"J'ai choisi de vivre heureux parce que c'est bon pour la santé."

Voltaire


"Le plus fort n'est pas celui qui arrive le premier ; c'est celui qui profite le plus de ce qu'il fait."

Kilian Jornet



21 septembre 2009

Les temps changent...

Pendant longtemps les cyclistes ont eu tendance à "se charger" un peu trop (même si je pense que la tendance s'inverse, le pourcentage de brebis galeuses est encore trop élevé).
Vases communiquants? Influencés? En tout cas, maintenant, ce sont les vélos qui s'y mettent...

C'est vraiment bluffant. Essayez et vous comprendrez. De là à gagner l'étape du Ventoux ou un Championnat du Monde...

Le souci, comparé aux ordonnances de complaisance de certains médecins véreux, ce n'est pas remboursé par la Sécu!

09 septembre 2009

Taxe Carbone

C'est d'actualité et aussi, lors d'une dernière escapade cycliste, il m'est venu cette question existentielle (faut profiter, c'est pas souvent!): et la "taxe carbone", c'est aussi valable pour les vélos?
Après mûre réflexion, je me suis dit qu'après tout, à 15€ la tonne, ça faisait quelque chose de l'ordre de 0,01 à 0,03€ par vélo... Il y a pire.
Les véhicules à moteur n'ont qu'à prendre exemple.

Allez, je pars rouler en essayant de ne pas rejeter trop de CO2!

P.S.: et celui qui trouve ce que c'est comme cadre, il sera bien vu...

01 septembre 2009

Comme un gamin...

Je n'ai pas grand chose à ajouter sauf que
c'était dans la boite aux lettres aujourd'hui...


P.S.: presque certain que Chavanel voudrait le même...

26 août 2009

En vacances, c'est...

En revanche, certains détails ne m'ont pas fait
regretter d'avoir laissé le vélo à la maison...
Déjà qu'à descendre en voiture ce n'est pas évident
alors le monter à vélo...

Vues également sur les routes de vacances, ces petites cabanes en pierres qui servaient aux bergers:

Quelle ne fut ma surprise, en visitant la plus vieille (celle en bas à gauche), d'y trouver ceci:

Si on regarde bien le modèle de gauche, on s'aperçoit même que le guidon est en version "contre la montre"! Étonnant, non? Pas tant que ça puisque c'est la saison :-p

Allez, bonne rentrée à tous et bons chronos à ceux qui participeront!


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11 août 2009

En VTT, le problème épineux...

ce sont les ronces...
Ils pourraient débroussailler un peu quand même!

Je veux bien faire des efforts pour éviter les arbres (et dieu sait si c'est difficile!) mais là, pour les ronces, rien à faire.

A moins de rester sur la route mais on n'est pas bien, là:


ou encore, là:

(photo réalisée sans trucages
et surtout, sans pansements!)

01 août 2009

Dans Paris à vélo...

Déjà près d'une semaine que le Tour de France a fini sa transhumance de juillet.


A l'occasion de l'arrivée sur les Champs Elysées, j'ai eu la chance d'être invité (merci Séverine!) à la Capitale pour voir ce fameux final que je n'avais jusque là, pu voir qu'à la télévision.

La différence avec un match de foot, c'est que quand on est sur place, on en voit moins qu'assis dans son canapé! Qu'importe, l'ambiance est à la fête, il y a quand même un écran géant mais le plus impressionnant, ce sont ces gens venus de partout pour encourager leur(s) chouchou(s)!

Ensuite, pour voir les coureurs passer, il faut faire preuve de méthode... Et quand on n'a pas comme certains, l'habitude d'amener son escabeau perso, tous les moyens sont bons.
Le Tour... De Gaulle...
Il y a même Super Fabian à la télé ;-)

Un troupeau de "fixies" a fait le déplacement
Et ensuite, après l'arrivée et la cérémonie protocolaire, c'est le défilé des équipes...

David prend même le temps d'escalader le trottoir pour venir faire un petit (Mon) coucou.
Certains ne sont pas encore assez fatigués et font même des abdos devant leurs supporters!
Saxo Bank fait le show devant les supporters danois, venus nombreux et tous heureux d'avoir eu droit au début de leur hymne national à la place de celui de l'Espagne quand Contador est monté sur le podium! Belle gaffe...

The Boss
En voyant le chiffre 1274 (nombre de jours sans compét) sur son vélo, je me demande depuis mardi si Ferrari va peindre "1036" sur la F1 de Schumacher pour le 23 août...

Un jeune supporter qui se souviendra
longtemps de ce moment privilégié...
Oui Mr Millar, on a le droit d'arroser ça
à la bière une fois la ligne franchie!

Faut se reposer un peu maintenant...

Quoiqu'il en soit, le Tour reste le Tour et finalement, il ne reste plus que 335 jours avant le prochain!


P.S.: Je sais que certaines photos sont floues mais peut-on affirmer que tous sont vraiment nets?

13 juillet 2009

Quand le Tour fait son "chaud"

Quand l'avis du public ne compte pas, quand le 50/50 ne suffit plus, il reste l'appel à un ami... Merci!
Chose faite, je bénéficie de "pass" pour le Village Départ du Tour qui s'élançait hier de St Gaudens.
Le soleil est là, il y a beaucoup de monde. Les collègues, les anciens & les ex-pros, les futurs mais surtout les coureurs actuels, tous sont là pour la représentation:

"La croisière s'amuse"
"Termine à tort" ou à raison?
"Astana vista, baby!"

"Tom égérie"

"Schlek, le deuxième"

"David contre Goliath"

"Selle que je ne suis pas"
"Gladiator"
(pas le plus difficile à trouver...)

Rencontre également avec "Les Jeunes Reporters" Culture Vélo/Vélo101, apprentis journalistes qui pendant 3 semaines, vont allier futur job et passion. Petite troupe attachante qui ne manque pas l'occasion d'une interview de David au sujet de l'oreillette...

"Rencontre du 3ème type"

Vous pouvez lire leurs reportages en cliquant ici.

Belle journée donc et le Tour, ça reste quand même quelque chose de magique...

Que la fête continue!


11 juillet 2009

La pelle de la forêt

Si on s'en réfère aux origines de mon prénom, on apprend que Sylvain vient du latin "Silva" (forêt) et "Silvanus" qui signifie "être de la forêt". Oui, je sais, si on découpe mal le mot, ça peut paraître anatomique.
Quand je fais du VTT, je sens bien cette communion avec la nature. J'adore les arbres et le moindre arbre coupé me fait réagir comme Idéfix, le chien d'Astérix...
Cette attirance pour la forêt n'est pas nouvelle mais depuis quelques temps, quand je fais du VTT, j'ai la nette impression que cette attirance est réciproque. Les arbres m'appellent: "viens... viens..."
Lors de la Cap Nore le mois dernier, quelques uns m'avaient déjà attiré à eux et surtout dans les petits chemins sinueux. Mon respect pour la nature fait que j'essaie toujours d'avoir une rencontre des plus douces avec mes racines (c'est le cas de le dire).
Ce matin, lors d'une balade du côté d'Aragon (pied sud de la Montagne Noire), malgré toutes les précautions du monde, au moins dans les descentes, c'est en montant que la rencontre s'est effectuée!
Petit chemin bien raide, trop de chevaux retransmis à la roue arrière (je ne vois que ça...) et hop! le vélo se cabre. Sans avoir le temps de déchausser, je me retrouve à l'envers, contre un arbre bordant le chemin.
Je remercie quand même l'arbre d'avoir été là car le devers était assez important et sans sa présence, il se pourrait que je roule encore!

Enfin bon, la nature c'est très joli mais il faut bien se rappeler qu'elle était là avant nous, qu'elle sera là après et qu'elle fait ce qu'elle veut!
Alors, respect!
Ça donne envie, non?


28 juin 2009

La mer pas amère

L'idée a été lancée il y a 3 ans, un jour de Téléthon. Christian n'était pas loin pour le décider, évidemment: "Allez, pareil, on fait l'aller-retour St Alban - Narbonne Plage - St Alban dans la journée!"

Reporté depuis 2 ans pour des raisons diverses et variées, cette année, c'est décidé, je coche le 27 juin sur le calendrier; on verra bien. Et j'ai vu...
Cricri cloué à la maison la jambe (oui, une seule) en l'air suite à une morsure de pédalier, c'est un peu la mort dans l'âme que je me décide à partir "seul". Presque seul puisqu'une fois encore (on ne change pas une équipe qui gagne), c'est mon père qui s'y colle pour faire l'assistance logistique. La BX est de sortie!

Départ 6h23 précises, à la "fraîche".

Je sais où je vais mais encore aujourd'hui, je ne sais pas trop pourquoi. Le but: juste le faire. Pas de chrono en tête, pas de record à établir. L'envie d'aller (et de revenir...) au bout d'un défi personnel.

Alors qu'importe, me voici parti...


Pendant que certains sont partis faire l'Ariègeoise et monter plusieurs cols, moi aussi, j'ai droit au mien! 190m certes, mais c'est marqué dessus alors bon.


A cet endroit, il y a l'alimentation du Canal du Midi via La Rigole (l'autre panneau derrière moi): il s'agit d'un ouvrage que je trouve "dément" dans sa conception (début des travaux en 1662!) et aussi, je vous invite à lire son histoire en cliquant ici.

Comme l'avait annoncé la météo (et David...), le vent est favorable à l'aller. Toutefois, d'être seul à pédaler est un peu ennuyeux alors je fais appel à un "ami". On met en place le dispositif "abri derrière la voiture"!
Les puristes diront que c'est tricher mais qu'importe, je dois quand même pédaler et comme je l'ai dit, il ne s'agit pas d'un record alors chacun sa méthode.
Personnellement, je ne culpabilise pas.

Jusqu'à Carcassonne (9h45), il y a peu de monde sur la route alors je profite bien de la BX et de son coffre ouvert mais il commence à faire chaud. Je raccourcis la tenue (haut et bas).

Après Carcassonne, ça se complique. Je ne suis pas le seul à aller à la mer mais les autres sont en voiture (pas cons les mecs!). Ça devient difficile de s'abriter dans le trafic.

Contrairement à nous, le vent d'ouest a fait la grasse mat' et se lâche à partir de 10h. Même sans la voiture, je roule facilement à 40km/h. La moyenne est élevée.


Arrive Narbonne. Il est 11h10.
Traversée par le centre (trajet le plus court), il y a de la circulation. Sortie de Narbonne, la Clape pointe son nez. La mer est derrière. J'y pense bien évidemment mais là, je commence à me dire: "ok, tu y es presque mais il faudra également revenir..."


11h45, je suis à la plage. 177 km et 36,1 km/h de moyenne. Presque facile.

Je ne prends pas le temps d'aller me baigner. Je ne pense pas que ça soit "stratégique" et que le fait d'enlever les chaussures, marcher dans le sable, nettoyer les pieds (pas bon au niveau irritation les grains de sable oubliés...) avant de repartir ne m'enchante guère.
Tant pis pour le "symbole". En attendant, je remplis quand même un ex-pot de Nutella avec du sable pour ramener un souvenir à Magoo qui était certainement le plus triste de ne pas avoir pu m'accompagner.


Tout au long de mon trajet, je fais bien attention à m'alimenter, à boire. Il vaut mieux ne pas avoir de fringale et pourtant, sur le front de mer, rien à faire, elle est là, elle me guette! Je l'évite quand même.

Nous aurions pu manger au bord de l'eau c'est vrai mais en plein soleil, non merci. Je me dis que finalement, tant que je suis "chaud mais pas fatigué", il vaut mieux refranchir La Clape maintenant. Le vent est fort. Si je mange maintenant, ça ne va pas le faire.

A 12h05, je laisse donc la mer derrière moi.
Arrivé à Narbonne, la circulation s'est atténuée. Je choisis de traverser la ville et de m'arrêter manger après. De la mer à la pause repas, près de 25km sans pouvoir m'abriter derrière la voiture me font dire que le retour va être "coton" car ça souffle vraiment fort.


On trouve un arbre en bord de route. Idéal. Il est 13h15.
Pas d'autre arbre en vue et du coup, on se croirait à "Cigaleland". Mon père se plante devant l'arbre en disant que là, il est obligé d'en voir une (assez difficile en général).
La cigale est maligne. C'est la pause repas et elle voit arriver des jambons, elle s'y pose:

"Bon, la cigale, tu es gentille mais on n'a pas que ça à faire.
On a encore un peu de route..."

La pause dure 30mn. Je remets des vêtements secs et de la crème solaire. Le soleil est fort et ma peau de viking fragile...

Là, moins drôle. De la circulation (moins d'abri possible derrière la voiture), toujours vent de face, fatigue (ben si, quand même!) et jusqu'à Carcassonne, ça me semble long (1h10 "seulement").
Je m'arrête quand même sur le pont de l'Aude pour faire un panoramique de la Cité. J'adore.

A la sortie, je perds la BX!
Afin de faire au plus court, j'ai pris les ruelles du centre et mon père est parti sur la RN113. On s'attend à la sortie mais pas sur la même route! Merci le téléphone portable!
Du coup, je fais une bonne dizaine de km seul dans le vent. Ça "pique".
J'attends à l'ombre d'un arbre. Il fait vraiment chaud. Paradoxalement, quand je roule seul, je force davantage mais avec le vent, j'ai une sensation de frais.
Alors que derrière la voiture, c'est comme une impression de faire du home-trainer dans un aquarium!

Jusqu'à Castelnaudary, les lignes droites sont longues, je profite de l'aspiration.


A Avignonet Lauragais (enfin la Haute Garonne!), je refais une halte. Il est 16h45. Il y a une source dans le village. C'est salvateur même si elle est trop petite pour y plonger. Dommage! Le vent se calme un peu. Ce doit être l'heure de sa sieste; je pense à la mienne...
Normalement, il me reste moins de 2h à faire. Mais 2h, quand on est cuit, c'est long. Il y en a déjà 10 derrière...


Quelques km seul dans ce qu'il reste de vent me font du bien. Pourtant, à la sortie de Baziège, des prémices de crampes aux mollets font leur apparition. Pas bon. Encore 30km...

A l'entrée de Toulouse (17h55), mon père me suggère de mettre le vélo dans la voiture! Il est fou lui! Pas maintenant! Ni jamais d'ailleurs!

La traversée de Toulouse est difficile et pourtant, pour un samedi après midi (de soldes), il y avait peu de circulation.

18h32. Je suis à la maison. Pas de photo.
Seul le compteur est là pour m'annoncer 354,5km, 33,6 de moyenne et mine de rien, 1400m de dénivellé.
Je suis "sec". Moins 4kg (4 litres) sur la balance (oui, je sais, j'ai de la marge) malgré le fait que je n'ai pas arrêté de boire.
Assis sur une chaise, les mollets bougent seuls! Il leur faudra près de 2h avant d'arrêter de gigoter.

Les courbes "officielles":

- La pression atmosphérique ayant baissé au retour, on a l'impression que je suis remonté plus haut. Que nenni.
- En bleu, la vitesse: les parties hautes représentes les parties où je me suis abrité derrière la voiture et les descentes. J'en aurais bien abusé un peu plus au retour...

Une conclusion? Je n'en ai pas spécialement. Je l'ai fait, c'est ce qui comptait à mes yeux. Une envie de faire autre chose, d'aller plus loin mais pas trop. Juste ce qu'il faut pour dire que même 11h sur un vélo, je peux le faire. C'est comme ça qu'on apprend à se connaitre.
11h à pédaler mais aussi à penser à plein de choses, à plein de monde (la liste est trop longue car il me semble que je n'ai oublié personne). Une introspection en quelque sorte.
Ça peut paraître idiot mais ça m'a fait du bien!

Ce matin, je suis allé rouler avec les cadets, leurs pères respectifs et Mathieu. Ne me croyez pas si vous voulez mais j'ai fait 85km et j'avais des jambes de feu!
Allez comprendre. En tout cas, je suis sûr d'une chose, quand le mental va, tout va!
En revanche, pour les jours à venir, il faudra peut être prévoir des baisses de régime...