"J'ai choisi de vivre heureux parce que c'est bon pour la santé."

Voltaire


"Le plus fort n'est pas celui qui arrive le premier ; c'est celui qui profite le plus de ce qu'il fait."

Kilian Jornet



29 décembre 2015

Bilan comptable

Il parait que quand on aime, on ne compte pas. Il parait.
Pour autant, quand arrive la fin de l'année, je regarde derrière et en faisant les totaux, je me dis "Ah oui, quand même !"

En fait, ces addi(c)tions servent surtout à constater une chose; je prends vraiment le temps de vivre avec/par le vélo.

Rapidement, en chiffres, j'ai parcouru un peu plus de 13800km, soit 200 de moins que l'année dernière. En revanche, j'ai une quinzaine d'heures de plus (environ 560...) car j'ai beaucoup plus de sorties VTT. La vitesse moyenne dans les chemins étant inférieure à celle sur le goudron, ceci explique cela.

Quoi qu'il en soit, du plaisir au quotidien, partout, par tous les temps.
Vous avez été nombreux (et de plus en plus) à suivre mes périples ici, voici en quelques photos choisies, mon année 2015, même s'il reste encore 2 jours...



























Et c'est pas fini !

15 novembre 2015

Été indien...

... vaut mieux que deux "tu l'auras" !

Pas sûr que le climat se réchauffe mais ce n'est pas grave. Ce qui est sympa, ce sont les belles journées que l'on peut avoir en automne.
Cette année encore, c'est le cas. Et si la vallée de la Garonne a la mauvaise habitude de nous amener le brouillard, il n'y a pas besoin d'aller bien loin pour rouler les bras et les jambes à l'air...

Pont du 11 novembre accepté, nous partons poser nos crampons vers la Méditerranée. On s'habitue vite au camping-car.

Le premier jour, c'est autour du Lac du Salagou que nous roulons. A l'intérieur des terres au dessus de Béziers, on n'échappe pas à une légère brume. 
La terre rouge est encore humide, suite aux fortes pluies de la semaine précédente. Pas grave. Le terrain est joli et ludique, on se régale.

Malgré certaines techniques très personnelles, on se mouille quand même un peu les pieds dans certains passages à gué.

Comme à notre (mauvaise) habitude à chaque fois que l'on contourne un lac, une erreur de parcours nous fait emprunter un sentier pédestre où il y a du portage à effectuer. Là encore, on retrouve une des rares limites du VTT à assistance électrique: le poids.
I'm the king of the world ! (rien que ça...)

Le soir, on file vers le sud et on s'arrête à Narbonne. Avec la belle sortie de la veille, on se pose un peu et on attend la fin de l'après-midi pour rallier Gruissan via le Canal de la Robine. Ce canal est le prolongement sud du Canal du Midi vers Leucate.
C'est aussi beau que calme et les conditions météo sont au top.

L'arrivée sur Gruissan est un peu magique. L'ultime chemin se trouvant entre un canal et l'étang de Gruissan. Trop beau.

On quitte Gruissan au coucher du soleil.

En même temps, aucun risque car nous n'avons pas de route à prendre sur les 16km qui nous attendent. J'ai quand même emmenés les gilets fluo et une frontale mais nous ne les utilisons pas. Ça passe. Juste, mais ça passe.

La prochaine étape, c'est Peyriac de Mer, sur l'étang de Bages.
Là encore, le soleil est de mise. Le parcours est enchanteur.

Le ciel est aussi bleu que l'étang et que la mer, visible au loin.
On continue à descendre vers le sud. Trop ?


En fait, nous longeons la limite nord de la Réserve africaine de Sigean. De se retrouver mufle à cintre avec ces animaux au détour d'un chemin, est plutôt sympa.

Une fois l'Afrique tangentée, nous remontons vers le nord.
Même si ce n'est pas le premier dimanche du mois, j'en profite pour faire une petite toilette...

Toujours plus vers le nord, nous escaladons une dernière petite colline et nous nous arrivons au dessus de Bages. La vue est splendide.

Après avoir traversé quelques bancs de flamands-rose (malheureusement, trop loin pour avoir des photos dignes de ce nom), nous retournons à Peyriac.
Enchantés par le décor, nous ne pouvons nous empêcher de prolonger le plaisir en refaisant une boucle autour de l’Étang de Doul.

Après ces 4 jours passés au soleil, le retour sur Toulouse, toujours dans le brouillard, est difficile.
Pour autant, je relativise car nous sommes en novembre et comme le veut une de mes maximes : "En novembre, repose toi les membres."

C'est donc la trêve (la mienne) mais il se peut que je fasse quelques exceptions à la règle car outre mon VTT Orbea (Occam TR H10 29 pour les connaisseurs) tout neuf, c'est un joli Supersix qui est arrivé la semaine dernière.
Et il va falloir essayer ça le plus vite possible... Demain ?

26 octobre 2015

Dis moi si je te suis, je te dirai où tu es...

Autant j'ai mis pas mal de temps à mettre un GPS sur mon vélo, autant je regretterai presque de ne pas l'avoir fait plus tôt.

Quand je courais (et ça commence à faire "quelques" années...), je n'en avais pas l'utilité. Je me servais d'un compteur et d'un cardio (dès 1985). What else ? 
Pour les courses, il suffisait de suivre les flèches ou les motos. Quoique, je me souviens d'une course où, dans l'échappée avec 1mn d'avance, la moto ouvreuse a fait demi-tour car elle s'était trompée de route depuis plusieurs kilomètres. Ayant rejoint le tracé officiel, nous nous étions retrouvés avec plus de retard sur le peloton que nous avions d'avance...

Aujourd'hui, c'est différent.
Je roule parce que la découverte et l'aventure font aussi partie du jeu. Et l'avantage du GPS, c'est de ne jamais être perdu. Et mieux, ça vous permet de voir, autour de vous, pas si loin, plein de routes dont vous ignoriez l'existence. Parce que vous passez régulièrement un carrefour et, par habitude, vous prenez toujours la même direction.

En revanche, le fait de prendre de nouveaux itinéraires vous éloigne parfois des routes fréquentées. C'est sympa mais pas forcément rassurant.

Depuis que j'utilise un Garmin Edge 1000 (je n'ai pas d'actions chez Garmin), je roule serein. D'autant plus quand je roule seul.
Pour exemple, le lundi, lorsque je quitte la maison, je "lance" Live Track (en plus de Strava...) depuis mon smartphone. A ce moment, ça envoie un mail aux personnes de mon choix. Ce mail contient un lien sur lequel il suffit de cliquer pour voir ça :



Il s'agit ni plus ni moins, d'un suivi en temps réel.
Alors, oui, bien évidemment, il faut avoir une confiance mutuelle avec votre conjoint(e) parce qu'en permanence, il (ou elle) sait où vous êtes...

Quoiqu'il en soit, si vous deviez ne pas rentrer pour cause d'accident (et de ne pas pouvoir prévenir), il serait bien plus facile de vous localiser en cas de recherches.
C'est peut-être un peu pessimiste comme explication mais ça peut également servir pour retrouver un camarade de sortie, quelques soient vos heures de départ. 
Ou encore, pour un point de rendez-vous commun (avec la voiture suiveuse pour le pique nique du midi) ou pour éviter que le soufflet ne retombe avant votre retour au déjeuner...

20 octobre 2015

Flash in the night

Je vous ai récemment parlé de Gearbest
Un site inépuisable en gadgets en tout genre. Et comme il y en aussi pour les cyclistes, c'est trop tentant...

Ainsi, j'ai reçu récemment une "wheel light". Pour ceux qui n'ont pas connu Shakespeare personnellement, on peut traduire par "lampe de roue". C'est un peu minimaliste car la "wheel light", c'est pas moins de 128 leds sur une seule barre. 
Et cette barre, vous la fixez facilement dans la roue de votre vélo avec des colliers (fournis)...

Au niveau du moyeu, c'est un peu plus gros mais il s'agit de l'interrupteur et de la batterie.


Il y a également un chargeur fourni avec mais attention quand même car il s'agit d'une prise type US et il vous faudra un adaptateur US > Europe. Et souvent, quand on voyage, c'est l'adaptateur inverse que l'on a à la maison.

Il y a également un aimant à fixer sur la base arrière gauche, derrière le pédalier. Cet aimant permet à ce joujou de savoir où se trouve l'horizontale et ainsi, de laisser l'image toujours perpendiculaire au sol.

Toujours sur Gearbest, vous trouverez également le lien vers un petit logiciel très simple qui vous permettra de mettre des photos ou des dessins perso ; si, toutefois, les 200 images livrées avec, ne vous suffisaient pas...

Plus concrètement, voici à quoi ça ressemble quand ça roule...



C'est énorme !
Franchement, j'ai fait un malheur lors des dernières balades nocturnes à Toulouse (le dernier vendredi de chaque mois, de mars à octobre).

Et pour moins de 26€ (pas de frais de port !), vous auriez tort de ne pas craquer.
Voici le lien direct mais si ça sort d'ici, je saurai que c'est vous :
http://www.gearbest.com/cycling-gear/pp_196995.html

PS : je tiens quand même à rappeler qu'en cas d'appel au secours, une lampe "à leds" ne saurait vous aider.



28 septembre 2015

Putain, 30 ans !

29 septembre 1985.
Doc et Marty Mc Fly ne sont pas encore partis dans le futur (tiens, d'ailleurs, vont pas tarder à arriver...).
Je suis en cadet 2ème année au Guidon Sprint Primaubois (près de Rodez). L'année cycliste a plutôt été bonne en terme de résultats même si le 1er mai, à Albi, je m'aperçois que le goudron est plus costaud que ma clavicule gauche.
De repos forcé pendant quelques semaines, j'ai plus de fraicheur que la plupart du peloton en cette fin de saison.

De temps à autre, il m'arrive de sortir de mon Aveyron d'adoption. Et ce jour là, c'est le cas. Direction Muret, au sud de Toulouse. Aujourd'hui, c'est presque une banalité mais dans les années 80, il fallait plus de 3 heures de route, pas forcément mauvaise, parce que les voitures de l'époque, qui en plus de ne pas rouler vite, émettaient à l'unité, plus de CO2 qu'une concession entière de Golf diesel (Je suis Volkswagen !)...

Cette ultime course de la saison est une "Épreuve Test", équivalent d'une manche de Coupe du Monde pour les jeunes de la région. Un classement est établi en fonction des points marqués grâce aux places acquises lors des 7 ou 8 manches (il me semble qu'il y en avait une par département).
En cette année 85, je n'ai participé qu'à celle qui avait lieu en Aveyron (et encore, parce que c'était mon club qui organisait...) et malgré un profil très escarpé, j'avais été chercher, crânement, une jolie 3ème place.

Le circuit de Muret est beau. Le départ et l'arrivée se font devant le lycée Pierre d'Aragon. On escalade la côte qui mène à Eaunes puis, après une longue ligne droite, on tourne à droite sur une petite route qui nous fait éviter le centre de Eaunes. Après un autre virage à droite, on s'attaque à un long faux plat qui nous fait arriver sur une jolie crête surplombant la Garonne. Ensuite, descente rapide sur Estantens et retour vers Muret par le bord, pas toujours plat, de la Garonne.

Il y a 6 tours de 13km au programme, ce qui en fait une des plus longues courses de la saison car jusqu'en juillet, le règlement interdit des distances supérieures à 60km.

Avant le départ, le classement du Trophée des Pyrénées est serré. Les 3 ou 4 premiers peuvent encore le remporter. Du coup, tout le monde se surveille et finalement, toutes les tentatives de fuite avortent rapidement.

Je suis affûté comme presque jamais et en forme. 
Comme à mon habitude, je finis la côte à l'arrière du peloton.
Pourtant, dans l'avant dernière ascension que j'attaque en tête, je finis dans les premiers.
Quelques hectomètres plus loin, Angel Puerta s'enfuit. Personne ne réagit. Je pars à contre temps mais le rattrape assez vite. Je me retourne une première fois, le peloton prend toute la largeur de la route. Bon signe.
On prend rapidement une avance confortable, aucun des deux ne rechignant les relais.
On arrive sur la ligne. Le speaker annonce une prime mais je glisse à mon compagnon d'aventure qu'on ne la dispute pas vraiment et que l'on continue à rouler. Il est d'accord et en plus, me laisse passer en tête.

Alors que l'on vire à droite pour l'ultime montée, il ne relance pas l'allure. Étonné, je lui demande pourquoi et il me répond simplement qu'il arrête parce qu'il a des crampes ! Allons bon !

Chose qui m'a longtemps servi, je n'ai jamais eu peur de ne pas gagner une course et c'est sans doute pour cette raison que j'ai souvent pris les bonnes échappées. Si on perd, ça ne nous fait pas un 2ème trou au c.. mais si on hésite, on est quasiment sûr de ne jamais gagner...

Me voici donc parti pour les 13 plus longs kilomètres de ma "carrière"... Je monte alors comme je peux mais dès que le pourcentage faiblit, j'accélère. 
Je me retourne une première fois ; personne. Je continue mon raid. Je n'ai pas d'oreillette, l'ardoisier est à la pêche, c'est stressant. Je n'ai pas eu mal au cou et pourtant, je ne me suis jamais autant retourné. C'est la première qui me tend les bras alors forcément, je doute.
J'apprendrais après l'arrivée que mon pote Thierry (Titi pour les intimes...) s'est défoncé comme un fou pour contrer toutes les tentatives de retour. Il n'était certainement pas le plus fort mais il voulait que je gagne et ça l'a transcendé. Je ne le remercierai jamais assez même si, quelques mois auparavant, nous avions inversé les rôles du côté de Figeac.
 
Je passe la ligne avec un peu plus de 40 secondes d'avance sur 2 gars en contre dont fait partie mon copain Pascal Galtier, de Castres.
Le peloton toujours verrouillé par Thierry, finit plus loin.
Ça suffit largement et hier, Peter Sagan a même prouvé que pour 3 secondes, on peut être un beau champion du monde.

C'est la première victoire, pas la dernière, et c'est la seule qui méritait que je garde, encore aujourd'hui, la coupe dans mon salon...
2ème année de vélo mais cuisses encore fines...

Pour les puristes (et les vieux), le classement :




Putain, 30 ans ! Et je m'en souviens comme de la première De Lorean...
 

 


01 septembre 2015

VTT et camping-car

Cet été, nous avons eu la chance de partir en vacances en camping-car. 
Et bien évidemment, les vélos étaient du voyage.

Pour autant, point d'aventure, ou presque. Le parcours était défini à l'avance, seules les haltes viendraient au fur et à mesure.

Premier objectif de ce périple, le Cantal et ses hauts plateaux. Et c'est à Salers que nous faisons notre première escale.
Il fait beau, l'air est frais mais c'est normal, on est presque à 1000m d'altitude.

Avant de partir, j'ai récupéré quelques traces GPS sur Openrunner. Pas toujours de bons choix mais tant qu'on n'a pas pu y aller, on ne peut pas savoir.

On retrouve le climat, la végétation et les murs de pierres de l'Aubrac; normal, c'est la face nord. En tout cas, c'est authentique et ça nous plait bien.

Une vache de course avec son dossard dans l'oreille...

La trace GPS date du printemps, à une période où les vaches ne sont pas encore dans les pâturages. Du coup, on se retrouve à contourner des champs et à escalader des fils de fer barbelés...


Malgré le concert permanent des cloches de vaches, on y croise également les chevaux de Dave...

A force de persévérance, on gagne de l'altitude et nous nous retrouvons sur les hauts plateaux du Cantal. Magnifique.


Avant de replonger (enfin !) dans la vallée, on aura droit à une ultime vue sur la chaine des volcans.


Notre seconde étape nous amène dans la vallée entre Murat et Aurillac. Nous sommes au pied de la station de ski de Super Lioran. 
Le circuit du jour doit nous faire faire une boucle de 40km. On revoit nos ambitions à la baisse dès la première montée, à froid...
Pas moins de 780m d'ascension en 8km ! Ça calme, même si c'est encore très joli.


Seuls au monde
C'est un Sphinx qui butine ou je me "trompe"...

Malgré notre insistance à vouloir toujours monter plus haut, on s'arrête à 1450m. Il y en a assez pour aujourd'hui. On finit à la piscine du village.

Deux jours plus tard, nous sommes au pied du Ventoux. L'air est lourd. Très lourd. Trop.



L'orage monte plus vite que nous.
Au tiers de l'ascension, je vois que les nuages noirs ont décidé de s'attaquer, eux aussi, au Géant de Provence. Connaissant quelques anecdotes, je prends la sage décision de faire demi-tour. On fonce alors dans la descente pierreuse, à travers les gouttes de plus en plus grosses.
On a juste le temps de monter dans le camping-car et l'orage s'abat sur nous. Sans regret. On reviendra.

L'escapade suivante nous mène du côté de Apt. Une boucle d'une cinquantaine de kilomètres nous fera découvrir les fameux ocres, entre Rustrel et Roussillon.
C'est bien balisé mais on trouve qu'il y a un peu trop de goudron et pas trop de chemins.
 Nauviale, souvent copiée, jamais égalée...



Les ombres sont longues à notre retour vers Apt. 
Une petite erreur de trajectoire réciproque nous fait goûter au (pas bon) bitume du Vaucluse, quelques mètres plus loin.
On se ramasse, la carrosserie rayée. C'est le métier qui rentre mais ça fait mal.
Un ultime raccourci trouvé au GPS, nous fait rentrer au plus direct. Mais pas au plus plat, loin de là. Une "bosse" de 1.9km nous fait monter de 180m, avec des passages à plus de 20%...

48h plus tard, nous sommes près des Gorges du Verdon.
Une trace GPS propose de faire le tour du Lac de Sainte Croix du Verdon. 40km. Tentant.
La sortie de Sainte Croix, où nous sommes arrêtés, se fait par la route mais là aussi, c'est raide. D'autant plus à froid.
Nous accédons "rapidement" au plateau surplombant le nord du lac.


Champs de lavande, grillés par le soleil provençal...

La première descente sur le lac est assez vertigineuse et caillouteuse. On la descend avec prudence. On fait une "pause" canoé dans les Gorges du Verdon et on repart autour du lac. 


On cherche un peu notre chemin car la trace à suivre, passe par des propriétés privées. Pas bien.
Au sud, le bord du lac est agréable, avec de beaux chemins.
Pour autant, le GR9b est à déconseiller pour les vététistes sauf s'ils n'ont pas pris... leur vélo !
A cet endroit, il s'agit d'escalade. Plusieurs dizaines de mètres à gravir avec le VTT sur l'épaule ou dans le dos. Début de galère.


Le mien est relativement léger mais avec celui de Véro, à assistance électrique, c'est beaucoup moins simple d'autant que mes bras n'ont pas la taille de mes cuisses. Peut être pas plus mal quand on y réfléchit...
Après une trentaine de minutes, je fais le choix d'enlever les roues du plus lourd, histoire de gagner 4 ou 5kg, portés par la miss. Lors d'une glissade en redescendant, j'y laisse les crampons d'une chaussure.


Presque arrivés sur la partie haute, je vois sur le GPS qu'un autre chemin n'est pas très loin. 300m à vol d'oiseau... Mais nous ne volons pas et c'est là que ça se complique vraiment. C'est à travers la garrigue, les buis, le thym et les chênes blancs que l'on va se perdre (même en ligne droite). L'heure tourne, le soleil baisse, et on n'avance pas. Il nous faudra près de 2h pour faire ces quelques centaines de mètres ! A court d'eau, d'énergie, de batterie (sauf celle du VTT puisqu'il faut le porter...), nous allons au bout de nous mêmes, presque par instinct de survie, finalement.


Nous trouvons au sol, une douille de cartouche, preuve d'un passage récent d'une forme de civilisation. S'ensuivent alors des marquages de peinture sur des pierres, indiquant un sentier qui nous mène doucement, mais sûrement, à un vrai chemin balisé. Sauvés ! Pas moins.

La descente sur Bauduen est sympathique.


C'est la dernière photo de la journée. Plus de batterie.
Nous arrivons alors à Bauduen et nous nous retenons de ne pas plonger dans la fontaine du village...

Nous effectuerons les 15 derniers kilomètres par la route, de nuit, sans autre éclairage que celui des étoiles. Franchement, ça fait peu.

Quelques jours de repos sont les bienvenus et nous emmènent vers Hyères.

Je range alors mon VTT pour sortir ma chaussure de rando à pédales. Mon fameux CAADX de cyclocross.
Avec Sébastien, un neveu de Véro pratiquant le triathlon, nous parcourons le circuit du tri longue distance de Hyères. Un peu plus de 100km, un peu plus de 2000m de dénivelé, qui nous fait parcourir l'arrière pays. Splendide.

Vue sur la mer, depuis Notre Dame des Anges...

Les garçons nous ont rejoints. Après quelques escapades en bord de mer, nous posons alors nos crampons sur l'Ile de Porquerolles.
Les chemins sont peu fréquentés lorsque l'on s'éloigne des plages. Et pourtant, les vues sont fabuleuses...





C'est sur ces magnifiques paysages varois que se terminent notre "Petit tour de France 2015".
Pas mal de kilomètres auX compteurS, des images plein les yeux, des rayures plein les jambes, des cicatrices, des bronzages cyclistes, des bleus, mais finalement, beaucoup de souvenirs qui donnent une seule envie, celle de repartir à l'aventure au plus vite.
Avec de meilleures traces GPS...

P.S. : à notre retour, nous n'avons pas pu laisser de commentaires désobligeants (et on en avait beaucoup de grossiers) sur la trace "Tour du Lac de Sainte Croix" sur Openrunner car elle n'y était plus... Pour autant, elle est encore dans mon GPS et ne s'est pas téléchargée toute seule...




24 août 2015

Gearbest

Je n'ai pas forcément l'habitude de tester du matériel et d'en faire part ici. D'autres blogs (comme matos vélo pour ne pas le citer) le font bien mieux que moi.

Pour autant, Gearbest, un site d'accessoires et de gadgets sur internet, m'a contacté il y a quelques semaines, pour savoir si j'étais intéressé de le faire, en échange de ces accessoires que je pourrai garder. Pourquoi pas, finalement ?

C'était à moi de choisir sur ce site bien fourni. Pas moins de 430 articles proposés, rien que pour le vélo !
J'ai donc fait mon premier choix pour une sacoche de cintre, plus petite que celle que j'ai déjà.

Le nom fait un peu extra-terrestre mais qu'importe, le jeu de mot est sympa.

La fixation se fait simplement avec des Velcro. Et du fait qu'elle soit amovible, elle est livrée avec une bandoulière.

Sur l'avant, il y a possibilité de fixer une lampe sur la patte en tissu. Bien pensée.
Les fermetures éclair ont l'air bien solide et ont l'avantage de s'ouvrir en grand, laissant l'accès complet aux poches.

Compacte mais pas petite, on y loge aisément  une chambre à air, une pompe et un appareil photo (ustensile incontournable du cyclo-touriste, non ?).

Il y a aussi une poche zippée à l'intérieur et un filet de séparation. On trouve également des poches-filets sur les côtés extérieurs. Correct.

Franchement, il s'agit là d'une sacoche vraiment pratique et je ne lui reprocherais que son aspect vinyle (au moins, c'est déperlant), un peu cheap.
Elle existe en noir, en vert, en bleu et en rouge: 

Allez donc faire un tour sur leur site (en cliquant ici), vous trouverez pas mal d'accessoires, à des prix raisonnables.

La prochaine fois, je teste une idée lumineuse pour rouler la nuit...