement, tout était déjà plié. Mais on n'était pas non plus les derniers...

Alors oui, on y retournera car le coin et les circuits valent vraiment le détour. Mais avant d'attendre l'année prochaine, il parait que les 2 autres Rocs (Montcuq, les 7 et 8 juin et Cahors, le 22 juin) sont du même tonneau. Alors pourquoi pas si le calendrier le permet ?

D'ici là, on devrait en trouver d'autres dans la région et je ne fais même pas allusion à l'incontournable Randorallye de Nauviale (12) qui aura lieu le samedi 31 mai (promis, j'en reparle très bientôt...). 
Comment ? Vous n'avez pas encore réservé votre week end ? Franchement, ça frise la correctionnelle... 
Allez, sans rancune, les inscriptions, ça se passe ici : 

07 avril 2014

Les 2000 de Bruniquel

Dans la région, il y a plusieurs organisations cyclistes chères aux yeux des cyclistes toulousains. Autant "L'Ariégeoise" peut faire office de championnat du monde des cyclosportives, autant "Les 2000 de Bruniquel" compte comme le rendez-vous majeur des vététistes. "2000" étant, en mètres, le dénivelé positif du plus grand parcours. Même si la plupart des participants s'orientent sur les distances inférieures...


La météo clémente et les chemins relativement secs ont attiré beaucoup de monde. "Les 2000" de Bruniquel correspondraient-ils au nombre d'engagés en ce dimanche matin ? 

Culture Vélo Blagnac étant partenaire, il nous semblait opportun de faire partie du nombre. Je retrouve Teddy, Laurent et Christophe à 8h00 sur place. C'est tôt, très tôt, certes, mais c'est que l'après midi, il y a le Tour des Flandres à la télé et ça aussi, ça compte.

Nous partons sur le circuit de 50km. Avec 1400m de dénivelé positif, ça suffira pour un début de saison.
Laurent roule avec un Lapierre Zesty de prêt, Teddy étrenne son Orbea Rallon tout neuf et Christophe fait une tentative avec un Overvolt, le tout suspendu à assistance électrique de chez Lapierre. Pour ma part, ne changeant pas une équipe qui aurait pu (ou pas) gagner, je suis avec mon Trek Fuel EX 9. Franchement, il y a pire.

Tout se passait bien pendant les... 42 premiers mètres !
La pédale droite de Christophe décidant d'aller vivre sa vie...
 Chef, ce que vous êtes fort !

Heureusement, ça lui arrive au départ et on sera dépanné par un gars de l'organisation qui avait son VTT dans la voiture. On lui "confisque" sa pédale. Le temps de la réparation, Teddy et Laurent s'avancent.
Dans les 2 premières côtes, Christophe lâche les chevaux électriques, s'attirant un peu la jalousie des autres et les "Tricheur !" vont bon train. A un moment, je rattrape un petit groupe et je les entends discuter entre eux alors que je commence à les doubler. "- Tu as vu, il y en a un qui a un moteur ?" "- Oui, c'est fou !" Juste quand je les passe, un 3ème en rajoute : "- Tiens, encore un ! Ah non..." Les flatteurs.
Il est évident que nous sommes début avril et que j'ai près de 3000km au compteur depuis le début de l'année alors même si je suis lourd, je suis un "minimum" en forme et forcément, ça fait la différence. Pas trop de secret et du coup, j'en profite.

On revient assez vite sur Laurent et Teddy à la faveur de la deuxième côte de 2.5km (la première étant la traversée du village qui pique quand même...). Vient ensuite un profil descendant jusqu'au 15ème kilomètre. Ensuite, ça se complique... Tous les chemins n'ont pas séché et les 5km qui suivent sont interminables. Christophe taille la "route" et je tente au maximum de le suivre. Heureusement, il roule en mode "éco", histoire d'aller le plus loin possible avec la batterie... Je me régale avec mon 29 pouces. Pierres, boue, hors-piste, rien ne lui résiste. Sauf dans les parties où il y aura trop de monde à pied bouchant le passage, je passe. Pas toujours facile mais je passe. La dernière partie de la côte est un vrai bourbier et on monte capot ouvert. A pied.

On n'est pas les seuls.Teddy est en perdition et Laurent est bien content de l'attendre.

Certains ont pris certaines options bien particulières quant au matériel utilisé.
Pas sûr que ce soit le meilleur choix dans la boue...

On reprend une belle descente sur 3km. Et comme je suis dans un bon jour (techniquement et physiquement), je me régale aussi en descente et pour une fois, on ne m'attend pas. Teddy part à la faute en tapant un arbre avec son cintre. Il passe par dessus mais finalement, plus de peur que de mal.
Les 3km de la côte suivante lui seront fatals. Avec un peu d'entrainement, ça le fera à la prochaine rando...
Christophe et moi partons donc seuls pendant que Laurent et Teddy rentrent au plus court.
A partir de ce moment là, on s'enflamme un peu. On roule vite sur le plat, dans les descentes et même quand ça monte, ne s'offrant que très peu de moments de récupération.

On repasse par Bruniquel et on s'attaque à l'avant dernière côte. 3km de mieux dont la moitié sur le goudron. On double encore pas mal de monde mais Christophe ralentit progressivement... Panne sèche ! Il faut dire que depuis quelques temps, il n'avait pas vraiment roulé à l'économie.
Mais il a prévu une 2ème batterie et procède à l'échange standard rapidement. Et on repart de plus belle.

Les chemins de Bruniquel sont très caillouteux, voire empierrés. Avec un minimum de puissance, le 29 pouces avale toutes les irrégularités du terrain. Comment encore douter des avantages que ça procure ? Idem dans les descentes. Moi qui ne suis pas vraiment un casse-cou (casse-côte à la limite...), je passe partout sans hésitation. Quel régal.

Au dernier point culminant, on voit très bien le château de Bruniquel en contrebas. Pause/pose photo :

Arrivé sur le plateau, on s'en donne à cœur joie. A tel point que le bridage du VTT de Christophe à 25km/h le limite parfois. Ça me permet aussi de récupérer dans les faux plats descendants.
Une dernière descente avec des passages à -30% (!) - ce sont les soldes ou quoi ? - avalée rapidement et nous voici revenus au pied de Bruniquel. Pour ceux qui connaissent la montée du lavoir, ça pique toujours un peu à la fin. Nombreux sont ceux qui la montent à pied. Christophe m'attend mais l'assistance dans les côtes l'a réconcilié avec Bruniquel. Avec les 2 premières heures à 8.2km/h de moyenne, on finira quand même à un peu plus de 14. Correct.



Et pour ma part, j'ai trouvé quelqu'un pour discuter dans les montées ! Ça m'était déjà arrivé une fois avec Maryline mais on s'était fait gronder par le gars devant nous parce que lui, n'arrivait même pas à respirer ! 
Comme avait dit gentiment Cédric (un ancien collègue qui fera son baptême de Nauviale fin mai) : "- Sylvain, il a 3 poumons : 2 pour respirer et 1 pour parler !" 
Merci Dame Nature !

On retrouve Teddy et Laurent à l'arrivée. On finit cette belle "matinée" par un aligot maison (Pfffff ! Même pas de photo !) et on se dit que si on avait eu droit à une "petite" bière, on aurait pu finir ça par les "Demis de Bruniquel" !

En tout cas, très belle organisation de la part de Charlie et de toute sa bande (non, ce n'était pas Drôles de dames) avec de magnifiques parcours, rappelant que le VTT dans ce coin, permet vraiment de se faire plaisir et d'en apprécier toute la quintessence même si les côtes sont exigeantes. Alors, promis, on reviendra.

P.S. : Et comme si la journée n'était pas assez belle, Cancellara a encore fait parler la poudre en s'imposant de fort belle manière sur le Tour des Flandres, pour la 3ème fois. Et pourtant, il avait une pancarte visible depuis la Lune. Quel talent ! Quel moteur ! Et certainement pas celui qu'on n'a jamais trouvé dans son cadre...

01 avril 2014

6 mois sabbatiques et tour du monde...

Ça faisait un moment que ça me trottait dans la tête et comme à chaque fois qu'il y a l'idée (comme Johnny), je n'arrive pas à faire autrement que de la réaliser pour apaiser mes tracas.

A 45 ans, je viens de prendre la décision de poser 6 mois sabbatiques et de partir faire le tour du monde (ou presque) ; à vélo, bien évidement. Tant que j'ai encore la forme, c'est le moment de le faire.
Mon boss est d'accord alors je viens partager avec vous ce défi ultime (et encore, à voir...).
Plutôt qu'un tour du monde où tout n'est pas forcément évident, j'ai l'ambition de traverser 3 continents. Rien que ça.
 
Tout d'abord, je m'attaque à la traversée des États-Unis (juillet/août, vous me raconterez le Tour de France à mon retour), entre New York (j'y suis déjà été allé...) et Los Angeles. Mine de rien, près de 5000km en 45 jours (je pars sur une base de 20km/h de moyenne), "ça va mettre en cannes !" comme on dit. 
Un des avantages du congé sabbatique, c'est de ne pas avoir de pression ou de contraintes concernant la date de retour. Si je dois rouler moins vite, ce n'est finalement pas trop grave de prendre quelques jours de plus et de profiter du voyage.


Après un "peu" de repos, fin septembre/début octobre, ce sera au tour de l'Europe avec un Lisbonne-Istanbul. Là aussi, 4000km et 200h au programme. Presque facile.


Enfin, en décembre puisque ce sera l'été là-bas, je m'attaquerai à l'Australie. D'Est en Ouest, ce sont un peu plus de 4000km qui m'attendent. Un mois de plus à pédaler. Correct.

 
Alors bien sûr, il va y avoir un "peu" de préparatifs pour ces grands voyages mais ce qui est certain, c'est que le jeu en vaut la chandelle. Il me semble.

Bien évidemment, en venant régulièrement sur ce blog, vous saurez tout de ma préparation et, comme d'habitude, je vous tiendrai au courant de mes péripéties en temps "réel".

A très bientôt, de par le fait...