"J'ai choisi de vivre heureux parce que c'est bon pour la santé."

Voltaire


"Le plus fort n'est pas celui qui arrive le premier ; c'est celui qui profite le plus de ce qu'il fait."

Kilian Jornet



10 février 2011

Va te faire voir!

Brouillard n.m. (ancien français broue, brouillard).
Concentration, à proximité du sol, de fines gouttelettes d'eau en suspension formant un nuage qui limite la visibilité à moins de 1km.

En fait, c'est ça le plus difficile quand il y a du brouillard: se faire voir.

Alors, on a beau s'habiller en sapin de Noël ou mettre des habits qui réfléchissent (moi, je ne suis pas là pour ça), quand le brouillard est là, c'est assez dangereux de circuler en vélo. D'autant plus s'il fait nuit...
Les vallées de la région sont assez généreuses en cette saison et c'est assez frustrant de laisser mon fidèle destrier à l'écurie lorsque je m'aperçois au réveil, que la visibilité est réduite à néant. Ou presque.
La mort dans l'âme, comme ce matin, je suis donc parti au boulot en voiture.

Je devrais quand même trouver encore quelques jours d'ici la fin de l'année pour arpenter la campagne vers le Gers...

27 janvier 2011

Prêt à tout!

Après quelques recherches mais surtout après de longues heures de réflexion (le temps que je pédale, ça sert aussi à ça...), j'ai enfin fait mon choix.
Voici donc ma nouvelle monture:

Qu'en est-il exactement? Pourquoi celui-là plutôt qu'un autre pour tenter d'être le digne successeur (et non son remplaçant puisque dans mon cœur, je ne pourrai jamais le remplacer) du Wilier de l'article précédent?

Tout d'abord, je voulais un vélo pour tout faire. Plus utilitaire que vélo de course, même si la position reste la même à quelques millimètres près, un des points clef de mon choix était de pouvoir y greffer facilement un porte-bagages. Ensuite, mon 2ème souhait était d'avoir un vélo capable de m'emmener sur des chemins un peu moins goudronnés comme le bord du canal, ou encore les chemins de traverses dans la Forêt de Bouconne quand je fais le trajet entre la maison et le boulot. Il fallait que ça passe partout, sans risque de casser quoique ce soit; du solide quoi.

J'ai donc jeté mon dévolu sur un vélo de cyclocross avec un cadre garanti à vie...
Évidemment, ça fera sourire les moins jeunes qui m'ont déjà vu participer à des épreuves officielles il y a une vingtaine d'années, et où le tout récent speaker retraité Jean Claude Calmon, m'avait surnommé "Pouet Pouet"; eu égard à un de ces accessoires que j'arborais avec fierté sur mon cintre, juste à côté d'un petit avion Snoopy dont l'hélice tournait avec le vent (pas vite donc, vu la vitesse de l'énergumène que je suis dans cette discipline)...

Voilà, mon nouveau destrier est là. Prêt à tout.
A moi de me montrer digne de ses capacités et en route (voire, chemin...) vers de nouvelles aventures...

PS: si vous êtes sages, je vous trouverai une photo d'un cyclocross de l'époque. Et elle ne sera pas en noir et blanc. Mauvaises langues que vous êtes!

16 janvier 2011

Ça commence à me casser les douilles...

Les habitués de ce blog voient (malheureusement) régulièrement ici, des cadres carbone se casser. Trop fragiles? Certainement.
Pour autant, je me sers aussi avec joie d'un cadre en scandium (alu un peu spécifique), réputé un peu plus souple et plus confortable. Et si ça fait comme le roseau et le chêne, on est en droit de lui espérer une longue vie. Et voilà, avec ma gamelle fin octobre, le goudron a été plus fort que le cadre. Pas vu au premier bilan, c'est en changeant la guidoline cette semaine, que j'ai eu cette vision "d'horreur" sur la douille de direction...

Ça fait peur, non?

Et puis, avec ce vélo, après tout ce que l'on a vécu ensemble, ça fait un peu ch...

Je m'y étais habitué. Forcément. Alors, en attendant son remplaçant (même si dans mon cœur, ça sera difficile, voire impossible), je lui ai posé une "attelle" pour éviter toute ouverture définitive irréversible...
Bon, c'est sûr, il faut être connaisseur mais ça permettra de faire encore quelques kilomètres en attendant mieux.

Dans l'absolu, il me faudrait un vélo pour "tout" faire puisque un vélo de course, j'en ai déjà un (le Time). Un vélo capable de rouler par tous les (mauvais) temps, sur lequel je pourrais éventuellement monter des sacoches pour un des ces périples qui hantent mes rêves, des gardes-boue pour les jours de pluie et l'éclairage pour rouler les nuits d'hiver.
Et après tout, pourquoi ne pas envisager un vélo sur lequel on pourrait aussi adapter des pneus plus gros pour des chemins moins goudronnés ou des pavés (...)?

Franchement, il ne faudrait pas que je fantasme sur un cadre de cyclo-cross...

Affaire à suivre...


29 décembre 2010

De la chaîne à la courroie...

Pourquoi? Parce que!

Ça faisait longtemps que ça me travaillait (et encore, s'il n'y avait que ça...) et récemment, en en voyant un de près, j'ai craqué. Et plutôt que d'en acheter un tout prêt (commence à manquer de place...), j'ai pensé modifier le petit dernier... Parce qu'en fait, pour mettre une courroie, il faut que le cadre soit "ouvert"; avec une chaine, c'est facile, ça se démonte...
Alors évidemment, au début, ça fait peur mais bon, qui ne "tente rien n'a rien".
J'ai choisi le jour de Noël pour le faire. Ayant mis la voiture au fossé le matin ("Noël en Aveyron, capot dans les buissons"), j'ai pensé que ce jour devait être mémorable jusqu'au bout.
Juste après le repas officiel (on ne peut pas scier délibérément un cadre à jeun), je me suis lancé.
Voici donc la modification en 3 photos:

Avant...
Pendant...
Après...

Voilà, c'est fait! Il reste encore quelques finitions à apporter mais l'idée générale est là.

Plus silencieux... plus propre... différent en fait.
Avec cet avantage non négligeable: pouvoir dormir avec, sans salir les draps!

21 décembre 2010

113

113 jours!
La barre a été placée très haute cette fois-ci. Il s'agit certainement d'un record historique qui aurait sa place dans le Guiness Book.
En effet, le 30 août, mon collègue Paul était le 30000ème visiteur sur ce blog et remportait le, Ô combien convoité, pot de Nutella.
Joueur, j'annonçais que je doublais la mise si le pot n'était pas ouvert avant l'Hiver (aujourd'hui, donc)...
Et bien c'est chose faite depuis ce matin!
Et pendant ces 113 jours, le pot de Nutella était resté devant lui, sur son bureau! Franchement, si ce n'est pas un exploit, je me demande dans quelle catégorie on joue. Certes, il a du se battre bec et ongles pour que le pot ne finisse pas dans des mains "mal" intentionnées mais il a réussi.
Alors, bravo à lui!

Entre nous, je suis sûr qu'avec des crêpes, ça doit le faire...

Et de toute façon, ça n'arrivera pas à la Chandeleur...
En tout cas, je ne prends pas le risque; Paul est trop fort.

28 novembre 2010

Cheeeeese!

8 mai 1945. La fin de la seconde guerre mondiale vient d'être annoncée. Après toutes ses années de résistance en France, mon grand père va faire son service militaire en Allemagne. Histoire de surveiller que le "feu ne se rallume pas"...

A la fin de ces années difficiles, le parfum de la liberté l'amène à vouloir immortaliser certains moments à côté desquels aujourd'hui, on aurait tendance à passer sans faire attention parce que l'on est gavé de tout et que l'on trouve ça normal. En ce moment où il peut à nouveau voir le futur en face, il s'achète un appareil photo.

Un Zeiss Ikon
Il est à la fois un synonyme d'histoire, de liberté, de congés payés qui naissent, d'une envie de partager des moments perdus pendant les années passées à combattre.
Pour l'époque, il s'agit déjà d'un bel appareil. Il est "pliant" avec un soufflet en cuir, possède un retardateur et un objectif Zeiss encore réputé aujourd'hui comme un des meilleurs au monde (on en trouve même sur les mobiles Nokia, c'est dire!). Tout est beau.

Comme un indéfinissable sentiment d'évasion...
A cette époque, il faut prendre le temps de faire une photo. On est loin du numérique. Il faut mesurer l'intensité de la lumière, régler la distance et de préférence, le mettre sur un pied car le temps de pause est assez long. Le flou est chose courante. Pas les pellicules.


Lors de ma dernière escapade en Normandie, mon grand père m'a légué, avec une émotion réciproque, cet objet ô combien magnifique. Pour l'amateur de photos que je suis, sa valeur sentimentale n'a pas d'égale et méritait bien évidemment, quelques lignes ici même s'il n'est pas à pédales.
En quelque sorte, le Père Noël était un peu en avance...

Je ne sais pas encore si je vais pouvoir trouver une pellicule mais je ne peux pas le laisser sans vie. Par amour de la photo, par respect pour son histoire...

PS: mon grand père fête ses 88 ans aujourd'hui...

11 novembre 2010

Vélomobile

C'est ainsi que l'on nomme cet engin étrange:
Quand j'ai croisé son drôle de bolide, je n'ai pas pu m'empêcher; il fallait que je vois ça de plus près. On ne se refait pas...

Son propriétaire, Guilhem, n'est pas un cycliste. C'est juste quelqu'un qui se déplace économiquement, écologiquement et de manière originale. Et ça vient directement des Pays-Bas.

Des vélos couchés, j'en ai déjà vus. Mais caréné comme celui-là, jamais en vrai.
A 3 roues (2 avants de 20 pouces (BMX) et une arrière de 26 pouces (VTT)), il est composé de 2 structures alu (à l'avant et à l'arrière), "raccordées" entre elles par la coque en fibre de verre, renforcée en son milieu.
A l'intérieur, c'est entre le vélo et un cockpit d'avion. Tout y est.
Les pédales automatiques et le pédalier, le boitier de commande pour l'éclairage et les clignotants, un (tout) petit guidon avec de quoi actionner les dérailleurs avant et arrière.
De par son profil parfait en forme de goutte d'eau, on peut espérer atteindre de "grandes" vitesses aisément.
Guilhem qui maintient le 30km/h en forçant sur un vélo normal, atteint presque facilement 12 à 15km/h de plus dans son bolide!

Pour vous donner une idée, je vous recommande sa vidéo (en cliquant sur l'image ci-dessous) faite sur le vélodrome de Bordeaux l'hiver dernier, lors d'une journée spéciale vélos couchés (carénés ou non).

Son blog est ici: http://envelomobile.wordpress.com/

Ça donne des idées, non?

En tout cas, si je trouve un sponsor (il y a de la surface pour communiquer...), je me lâche. Ben oui, c'est vrai, je n'en ai pas un comme ça...


02 novembre 2010

One more Time

Ou plutôt "One Time more".
Voilà mon dernier "joujou"...
Assemblé tout fraîchement la veille de ma gamelle, j'ai été tout content de ne pas avoir installé l'éclairage dessus (et de l'avoir) quand je me suis retrouvé au sol la semaine dernière... Je crois que j'aurais été encore plus malheureux.

Alors évidemment, maintenant, il ne me tarde qu'une chose: vérifier s'il résiste au mur du son.

Affaire à suivre...