"J'ai choisi de vivre heureux parce que c'est bon pour la santé."

Voltaire


"Le plus fort n'est pas celui qui arrive le premier ; c'est celui qui profite le plus de ce qu'il fait."

Kilian Jornet



08 juillet 2013

Tour de France et Tour de Fête

Ne dites pas que je ne vous l'avais pas dit, c'est écrit là.

Tour de Fête rassemble plus d'une vingtaine de jeunes cyclistes pour faire, la veille des coureurs pros, les mêmes étapes du Tour de France à vélo. Belle aventure !
A l'origine du projet, Éric Fottorino. Monsieur Fottorino. Cycliste/journaliste/écrivain, il a tout mis en œuvre pour partager sa passion sur les routes de juillet. J'adore.

Ça me démangeait donc d'aller les accompagner un bout de route et ainsi, participer à ma façon, à cette épopée héroïque. 
D'autant que quelques jours après avoir posté mon précédent message, je recevais une invitation officielle. Il ne m'en fallait pas plus pour me décider à partir, et ce serait sur l'étape Castres-Ax 3 Domaines.

 Joli profil...

La veille, j'appelle mon pote Stéphane de chez Trek. Le connaissant, il doit déjà avoir posé la journée en congé. Exact. Il me dit qu'il va voir les pros à l'arrivée à Albi. Je lui dis de laisser tomber les pros et de venir avec moi. Les pros, on les connait, on les voit à la télé. Ce que je lui propose est différent : on fait le Tour de France ! En moins de temps qu'il ne faut pour se décider, nous nous donnons rendez-vous le lendemain matin et on se retrouve à 9h30, à Limoux (bien connue pour sa fameuse Blanquette), en tenue, prêt à décoller.

Nous revenons sur nos pas (ou plutôt sur nos pneus...) pour trouver, quelques 15km plus loin, un formidable peloton à plus petite échelle que celui qui passera le lendemain. Pour autant, rien ne manque : voiture ouvreuse, motos pour signaler les carrefours et autres subtilités routières, camions logistiques, voiture médicale, camion atelier/mécanique et un camping-car ! Mais eux sont partis à... 7h30 avec à leur tête, David Moncoutié, tout jeune retraité qui, l'année dernière, finissait malheureusement son dernier Tour de France en "camion pizza" (humour noir dont il est aussi friand que moi...).


Ils sont beaux. Tous leurs vélos sont identiques, un équipementier leur a fourni les casques et les lunettes, et leurs maillots blancs parsemés d'orange sont du plus bel effet dans la campagne audoise... On ne s'y croit pas ; on y est.
La vallée est longue jusqu'au pied du Port de Pailhères. Le soleil est déjà chaud mais les Gorges de l'Aude sont aussi belles que rafraîchissantes. Le groupe va bon train, dans la bonne humeur.

 

On s'arrête à Axat pour le "ravito". Il y a bien des marques diététiques sur la table mais il y a aussi de la quiche, du poulet, du saucisson. Parfait.

On remplit les bidons, les bidous, un coup d'indice 50 et on repart ! Les choses "sérieuses" commencent...

Éric nous dédicace sa dernière réalisation, "Petit éloge du Tour de France". Je le mets dans ma poche arrière, et même si ça fait du poids en plus, je ne le poserais pour rien au monde.

Le quintuple Meilleur Grimpeur de la Vuelta est formel : le Port de Pailhères est le col le plus dur de ce Tour de France 2013. Il culmine à 2001m mais il faut monter 15km à 8% de moyenne pour arriver à son sommet. Soit ; on est bien content d'être de la partie.

La logique est respectée dès les premières pentes. Les forts (garçons et filles) sont devant. Derrière, ça traîne un peu plus, mais n'est-ce pas le meilleur moyen de profiter davantage des paysages ?
David et Stéphane sont dans ma roue. Pour le moment.

Stéphane décroche un peu puis David me demande gentiment de le ramener sur les premiers. Je crois qu'il n'a toujours pas compris qu'on n'était pas fait pareil... 
Finalement, je le "laisse" partir vers ces sommets dont lui seul a le secret. Je fais quelques kilomètres seul puis, trouvant des Normands sur le bord de la route, je m'arrête discuter. On ne se refait pas.
 Les camping-cars sont déjà là... L'ambiance aussi !

 
 La montagne, ça se gagne !
 
Après quelques minutes, Lilian (je vous conseille sa page Facebook relatant son aventure) revient avec 2 compères de route. Ils montent à un rythme plus que correct (mine de rien, ils en sont déjà à une semaine non-stop). 

Quelques centaines de mètres derrière eux, Fanny monte seule. Je l'attends et on continue ensemble. Préférant de loin les sous-bois boueux alsaciens où elle excelle, elle domptera quand même plutôt bien son premier obstacle de juillet. Et ce qui m'a plu, c'est que son sourire inaltéré par la pente incessante, reflète bien le plaisir que prend toute la troupe, jour après jour, malgré des horaires à faire frémir plus d'un syndicat.
Cerise sur le gâteau, on jettera nos dernières forces sur la ligne du GPM au sommet, dans un sprint qui pique les cuisses, comme si on devait s'arrêter juste après. Normal pour une cyclocross-woman de se mettre à la planche, non ?
Pour l'anecdote, je fais 2.



On s'habille un peu car à cette altitude, il fait frais malgré le soleil.
L'habitude sans doute, j'arrive à esquiver un autographe du côté de Jean-Claude (organisateur de l'Ariégeoise), venu pour la paëlla géante et le feu d'artifice prévus en soirée. Ca faisait bien une semaine qu'on ne s'était pas vu !

Éric arrive et prend un peu de repos. En plus d'une banane.
En fait, cet homme mériterait un trône pour son action.
Et le jeune qui lui tombe dans les bras en lui disant merci, m'arrache une larme. Tout est dit.

Après l'ultime ravitaillement, on laisse ce groupe attachant basculer côté ouest, vers Ax-les-Termes.


Mine de rien, avec Stéphane, nous avons un peu plus de 100km dans les jambes et même si le retour vers Limoux est à profil descendant (et surtout au début...), il nous reste 80km avec un léger vent défavorable. Pas grave. C'était tellement magique jusque là que la tête sera plus forte que les jambes. 
Et bien évidemment, jusqu'à Limoux, on n'a pas pu s'empêcher de faire les sprints aux panneaux des villages...



184km de vélo, de soleil, de plaisir, avec peut être seulement le regret de ne pas faire tout ce Tour de France dans leurs roues. Et puis, on gardera ce merveilleux souvenir : on y était !
Et quoiqu'il en soit, au quotidien, je les suivrai ici, en me disant que dans ce 100ème Tour de France, les champions, ce sont eux...



04 juillet 2013

Ariégeoise 2013

Je connais Jean-Claude, l'organisateur de l'Ariégeoise, depuis plus de 20 ans, et à chaque fois que nos chemins se croisaient, il m'encourageait à venir faire son épreuve.
Depuis dimanche, c'est chose faite.

Il faut dire qu'une année sur deux, l'arrivée se fait au Plateau de Beille et franchement, misant toujours sur le plaisir, je me voyais mal finir mes 160km par ce qui, à mon avis, est une des plus dures ascensions du massif pyrénéen. Cette année, nous arrivions à Auzat, dans la vallée alors j'ai dit : "Pourquoi pas ?"

J'arrive vendredi soir et profite de l'hospitalité sans faille de Yannick, Nemesi et D'Artacan (le chien de Yannick). Je ne suis pas seul à dormir sur place. Jean-Denis (je vous conseille son blog), Thierry et Jean-Luc sont venus faire la Mountagnole, la petite sœur (100km) de l'Ariégeoise. Repas presque sportif à base de pizzas, de tortillas maison, de pâtes et Gatosport. D'anecdotes en exploits, on ne se couchera pas forcément très tôt...


On se lève ; le soleil aussi. La météo épargne l'Ariège et le beau temps est aussi de la partie. Quelle organisation au top !

Mon frangin Christian me rejoint à l'aube. Il a finalement pris l'option de faire le grand parcours avec moi. Acte social ? Pas forcément. Il faut dire qu'il est aussi (des fois plus, mais c'est rare) barjot que moi et il a peur de se prendre au jeu de la course sur les 100km. Bien lui en a pris, la journée sera belle.


Le départ est à 8h. On se présente sur la ligne.
Aux couleurs des mobylettes...

Le dossard rend abruti, c'est évident (le mien s'arrachera rapidement en remettant le coupe-vent dans une poche arrière. Un signe...).
Les 25 premiers kilomètres se font avec autant de nervosité que les 25 derniers d'une étape du Tour de France. 37.7km/h de moyenne ! Et des gamelles, bien évidemment. Avec Christian, on se regarde et on se dit qu'on n'est pas là pour faire la course ; on comprend mieux pourquoi les autres regardaient nos sacoches avec dédain...
Début du Col des Marrous, on lève le pied ; il reste 135km...
On se fait doubler par beaucoup de monde mais ça ne va pas durer longtemps. On rattrape déjà les premiers qui explosent de devant. Bouh !

La sacoche sert aussi à l'appareil photo...

Dès le sommet du Col des Marrous (990m), on bifurque sur la droite pour accéder, dans l'ordre, au Col de Péguere (1375m) puis, après un léger replat, au Col du Portel (1432m).
Ne pas ouvrir la bouche quand tu montes depuis 15 bornes,
mon Cricri, tu exagères...
Avec Christian, on s'arrête mettre le coupe-vent (certains prennent le risque de le faire en roulant, pour ne surtout pas perdre de temps...). On mange une barre et on fait une photo.
Et tant pis pour ceux qui n'ont pas profité du paysage...

On repart. Et comme tout est bien fait sur l'Ariégeoise (au bout de 19 ans, on maîtrise. Forcément.), de grands panneaux nous indiquent que la descente est étroite et dangereuse. Avant chaque virage plus accentué, c'est écrit : virage à gauche dangereux, virage à droite dangereux. Alors, quand on voit un (ou plusieurs) gars par terre, on serait presque en droit de sourire. Était-ce pour gagner du temps qu'ils sont descendus tambour battant ? Visiblement, ce n'était pas la meilleure option...

On est à Biert. Ce petit village nous avait accueilli lors de notre traversée des Pyrénées l'année dernière. On tourne à gauche, direction Massat. 
Premier gros ravitaillement. Bonne ambiance, musique, tout est là pour le plaisir. Jean-Claude, qui essaie de déléguer de plus en plus, est là. Bonne humeur, quand tu nous tiens ! On a même droit à une petite interview pour France 3.
Devant nous se dresse la 2ème difficulté. On monte jusqu'à l'étang de Lers (1295m) puis on tourne à droite, direction le Col d'Agnès (1570m). 16km d'ascension où on trouve déjà pas mal de monde en perdition. Sachant qu'en haut, on ne sera pas encore à la moitié de notre périple...
Plutôt joli, non ?

On redescend une dizaine de kilomètres vers Aulus-les-Bains puis on remonte 5km, jusqu'au Col de Latrape (1111m). S'ensuit un long schuss dans la vallée jusqu'à Seix. Là, on se fait rattraper par un groupe d'une trentaine d'éléments. Ils roulent beaucoup plus vite que nous (ils arrivent d'où ?). On se met dans les roues mais je dis à Christian qu'il est hors de question que je me mette dans le rouge pour tenter de suivre ce troupeau de dingues. Même si ça descend. 
On tourne à droite, ça remonte légèrement. Pour autant, les furieux ne ralentissent pas. On fait une pause pipi et on repart tous les deux, au calme. Il y a 10km pour repasser à Massat. Vous n'êtes pas obligés de me croire mais en montant tranquilles, en discutant, on retrouve des attardés (le nom s'y prête bien...) du peloton qui nous a abandonné quelques kilomètres avant ! Ridicule.


Il reste 30km mais ça monte jusqu'au Port de Lers (1517m) avant de plonger sur Auzat. On profite bien du dernier ravitaillement. On s'attaque à la saucisse et au fromage, ça fait du bien, même si la diététique Punch Power a largement fait ses preuves tout au long de la journée.

J'ai beau avoir perdu du poids, quand ça monte "pour de vrai", une certaine logique est respectée : ce que la gravité m'autorise dans les descentes, l'inertie me l'interdit dans les montées (je ne cite pas l'auteur pour ne pas rougir)...
Je prends donc mon mal en patience en profitant du paysage qui est magnifique ; ça tombe bien.


Tout en continuant de rattraper ceux qui pensaient qu'ils perdraient du temps en s'arrêtant aux ravitos.
Heureusement pour nous, dans toute cette masse de cyclistes (près de 700 à l'arrivée...), on a quand même eu la chance de trouver des gens sympas. A l'image d'Alain qui, me voyant m'arrêter prendre une photo pour ce compte-rendu, me dit : "je sais d'où je te connais ! ... Le petit vélo de Sylvain !". Mes parents n'étant donc pas seuls à lire mes délires, il a le droit à sa photo ici :
En haut du col, on remet une dernière fois le coupe-vent avant l'ultime descente qui nous emmène vers l'arrivée à Auzat.
Comme lors d'un championnat régional il y a quelques années avec Christian, on passera la ligne main dans la main, heureux d'avoir partagé une belle journée de vélo. A refaire.


A l'arrivée, un bien beau plateau repas nous est servi. Ça fait du bien.
Après ces agapes, on repart à vélo direction Tarascon, une quinzaine de kilomètres en faux plat descendant. Facile. Du coup, à la sortie d'Auzat, Christian "met un sac" ! Taquin, je contre ! Et ainsi de suite, jusqu'à Tarascon, con ! Il m'énerve quand il est aussi con que moi. M'en fiche, je fais le panneau à Tarascon.

En tout cas, ce fut une journée parfaite. Météo idéale et organisation parfaite, what else ?
Avec Christian, on s'est même attaché à remercier tous les bénévoles à chaque ravitaillements et à chaque carrefour des 40 derniers kilomètres (tout en pensant à tous ceux d'avant). C'est grâce à ces gens plein de bonne volonté que cette épreuve est une réussite. Si quelques uns d'entre eux passent par là (sait-on jamais...), qu'ils fassent suivre le message : MERCI !
Merci également à Jean-Claude, Yannick, Nemesi, un peu moins à D'Artacan qui m'a fait monter (et descendre...) en courant les 2 étages de l'immeuble, 2 fois, après l'épreuve (ça pique les cuisses...) pour un contrôle urinaire virtuel dans le jardin du voisin...

Hier, j'ai reçu la Dépêche de l'Ariège avec les résultats officiels. Ils annoncent un millier de partants sur l'Ariègeoise (grand parcours donc) mais il n'y a que 714 classés... Ils sont où les 30% qui n'ont pas franchi la ligne ? Pas sûr qu'ils aient pris le temps de se faire plaisir jusqu'au bout. Dommage, c'était possible.

Et pour clore, je citerai Kilian Jornet  Burgada (ultra-trail et course à pied en montagne...) :
"Le plus fort n'est pas celui qui arrive le premier mais celui qui prend le plus de plaisir dans ce qu'il fait."

03 juillet 2013

Luz Ardiden Night Experience

Je vous parlais récemment (voir ici) des inondations qui ont tout emporté dans les Hautes Pyrénées ; dont la route du Tourmalet où devait avoir lieu, le 8 juillet et le 5 août, des montées nocturnes à vélo.
J'avais alors écrit à l'Office de Tourisme pour leur proposer une autre ascension, dans le même coin, pour que la vallée reprenne vie au plus vite. Quitte à doubler le prix des engagements pour en reverser une partie à une association qui s'occupe des victimes de la région.
Je ne sais pas si mon idée leur a plu mais en tout cas, la montée aura bien lieu, côté Luz-Ardiden (versant de la vallée faisant face au Tourmalet), le lundi 5 août.
Pour autant, le prix de l'engagement étant resté à 10€, il serait bon que les cyclistes présents (dont je ferai partie...) ce jour-là (et les accompagnants...) pensent à être généreux. C'est le moment de montrer un signe de solidarité.
Venez nombreux, vous ne le regretterez pas.

28 juin 2013

Tour de fête

On y est !

Le Tour de France s'élance demain. Le "vrai". Celui qu'on voit à la télé, celui qui met en émoi des millions de spectateurs, l'officiel.

Et pourtant, cette année, a lieu un autre Tour. Mais pas un mauvais tour comme celui qu'on joue à chaque fois, quelques jours avant le départ, en retrouvant des échantillons d'urine ou de sang dont les dates de péremption frisent le ridicule.

Non, cette fois-ci, c'est une belle aventure dont il s'agit. Une aventure à laquelle il m'aurait plu de participer mais bon, 3 semaines de congés à prendre pour aller pédaler, je n'en suis pas encore là. Y serais-je un jour d'ailleurs ? A la retraite sans aucun doute ; et peut-être avant, si un de ces jours, la Française des Jeux en décide autrement... ;-)

Ce Tour de France là, est à l'initiative de Monsieur Éric Fottorino. Journaliste, il est également l'auteur de livres sur le cyclisme dont "Je pars demain" et que je conseille vivement. Tout cycliste qui se respecte, devrait l'avoir lu, tellement on y retrouve tous ces petits détails qui nous font aimer le vélo.

"Tour de fête" consiste à parcourir le même parcours que les pros mais la veille (idée utilisée dans le film à l'affiche "La grande boucle"). 
Ils sont donc 23 jeunes lancés dans cette aventure. Et détail non négligeable, ils ont la chance d'être accompagnés dans ce périple, outre par Éric Fottorino lui-même, par un autre hédoniste du cyclisme, David Moncoutié. Il y a pire.

Lors de mes périples annuels, David avait toujours un œil envieux dessus. Il rêvait de mes aventures cyclistes pendant que lui allait "bosser". Cette fois-ci, c'est le contraire.
Il refait donc le Tour cette année. Et même s'il n'aura pas la chance de pouvoir gagner une 3ème étape sur cette épreuve prestigieuse, je pense qu'il ramènera dans sa tête, des trophées d'une toute autre valeur.
Étant le premier de nous deux à la retraite, c'est lui qui ouvre la brèche des défis très longue distance (3400km en 3 semaines). Même si la logistique dont il bénéficie est d'une toute autre mesure, ces 21 jours à pédaler me font saliver.

Cette année, j'aurai certainement plus d'attention pour Tour de fête que pour le Tour de France. Désolé pour l'élite du cyclisme mondial mais cette fois-ci, je rêverai davantage en sachant que les participants n'ont pas mis tous les moyens possibles pour réaliser un rêve...

Et vous savez quoi ? A aller voir passer le Tour, même si je ne dois pas ramener un t-shirt Carrefour ou prendre un porte-clef PMU dans la tête, j'ai bien envie de faire le déplacement pour encourager ces héros. 
Pour les coureurs pros, je ne m'inquiète pas, il y aura toujours du monde pour les applaudir. Mais eux, c'est leur boulot. Ils sont faits et prêts pour ça.

Pour les participants du Tour de fête, je leur adresse cette citation de Kilian Jornet (même si c'est un coureur à pied) :
"Le plus fort n'est pas celui qui arrive le premier ; c'est celui qui profite le plus de ce qu'il fait."

Bonne route les jeunes, et les autres ! Que la Force soit avec vous !

P.S. : j'ai bien d'envie de les accompagner sur l'étape Saint-Girons / Bagnères de Bigorre...

21 juin 2013

A l'eau ! Non mais à l'eau quoi !

La météo n'est pas terrible depuis "quelques" temps. Les pluies se sont même abattues avec violence ces jours-ci. Orages, grêle, on a eu droit à tout. Et même par endroit, ce fut pire que tout.

Le 8 juillet, je m'étais fixé comme objectif, la montée du Tourmalet de nuit (mais j'avais également l'intention de la faire le 5 août car 2 éditions étaient prévues cette année). 
Au vu des premières photos du Tourmalet, côté Barèges, je suis tenté de faire ce mauvais jeu de mot qui aurait pu faire sourire dans d'autres conditions : c'est tombé à l'eau.

Au delà des routes emportées, j'ai une pensée pour les personnes qui ont tout perdu et dont la seule préoccupation est leur survie.

Pour autant, il est important que cette région reprenne vie au plus vite. 
Pour cette raison, j'ai proposé à l'Office de Tourisme des Hautes Pyrénées de chercher une autre montée possible dans le coin, où la route aurait gardé un minimum d'intégrité. Les engagements passeraient à 20€ (au lieu des 10 initialement prévus) et la moitié seraient reversée aux victimes.

Je sais, c'est peu. Trop peu. Mais si tous les cyclistes qui empruntent ces routes lorsque le soleil brille, daignent contribuer, ne serait-ce qu'un peu, à leur façon, ça peut peut-être initier un élan de solidarité, trop rare par les temps qui courent...



13 juin 2013

Ariégeoise 2013, n°149...

Elle fait partie des grandes cyclosportives françaises et pourtant, je ne l'ai jamais faite. C'est tout à côté d'ici (environ à 100km de Toulouse) mais une fois encore, à avoir un planning chargé comme un podium du Tour (non, je ne l'ai pas dit...), je n'y suis jamais allé. 

Une des particularités de l'Ariégeoise, c'est d'alterner l'arrivée, une année sur deux, une fois au Plateau de Beille (15.8km à 8% de moyenne), une fois à Auzat (après la descente du Port de Lers qui fait 14km). 
Avec 160km pour le parcours officiel, je ne sais pas pourquoi (quoique...), mais j'aime autant finir par la descente. Et cette année, c'est cette option qui est d'actualité. What else ? 
 



Alors évidemment, je ne vais pas y participer avec un objectif de performance ; ça fait déjà un moment que j'ai laissé tomber l'affaire. D'autant quand le profil de l'étape n'est pas forcément propice au gros du peloton. Rien ne sert de courir...
En revanche, comme d'hab', le plaisir sera de mise. Avis donc aux abrutis de mon âge qui espèrent être champions du monde un jour, je ne serai pas tendre avec eux. A bons entendeurs... 

Chose pas banale, malgré ma Traversée des Pyrénées et ses 23 cols en 2012, je n'ai encore monté aucun des cols proposés cette année. Ça tombe bien parce que si c'est dur, j'aime autant avoir la surprise ! 

Je prends l'appareil photo (en espérant que la météo s'y prête), je branche Runtastic et Strava, et je reviens rapidement par ici pour vous livrer un petit compte-rendu.
Et entre nous, avec le numéro 149, je vais en voir passer un paquet...

P.S. : pour faire taire Éric avant qu'il ne se rebelle, ce n'est pas un dossard mais une plaque avec un numéro...

04 juin 2013

Le petit dernier (ou pas...)

Chez moi, un vélo ne meurt jamais (ou presque...). Il y a toujours moyen de lui donner une seconde vie (je n'ai pas encore vécu assez longtemps pour savoir s'ils peuvent avoir aussi une troisième, une quatrième, etc...).

Celui-là est arrivé en 1999. A l'origine, ce cadre en scandium (alliage d'aluminium plus léger et plus résistant mis au point par un Scandinave ; d'où le nom...) de chez Easton, était prévu pour équiper une équipe italienne. Après seulement quelques séries hivernales, les Italiens de chez Colombus ont su être convaincants (genre "pot de terre" contre "pot de vin") et ont finalement eu les faveurs des coursiers. Dommage car avec ses 1000g en taille 57, c'était déjà du très léger. Tant pis pour eux, moi, j'y ai eu droit.

Il s'agit du modèle Mortirolo ; nom donné en référence au fameux col italien dont le pourcentage des pentes (versant Mazzo du Valtellina) est plus proche d'un vin rouge que d'une bière, même forte...

Tubes relativement fins pour l'époque, soudures limées, j'avoue avoir passé de belles heures avec. Un peu plus de 10 ans à 9/10000km de moyenne, je pense qu'il a fait son temps.

Quelques victoires au compteur dont, un titre de champion régional sur route (merci Christian !) et un titre de champion régional contre la montre. Rien que pour ça, il ne méritait pas que je m'en sépare. Il a ensuite servi de vélo pour les jours humides (vous savez, les mêmes que depuis plus d'un mois...) jusqu'à ce qu'une chute nous sépare. La douille de direction fendue, je lui avais trouvé un remplaçant. Pas dans mon cœur.

Après un passage par la "case papa" (Merci !), le voici réparé, prêt à repartir ; même si c'est de façon bien plus modérée.

La mode est au fixie (vélo de ville à pignon fixe) et au singlespeed (la même chose mais avec une roue libre). J'ai beau avoir fait beaucoup de piste, je n'ai jamais été trop en confiance avec le pignon fixe (c'est sans doute pour cette raison que je me dépêchais d'en terminer pendant les courses...). Déjà au milieu d'un peloton, alors au milieu des voitures, encore moins évident. Du coup, j'ai bricolé un vélo avec un seul plateau, un seul pignon mais avec une roue libre et des freins.
Roues Shimano Dura-Ace, étriers de freins Dura-Ace, pédalier Dura-Ace, franchement, il y a pire...
Pour le cintre, un Mavic ressorti des cartons et hop ! Le tour est joué.

Il n'y a plus qu'à...





23 mai 2013

Randorallye de Nauviale

Encore ? 
Ben oui, comme chaque année, vous avez droit à mon compte-rendu. Un peu différent quand même cette année...

Cette rando VTT (mais aussi possible à pied, le lendemain) unique en son genre, a eu lieu le samedi du week end de l'Ascension, à Nauviale, dans ce magnifique département de l'Aveyron (je ne suis pas chauvin ; je ne suis même pas aveyronnais). 

Imaginez une commune de 500 habitants, submergée par un tsunami de vététistes et de marcheurs qui, le temps d'un week end, quadruplent la population... C'est quand même un signe, non ? 
Cette année encore, ce fut une réussite car les 985 (1000 en 2014 ?) cyclistes et plus de 400 marcheurs se sont régalés. Dans tous les sens du terme. La météo "peu clémente" (pour rester poli...) des dernières semaines a épargné le Vallon, le temps de l'épreuve. Il n'y avait peut être pas de quoi bronzer, c'est vrai mais bon, on ne va pas faire les difficiles même si les médias nous rabâchent un certain réchauffement climatique. 

 La montagne, ça vous gagne !

Encore un accueil des plus chaleureux dès l'arrivée. Café, viennoiseries, musiciens déjà en place, bonne humeur et convivialité, tout est donc prêt pour réussir une grande fête. Comme d'hab'. D'ailleurs, je pense que le secret de cette réussite est là : ce n'est pas un club de vélo qui organise l'épreuve mais le Comité des Fêtes de la commune. Je ne dis pas qu'un club ne saurait pas le faire mais seulement qu'un Comité des Fêtes sait organiser une fête. Et avant d'être une épreuve cycliste (et même si les plus exigeants y trouvent quand même leur compte), il s'agit avant tout d'une fête. 
Des chemins encore inexplorés (certains s'acharnent même à explorer, rarement volontairement, leurs abords...), de nouveaux villages (avec, entre autres, une vue imprenable sur Conques), tous les ingrédients qui font le charme et la réussite de la Randorallye étaient encore une fois réunis. 

Je passe sur les ravitaillements (plus facile à dire qu'à faire...) qui, un jour peut être, auront une étoile dans le Guide Michelin. Il vaut mieux transpirer un peu en pédalant et boire avec modération si vous ne voulez pas que votre balance indique plus à l'arrivée qu'au départ !

 Des cris de joie à s'en crever le tympan (surtout ici...)

  Randorallye ou bal musette ? Les 2, c'est encore mieux !
Avec le rouge, rien ne bouge...

  Et un sprint final, sans les crêpes avant, impossible !

Et là encore, un an à patienter afin de re-goûter aux plaisirs indéfinissables de la Randorallye. Ça va être long.

D'autant que cette année, je n'étais pas au départ !
Ne pas vouloir reconnaitre que je suis accro à ce moment magique est une dure lutte.
C'est comme tous les (bons) abus que la Terre porte, quand on dit "oui" une fois...

Je dois l'avouer, je suis "Randorallye addict".

Venez, vous comprendrez...

P.S. : cette année, j'étais là :
Il y a bien un single qui longe le bord de la côte mais j'ai peur que ça fasse un peu loin ; même en agrandissant un "peu" la "Colorée" (parcours le plus long à Nauviale)...

06 mai 2013

Conquer the road ! *

*Conquérir la route !

Pour suivre le maximum de vélo à la télé, j'avoue, j'ai Eurosport. J'ai également une paire de lunettes Oakley et quand je roule, ce n'est jamais sans Strava et ses fameux segments chronométrés.

Aussi, quand les 3 marques s'associent en mars pour organiser le concours "Conquer the road", mon côté joueur (plus ludique qu'addict) me fait m'inscrire. Le but est de cumuler des kilomètres (ça, je sais faire), de faire partie des 20 premiers (moins évident) puis, être retenu dans les 2 finalistes (on ne sait jamais) pour parcourir une étape du Tour de France (celle de l'Alpe d'Huez ou celle du Ventoux...) avec un pro et une "ancienne gloire", quelques semaines avant le départ officiel de juillet. Grisant.

J'admets franchement qu'au fil des jours (genre un ou deux...), j'ai complétement oublié cette inscription.
Aussi, quel ne fut pas mon étonnement lorsque fin avril, Eurosport me contacte pour me dire que je suis dans le top 20 ! 15ème exactement, et 1er français ! 

Après un appel de leur part (près de 45mn) le 24 avril, j'étais excité comme un cadet.
Toutefois, ma place de 15ème ne suffisait pas pour accéder au Graal ; il fallait également que le jury vote...
 
Les 2 finalistes devant également participer à une émission télé présentant le 100ème Tour de France, ça fait vraiment envie. Et comme à mon habitude de scout que je n'ai jamais été, je suis Toujours prêt !  

Autant dire que jusqu'au 03 mai, date de la délibération finale du jury, les jours furent longs comme ceux où je ne pédale pas...

Finalement, ce sont le 10ème (un Suédois) et le 20ème (un Français) qui seront retenus ; à ma grande déception. Contrairement à Europcar ou encore Cofidis, je n'aurais pas le droit à une "wild card" sur le prochain Tour.

En consolation (pour avoir fini dans le Top 20), je recevrai une paire de lunettes Oakley. Et mine de rien, c'est déjà bien sympa quand même.


Et à défaut de pouvoir dire "En 2013, grimpe l'Alpe d'Huez !", je me contenterai de "En mai, roule en Oakley !"

Hé, les organisateurs, c'est quand le prochain jeu ?

P.S. : Et si j'avais eu à choisir les cyclistes avec qui l'étape se serait faite, j'avoue que j'aurais une préférence non dissimulée pour le duo Jacky Durand/Fabian Cancellara plutôt que celui composé de Richard Virenque/Alberto Contador...