"J'ai choisi de vivre heureux parce que c'est bon pour la santé."

Voltaire



11 novembre 2013

Bien fait pour lui !

Une fois n'est pas coutume (quoique...), jeudi matin, je pars par le chemin des écoliers pour me rendre au boulot à vélo.

Vélo de cyclocross, gardes-boue, porte-bagage, éclairage, sacoche ; comme d'hab.

Passage par le Castéra (L'Alpe d'Huez locale...) puis je m'arrête sur le coteau opposé pour une pause/pose photo.
Puis retour vers Blagnac, via Aussonne pour récupérer une lampe frontale (pour le Vert Luisant qui a eu lieu samedi soir et dont la prose ne saurait tarder...) chez Christian le cascadeur, puis par Cornebarrieu.

Tout allait bien jusqu'à la traversée de Cornebarrieu qui, comme le disait Philippe, notre guide canadien cet été, est "étroite comme une nonne"...
Déjà pas simple en voiture, quand on est à vélo, c'est pire car on a tendance à créer des bouchons.
Une voiture arrive donc derrière moi et klaxonne violemment, sans équivoque, genre "pousse toi, connard !". Je me sers à peine car je roule déjà bien à droite mais le chauffeur n'attend pas et double. Il monte alors sur le terre-plein central, puis se rabat, passant seulement à quelques centimètres de moi.
Je m'énerve un peu, crie, mais regarde partir la voiture. Pour autant, le chauffeur n'accélère pas vraiment et 300 mètres plus loin, tourne sur la gauche, direction le parking du supermarché. Je jubile en m'engageant derrière lui...

J'arrive alors à hauteur de la portière du papi (70/75 ans, à vue de nez) qui arrête sa voiture. Il ouvre sa vitre et je lui dis, très calme : "Vous avez quoi contre les cyclistes ?" Il me répond, les lèvres tremblotantes : "Je préfère ne pas vous répondre !" et referme sa vitre.
Au même moment, c'est mamie qui sort par la portière côté passager. Je m'attends à un contre mais là, elle me fait : "Je lui ai dit ! C'est bien fait pour lui ! On est à la retraite, on n'est pas à 30 secondes. Tous les jours, je m'engueule avec lui à cause de son attitude. Un jour, il se fera casser la figure et ce sera bien fait pour lui !"
Je m'excuse auprès de la mamie en disant que je suis vraiment désolé et finalement, je reprends ma route en lui souhaitant bien du courage pour les années qui lui restent à passer en cette charmante compagnie.

Méfions-nous quand même car un vieux con, c'est un jeune qui a vieilli... 
 

1 commentaire:

Guillaume de LTS a dit…

hum hum
dans le Canard Enchaîné, ça vaudrait un passage dans la "Rue des Petites Perles"...
en effet, qu'étais-tu donc en train de te servir quand tu faillis te faire serrer?
En tout cas voilà un récit pas bidon
:-p