"J'ai choisi de vivre heureux parce que c'est bon pour la santé."

Voltaire


"Le plus fort n'est pas celui qui arrive le premier ; c'est celui qui profite le plus de ce qu'il fait."

Kilian Jornet



28 juin 2011

Mon championnat du Monde

Pour certains, c'est à l'occasion d'une course ou encore, tout au long de leur saison sous les couleurs d'un club; pour d'autres, c'est une cyclo-sportive ou la sortie dominicale avec les copains, qui leur sert d'épreuve "officielle"; pour ma part, c'est quand je rentre du travail en vélo. Chacun son truc.

Je n'ai pas besoin de dossard pour être Champion du Monde. Un chronomètre me suffit. Je ne cherche pas (ai-je déjà cherché?) à être le meilleur; mon objectif est "simple", faire mieux que la fois d'avant. Faire mieux que moi.
Je ne peux pas taquiner le chrono toute l'année; il faut être lucide. Les longs mois d'hiver passés à éclairer la route dans le froid font partie de la préparation à ces objectifs bi-hebdomadaires. On m'a toujours dit (méthode obsolète?): "moins tu roules vite l'hiver, plus tu roules vite l'été...". Je dois avouer que ça me réussit assez.
Évidemment, je fais ça avec mon vélo "normal". Point de bon "vieux vélo de chrono de la grande époque" ni de bonnes "jeunes cuisses de la grande époque". Je fais avec; ou plutôt sans. Je sais que je ne vais pas vers mes meilleures années niveau performance mais la "sagesse" me fait penser que plus je m'éloigne de la performance, plus je me rapproche du plaisir. L'un n'empêche pas l'autre, certes, mais à défaut d'être performant, autant trouver du plaisir dans ces moments.

Depuis samedi, je roule avec le maillot (au moins quand il est propre...) de mon Maître.
C'est la première fois que je roule avec le maillot d'une équipe pro. D'un côté, je remercie Stéphane pour ce cadeau et d'un autre côté, Cancellara ne le mettra pas pendant un an puisque depuis dimanche, il est champion de Suisse (en attendant mieux...). La densité des porteurs de ce maillot n'a donc pas été chamboulée mais d'autre part, il faut en être digne.
Le parcours de mon championnat du Monde fait 34,7km. Décomposé en 4 parties distinctes:
- la traversée de l'Isle Jourdain (composée d'un feu et d'un peu de circulation, ce n'est pas le meilleur endroit pour tenter de gagner du temps),
- de grandes lignes droites quasi plates dans la Vallée de la Save sur une quinzaine de kilomètres,
- une côte de 1km tout juste, qui me permet de sortir de la vallée,
- de longs faux plats à tendance descendante pendant une douzaine de kilomètres,
- et enfin, 4km tout plats où seul le pont traversant la Garonne à Gagnac, constituant un peu mon "Alpe d'Huez" (référence à un commentaire de Robert Chapatte lors de l'étape Arras-Le Havre (Tour de France 1991), remportée par Thierry Marie après une échappée solitaire de... 234km! Il avait néanmoins profité de l'occasion pour prendre le maillot jaune pour une poignée de secondes (voir ici)).

Depuis quelques semaines, je sens que la forme est là. Mon périple "Océan-Méditerranée" a renforcé ce sentiment. Quelques tentatives de record au retour du boulot m'ont donné raison mais les conditions météo n'étaient pas toujours idéales. Ne serait-ce que la semaine dernière où l'orage et la pluie battante sur les 8 derniers kilomètres m'ont fait échouer pour 5 "petites" secondes.

Ce mardi, le vent est plutôt favorable mais bon, ça fait aussi partie de la "course" et c'est aussi pour toutes les fois où je l'ai dans le nez. Pas à 100% c'est vrai, mais relativement porteur quand même. D'autre part, la pluie est en équilibre et très menaçante. Le deal est simple: ou je bats mon record, ou je me mouille. Et je porte le même maillot que Spartacus...
Dans ma stratégie, je ne cherche pas à gagner du temps dans la traversée de l'Isle Jourdain. Trop dangereux. Quelques secondes arrachées au chrono pouvant me faire perdre beaucoup plus...
Le plus délicat concerne les premiers kilomètres. Je pars sans échauffement et j'ai été très mal habitué, surtout dans ce genre d'exercice. Il faut donc rouler vite mais en souplesse. L'âge ne joue pas non plus en ma faveur. Prudence donc.
Je ne reviendrai pas sur l'importance de la position aérodynamique pour ce type d'effort. Malgré cela, je roule avec des jantes hautes (50mm, pour les connaisseurs) et le vent de 3/4 ou encore les voitures qui me doublent ont tendance à faire guidonner ma monture lorsque je souhaite poser mes avants-bras sur le haut du guidon (position triathlète). Je roule donc les mains en bas en essayant de me coucher le plus possible.
Ce n'est pas non plus dans la côte où je tente de faire la différence. Si je veux gagner 30s (sur 3mn), je ne pourrai pas relancer rapidement une fois en haut du talus. Je ne monterai jamais aussi vite que je roule sur le plat. C'est comme ça, je gère ainsi.
Ensuite, plus beaucoup de questions à se poser.

Une des premières fois où j'ai chronométré (il y a 2 ans), je devais être aux alentours de 57mn (36.5km/h de moyenne). En dessous de 57mn, je ne me suis jamais arrêté devant chez moi. J'arrête le chrono devant la maison mais je continue à tourner un peu dans le quartier pour récupérer un peu. Déjà que je ne m'étire pas, il y a un minimum à respecter.
Jusqu'à ce jour, mon record était de 53'45" (38.73km/h de moyenne), ça me semblait déjà pas mal et je pensais ne le battre qu'à coups de quelques secondes. Et pourtant, cette fois-ci, c'est sans appel: 52'15"! Soit 39.85km/h.
Le prochain objectif est "simple": passer au delà de la barre des 40km/h. Seulement 12s mais qu'il faudra aller chercher.
A suivre...

PS: Et arrêtez de me souhaiter "bon courage!" quand je monte sur le vélo. Il m'en faut plus pour faire le trajet en voiture. Dès que je pédale, c'est du plaisir.
Est-ce que je vous souhaite "bon courage!" quand vous allez au cinéma, à la piscine ou en vacances?


15 juin 2011

De l'Atlantique à la Méditerranée

Ça faisait déjà un an que ce nouveau défi me trottait dans la tête: rallier l'Atlantique à la Méditerranée (voir ici), à vélo, en 2 jours, en longeant en grande partie l’œuvre de Pierre Paul Riquet, le Canal Latéral à la Garonne jusqu'à Toulouse puis le Canal du Midi entre Toulouse et la Méditerranée. "Coast to coast".

De par ses jours plus longs, le mois de juin est le plus approprié pour ce genre de périple. On peut partir tôt et arriver tard, tout en ne roulant qu'avec le soleil. Mais là, depuis le début du mois, c'était la météo qui n'était pas forcément clémente et chaque jour qui me rapprochait de ma grande traversée, me faisait presque douter. Il n'était pas question que je fasse près de 500km (490 exactement) soit sous la pluie, soit avec le vent d'Autan (qui aurait soufflé dans le sens opposé à mon avancement).
Finalement non, rien de tout ça.

Vendredi soir, arrivée à la Dune du Pilat (Mr Dulat n'étant pas là, ça évite toute contrepèterie douteuse). Je ne connaissais pas et j'avoue que c'est aussi impressionnant que joli. D'abord face à l'océan pour contempler le coucher de soleil, je me retourne en regardant la forêt des Landes à mes pieds.
Au loin, plus loin que l'horizon, Narbonne-Plage m'attend... 386km à vol d'oiseau mais comme j'ai deux L dans Dengreville et pas dans le dos, il y aura une centaine de bornes en plus par la route.

Samedi matin, 6h05.
Le soleil n'est pas encore levé mais le ciel est clair. Je mets un gilet fluo. Ce n'est pas du luxe et ça sert également de coupe-vent car il ne fait que 10°.
Après seulement une dizaine de kilomètres, je rate un premier carrefour; je m'en rends compte assez vite et fait demi-tour. Si je commence à "jardiner" ici, je ne suis pas rentré. Je retrouve rapidement la "route". Un peu défoncée, un "peu" ensablée, je m'attendais vraiment à y rencontrer David Vincent cherchant son raccourci qu'il ne trouva jamais (j'expliquerai aux plus jeunes ;-)).
Plus loin, je croise un troupeau de lapins, quelques chevreuils et un écureuil. Il ne m'en faut pas beaucoup plus pour me dire que ce sera une belle journée; quoiqu'il en soit.

En fait, on m'avait parlé de la forêt des Landes et de ses pins. On s'est payé ma pomme car il y aurait presque moins de pins que de chênes. Quels glands! Je ne vous parle même pas des senteurs au lever du soleil qui n'ont absolument rien à avoir avec les aérosols qu'on nous vend pour les WC.

J'ai presque 100km à travers la campagne landaise avant de retrouver le Canal Latéral à la Garonne. J'en profite pour passer par St Macaire (près de Langon), faire un petit coucou à Laurent (avec qui j'avais fait l'Octogonale l'année dernière) qui y est gendarme.
Petite pause sympa. J'enlève les gants longs et troque la veste thermique contre un maillot manches longues, plus léger. Un Coca, quelques barres, je profite également de l'absence du chien de la brigade des stups pour remettre de la poudre dans mes bidons. Il mordrait pour moins que ça, ce con!

Le bord du canal est magnifique. Tout y vert, contrastant avec la nature proche, jaune et assoiffée. Je roule à l'ombre et profite de ces longs moments de solitude pour me "recueillir". Je pense à tous les gens que j'aime, que j’apprécie, que je côtoie ou que je ne vois pas assez souvent, qui me manque, qui sont partis (toujours trop tôt), etc... Je pense n'avoir oublié personne. Je respire à plein poumons en me disant que la vie est belle mais qu'il faut en profiter car elle est éphémère.
Je croise des cyclistes, j'en double. Quand j'en rattrape (chargés de bagages pour la plupart), je prends le temps de ralentir, d'échanger quelques mots (pas toujours en français).
Ça me permet aussi de relâcher le tempo et de soulager un peu mes fesses. Parce que mine de rien, sur un parcours aussi plat (sacré paradoxe que de faire ça le week-end de "Pente-côte"), on ne se met pas souvent debout et ça chauffe...

Après 100km de canal, me voici à Agen. C'est l'heure de la pause pique-nique (ne pas manger quand on est "Agen", ce n'est pas raisonnable). Toutefois, j'ai peut être été trop optimiste d'attendre aussi longtemps avant de manger pour de vrai (autre chose que des barres, des compotes ou des gels). J'ai un peu faim mais mon organisme est paresseux. Je me forcerai à manger en route pour éviter une extinction complète.
J'ai fait les deux tiers de cette première étape et heureusement, le peu de vent qui souffle est favorable. Cool.
Aux abords de Montech, Christophe me rejoint en VTT. Nous avions fait la Caussenarde ensemble (135km en VTT autour du Larzac) il y a quelques années. Il m'accompagne une vingtaine de kilomètres et ça fait du bien de discuter un peu. Ça semble passer plus vite.
J'avais annoncé 19h30 à Fenouillet et j'arrive 7mn en avance. C'est ça quand on est en forme!
297km au compteur à 29.2km/h de moyenne, ça me semble correct.
Un peu fatigué quand même, mais moins que lors de mes précédentes expériences (ici et ici). Ça tombe bien, je remets ça demain! Toutefois, la transpiration et le sel déposé ont un peu entamé mon séant. Un peu de crème et une bonne nuit de sommeil, le tour est joué.

Dimanche matin, j'y retourne!
Le départ était d'abord prévu à 7h mais mon ami Guillaume (auteur du Cycloblog) souhaite m'accompagner un bout de chemin. Je repousse à 7h30 (moins tôt pour lui) car je préfère partir 30mn plus tard accompagné, que plus tôt tout seul.
On traverse Toulouse encore endormie. Les grands boulevards vides, ça a quelque chose d'inhabituel qui fait bizarre mais c'est bien agréable à vélo. Essayez...
Guillaume a bien fait de m'accompagner car je suis un peu dans le "dur". Contrairement aux batraciens et malgré la crème, je n'ai pas encore la "raie nette"; ça pique un peu.
Les jambes aussi sont raides. Le pédalage n'est pas souple. Le fait de discuter pendant plus d'une heure me permettra de m'échauffer sans trop y penser.
Mon compagnon d'échappée fait demi-tour un peu avant Baziège. Moins courbaturé, je reprends un rythme "normal". Lors d'une pause "remplissage de bidons", je rencontre un vélo couché qui relie Toulouse à Avignon en plusieurs jours.
A Port-Lauragais, le goudron laisse la place au chemin. C'est la raison pour laquelle j'ai troqué mes roues de route de la veille par des roues de cyclo-cross et des pneus plus larges. Quelques passages ombragés sont même un peu gras. Je m'en fiche, le gras, j'ai l'habitude...
J'arrive à Castelnaudary, ville réputée pour son cassoulet mais également où ses militaires sont légion. Alors que je salue une joggeuse, je manque "de me faire" un canard qui surgit des buissons (et non le contraire puisque je ne parle pas encore aux canards...).
Entre Castelnaudary et Carcassonne, c'est au tour de Thibaut de me rejoindre en VTT. Le chemin est de plus en plus accidenté. De nombreuses racines sont apparentes et ce n'est pas toujours évident de les éviter. Et comme Thibaut, même s'il roule beaucoup moins que par le passé, ne se pose pas trop de questions, je fais l'effort pour le suivre et finalement, je ne roule pas beaucoup moins vite que sur le goudron. Seules, de temps à autres, les sacoches à l'arrière me rappellent que le vélo est un peu lourd et plus difficile à piloter.

A Carcassonne, on quitte le canal qui fait un grand détour par le nord de la ville et on coupe à travers. On passe au pied de la fameuse Cité et j'en profite, taquin, pour accélérer. On se met à rouler comme des tocards et ça me rappelle une de ces poursuites que l'on avait partagée, morts de rire, lors de notre voyage à Pékin. En arrivant vers Trèbes, c'est du grand n'importe quoi, à plus de 45km/h. On passera même le panneau du village à 54km/h à la faveur d'un léger faux plat descendant. L'aérodynamisme de Thibaut étant aux antipodes du mien et son VTT n'étant pas forcément adapté au sprint à cette vitesse, je ne lèverai qu'un bras sur la ligne, en toute humilité ;-)
A Trèbes, on s'arrête manger au bord du canal. Maryline et Estéban nous ont rejoints. J'en profite aussi pour donner le biberon à mon filleul qui a bien grandi depuis sa dernière visite.
J'ai parcouru plus de 120km, il ne reste "que" 75km. Quoiqu'il arrive, ça devrait se faire. Estéban a même le droit à la remorque derrière son papa en repartant. Ça commence comme ça...
Pour ma part, la partie chemin du canal ne m'a pas forcément enchanté car elle est très abimée et il est parfois difficile de doubler. Comme ce groupe d'une cinquantaine d'enfants par exemple.
Du coup, je remets les roues de route, j'enlève les sacoches et ne prends que le minimum pour finir mon périple. Je repars par la route car mon objectif, c'est rejoindre la mer; le canal n'était qu'une façon de le faire au calme le plus longtemps possible.
Pendant qu'on mangeait, le vent de nord-ouest s'est levé. Je reprends mes habitudes: mains en bas, nez dans le guidon, je file dans la plaine audoise. Après Lézignan, je suis à 36km/h de moyenne! A Villedaigne, la route s'oriente un peu plus vers le sud et le vent tourne à son tour... La moyenne en prend un coup mais j'arrive à Narbonne. Ça va le faire.
Une ultime pause avant de m'attaquer à la "montagne". Face à moi, se dresse le Massif de La Clape; qu'importe, je sais que derrière, il y a la Méditerranée et cette vue unique que l'on découvre en surplomb lorsque l'on passe au sommet.
J'avais eu droit à quelques SMS d'encouragement de la part de Guillaume depuis notre séparation matinale et je l'avais tenu au courant de ma progression. Quelle ne fut donc pas ma surprise de le trouver avec son appareil photo (qu'il maitrise, le bougre) dans un des premiers virages de la dernière ascension! Rentré chez lui en vélo, il était revenu en voiture, accompagné de Céline, pour l'occasion. Trop sympa.

Dernier arrêt avant de plonger vers la mer.
Un des clichés qu'il affectionne, c'est de prendre les cyclistes dans les descentes. Ça le fait, non?
Et voilà, arrivé sur la plage de Narbonne, c'est pause et pose pour immortaliser ce nouveau défi contre moi-même.
Et malgré tous mes efforts depuis la veille, je n'ai pas pu éviter la Fringale... ni une gaufre au Nutella.
Finalement, je crois que le bonheur, c'est aussi ça: faire les choses dont on a envie, quand on en a envie.

Même si mes réserves adipeuses m'auraient permis de pédaler jusqu'à l'Adriatique, j'ai envie d'autre chose. Pour 2012, j'ai déjà quelques idées. Il faut dire que pendant ces 18 heures de vélo, j'ai eu le temps d'y penser... Une traversée des Pyrénées, Biarritz-Collioure par exemple, mais certainement en une semaine à raison de 100/120km par jour parce que là, le profil du parcours n'est plus tout à fait le même...
Des volontaires pour partager des heures de plaisir?

Fatigué certes, mais heureux de l'avoir fait.

07 juin 2011

I ♥ Nauviale

L'édition 2011 de la Randorallye de Nauviale restera dans les annales. Comme les précédentes.

Lorsque nous nous sommes réveillés samedi matin, la pluie était au rendez-vous. D'un point de vue organisation, on est en droit de craindre le "pire" et pourtant, près de 700 personnes ont fait le déplacement. Comme quoi, même si le soleil n'est pas de la partie, cette randonnée gastronomique a toute sa place dans le cœur des gens. C'est quand même un signe, non?
Après s'être inscrits à l'abri des gouttes, je ne sais pas si Moïse était dans le coup, mais les nuages se sont écartés pour faire place au soleil. Timide au début, il faisait presque chaud au dernier ravitaillement (oui, celui des crêpes!). Presque parfait.

Pour autant, les chemins avaient eu le temps de s'imprégner d'eau et la terre rouge prenait un malin plaisir à coller aux pneus (entre autres). Qu'importe, si on vient à Nauviale, on sait que le rougier fait partie du jeu et du coup, on se focalise davantage sur les ravitaillements.

Et quels ravitaillements! C'est "no limits" et parfois, les dénivelés qui suivent les pauses vous font "profiter" de quelques retours de pâté, de Roquefort au miel (visiblement, cette année, il a encore été très difficile de convaincre les abeilles de rentrer dans les fameuses caves pour éviter du boulot aux organisateurs) ou encore de Marcillac. D'un autre côté, ça permet aussi d'en profiter plus longtemps...
Et quel plaisir de s'arrêter aux ravitos et de discuter avec tous ces gens de l'organisation, heureux de nous accueillir, heureux de faire plaisir et de partager ce qu'ils ont de meilleur.

Quand je pense avoir entendu certaines personnes dire que le terrain était gras alors qu'au ravitaillement suivant, le leur était vite oublié. C'est mesquin.


Oui, c'était gras. Oui, ça glissait. Oui, ça montait. Mais oui, oui, oui, on s'est régalé une fois de plus!

Je ne redonnerai pas mon avis sur cette épreuve. Je l'ai fait, refait, et cette année, c'était même de façon officielle (voir bulletin d'engagement dans l'article précédent).
Alors, pour résumer, en quelques mots, je n'ajouterai que ceci:


Ah si, j'oubliais: A l'année prochaine!



Dune du Pilat - Narbonne Plage

Je sais que vous êtes quelques uns à passer par ici (en plus de ma maman) alors je lance les invits!
Mon périple (pour les mules, on dit transhumance, non?) annuel se fera ce week end entre la Dune du Pilat et Narbonne Plage.
Contrairement aux années précédentes où je n'avais roulé que le samedi, vu la distance cette année (480km), je la tente en 2 jours.

Samedi, ce sera donc Dune du Pilat - Fenouillet (290km).

Départ du pied de la dune vers 7h. Ensuite, routes de campagne jusqu'au Canal latéral à La Garonne à hauteur de Langon puis, piste cyclable jusqu'à Fenouillet. Arrivée prévue vers 19h30.

Dimanche, départ de Fenouillet vers 7h. Direction Narbonne Plage (190km) en empruntant au maximum le bord du Canal du Midi.

Arrivée prévue vers 15h. Peut être avant si le vent promis par la météo est confirmé...

N'ayant pas encore trouvé de volontaires pour m'accompagner sur la totalité du parcours (je n'en veux à personne à ce point), vous êtes les bienvenus pour me tenir compagnie le temps qu'il vous plaira. Quelque soit le kilométrage commun, je suis preneur.
Et même si vous voulez juste me voir passer pour m'encourager, sans jeter de cailloux, c'est aussi possible.

Je vous attends...

04 mai 2011

Randorallye Nauviale, J - 30

Cette année, l'Ascension tombant en juin, il faudra ronger son frein (à disque) plus longtemps que les années précédentes pour participer à la rando VTT gastronomique de Nauviale, en Aveyron. Calendrier ingrat!

A chaque participation, je me suis fais un plaisir de vous faire partager cette journée sur ce blog (2008, 2009 et 2010), mais cette année, c'est un peu différent puisque j'en parle à l'avance.En fait, lorsque un des organisateurs m'a contacté en début d'année, c'était pour me demander s'il m'était possible de leur rédiger un "petit" texte de présentation afin de promouvoir l'évènement via leur site internet et les tracts d'inscription.
Plutôt flatteur et amoureux de ce concept "manger/bouger", je me suis régalé à écrire ceci:


RELIGION: RANDORALLYSTE PRATIQUANT
"La première fois que je suis venu à Nauviale pour la Randorallye, c'était en 2000. Elle existait depuis 1990 mais mon emploi du temps, orienté vers la compétition cycliste sur route, ne m'avait jamais trop laissé le temps d'y participer.
Depuis cette année là, je dois reconnaître que je n'ai raté que peu d'éditions; et toujours la mort dans l'âme.


A mes yeux (brillants quand j'en parle), Nauviale représente l'idéal de la randonnée VTT gastronomique. Tous les ingrédients y sont réunis pour partager une journée fabuleuse et inoubliable.


Tout d'abord, j'admire tous ces bénévoles qui mettent leur cœur à l'ouvrage pour nous trouver des parcours magnifiques (certes sportifs mais c'est le minimum...), alternant descentes dans les vallées et ascensions (comme le week end pendant lequel ça a lieu) de rougiers de part et d'autres du Dourdou.


Ensuite, et c'est aussi pour ça qu'on vient (et revient) à la Randorallye, il y a les ravitaillements. Et quels ravitaillements! Ne vous attendez pas à remplir vos bidons de poudre à diluer ou à trouver des barres énergétiques distribuées en pharmacie. Ici, on savoure, on goûte, on se régale... Pâté, saucisse à l'huile ou grillée, Roquefort au miel, fouace, chocolat, etc... C'est du traditionnel, du vrai, du bon.
Le tout, arrosé (avec modération) de Ratafia et Marcillac, vins chers à ce coin de paradis aveyronnais où vous traverserez leurs vignes en pédalant.
Et si, malgré tout (un ravitaillement tous les 5km en moyenne!), vous êtes encore en hypoglycémie (et surtout, s'il devait rester un peu de place côté estomac), vous aurez de quoi faire avec le buffet crêpes... Vous y trouverez, bien sûr, de la pâte à tartiner (à base de noisettes et de chocolat...) mais aussi des confitures du terroir, faites avec amour par ces gens qui savent recevoir et partager. Les groupes de musiciens, "égarés" sur les différents parcours, font également partie du charme de ce rendez-vous incontournable.


Sportifs et/ou gourmands, les amoureux des beaux paysages et de la gastronomie seront aux anges. Et c'est sans scrupules car on applique à la lettre le slogan d'actualité "Mangez Bougez".
Et pour finir la journée de samedi dans la bonne humeur, le repas du soir est dans la même lignée.


Le dimanche matin laisse la place au Trail (course à pied). Même trame que la veille mais là, c'est en courant que les participants parcourent les 15km, agrémentés de 3 ravitaillements. Malgré le chronomètre déclenché au départ pour les grosses cylindrées en phase de préparation à d'autres épreuves du calendrier, chacun participe au rythme qui lui convient.


Ce même circuit (renouvelé chaque année) sert également aux marcheurs l'après midi. Et là aussi, convivialité, bonne humeur et gastronomie font la part belle à l'épreuve.


Et pour n'oublier personne, ce sont les jeunes pousses du VTT qui clotûrent la fête avec leur compét' officielle, la Randokid.
Décomposée en 3 épreuves. XCountry tout d'abord, puis slalom sur un parcours à profil descendant, ils terminent par une épreuve de maniabilité où chaque pied posé amène une pénalité.


Alors, venez! En famille, entre amis, déguisés ou non, en VTT ou à pied, entraînés ou peu, tout le monde y trouvera son bonheur comme les 1400 participants de l'édition 2010.


Je n'ai pas d'actions dans l'organisation, je ne fais pas partie d'un quelconque organisme de tourisme vert mais j'aime la Randorallye de Nauviale et j'y serai encore cette année.


Et franchement, même si l'organisation et la notoriété sont totalement différentes, et que je ne devais avoir droit qu'à 2 épreuves par an, ce serait la Randorallye de Nauviale et... le Roc d'Azur!"

Rendez vous les 04 et 05 juin 2011!"

Le site officiel pour vous inscrire:

http://www.nauviale.com/programme.html


Tout est dit...

18 avril 2011

Canal du Midi Acte I

Lors de ce week end plus que printanier, une vingtaine de collègues de travail de mon pote Christian, a choisi de longer le Canal du Midi, entre Baziège (sud de Toulouse) et la Méditerranée. En vélo, bien évidemment.

Pour ma part, j'ai choisi de les accompagner une partie de l'aller le samedi. Je me garde le dimanche matin pour pédaler avec les djeuns du club.
Encore vibrant du samedi d'avant, je configure mon vélo en "randonneuse". Je rajoute le porte-bagage et les sacoches à l'arrière et installe la petite sacoche à l'avant, pour quelques pâtes de fruit et l'appareil photo.
7h40, je décolle de la maison, je dois retrouver toute la troupe vers 9h à la gare de Baziège.
Je coupe à travers la ville. Je tiens à préciser que les gens qui trouvent qu'il y a trop de monde le samedi, rue d'Alsace Lorraine, se lèvent certainement trop tard!

J'aime le Canal du Midi. J'ai déjà fait un article dessus (ici) mais je ne m'en lasse pas. Quelque soit la saison, je le trouve attrayant.
En cette saison, tout est vert. Les herbes le bordant sont un peu hautes, ses platanes le rendent frais. Une légère brume matinale le recouvre par endroits.
9h00 à la gare. Tout le monde est au rendez vous.
Les vélos sont déchargés des voitures et on commence à remplir le camion assistance. On fume la dernière cigarette!
A 9h30 précises, on met le cap vers la mer (comme GG).
Bonne humeur, convivialité, tout le monde a le sourire. Ça fait vraiment plaisir à voir.
Le vent est favorable, on avance bien. Tout en discutant, tout en profitant de l'air frais et néanmoins (ça fait mal le "nez en moins") pur.
A la 1ère halte, on est à quelques centaines de mètres du "partage des eaux". Rien à avoir avec Moïse et pourtant, ce qu'a fait Monsieur Riquet, même si ce n'est pas irrationnel, tient tout de même du miracle. Sans satellite, sans ordinateur, il a trouvé le point culminant entre l'Océan et la Mer, afin de dispatcher l'eau de la Montagne Noire pour qu'elle abreuve le Canal du Midi de part et d'autre. Ce Riquet, quel homme!
Peu après 11h, on retrouve Christian qui est allé en voiture à Trèbes (lieu de la pause nocturne, un peu après Carcassonne) et qui est venu en vélo à notre rencontre.
On en profite pour crever une première fois.
12h15, on est à Castelnaudary.
On avance encore un peu et on s'arrête manger.
Pique-nique, un peu de vin, un peu de gâteau au chocolat fait avec amour et amené dans une de mes sacoches, on est déjà prêt à repartir.

C'est là que j'abandonne mes compagnons de route en faisant demi-tour. J'aurais pu aller plus loin mais j'ai déjà 80km au compteur, faut penser à rentrer...

Le vent est un peu défavorable. Je quitte le bord du canal et prend la grande route. C'est certes moins bucolique, mais le bitume offre un meilleur rendement.
Je traverse Castelnaudary puis j'en profite aussi pour "gravir" un col. Bon, ok, il culmine à 189m mais ils n'avaient qu'à pas mettre de panneau, ça éviterait de tomber dedans...
A l'entrée d'Avignonet Lauragais, je bifurque vers le canal.
A partir de Port Lauragais, tout le chemin de halage est goudronné. Pas la peine de s'embêter avec les voitures, du coup.

A Villefranche de Lauragais, je rattrape un tandem. Il vient de rentrer sur la piste cyclable et roule à la même vitesse que moi. L'avantage, c'est qu'il offre un superbe abri contre le vent. Après l'avoir salué et demandé l'autorisation (même si je ne m'accroche pas à la selle), je me mets derrière. Même lorsque le pilote s'arrêtera soulager un besoin naturel, je l'attendrai. Trop bien derrière.
Le trajet du retour semblera bien moins long que tout seul.
Nos trajectoires divergent à Castanet Tolosan. De toute façon, la densité de trafic a sensiblement augmenté (entre les vélos et les rollers) et une vitesse supérieure à 30km/h n'est pas forcément sécurisante.

Un peu après Ramonville (cité chère aux Petits cahiers de Fred), je retrouve Thibaut, venu à ma rencontre.
On continue le long du canal jusqu'à Fenouillet. Arrivée faite à 16h30, le compteur indique 158km. Correct.

Voici donc ma première "longue" expérience avec des sacoches le long du Canal du Midi. Un régal.
A moi maintenant de trouver la bonne date (puisque j'ai le choix...) pour finaliser mon prochain périple: Dune du Pilat - Narbonne Plage. Un peu moins de 500km que j'ai l'intention de faire en 2 jours.
Le vélo est prêt (à mon avis, puisqu'il n'a pas cassé à Paris-Roubaix, il peut passer partout), le mental aussi alors, il n'y a plus qu'à!

Suite au prochain épisode (en juin)...


10 avril 2011

L'envers du Nord

Il fallait que je sache et l'opportunité s'est présentée.
Plus vite que pas forcément prévu (mais avec envie), j'étais engagé pour la rando "Paris-Roubaix Challenge"!


Motivé comme un cadet, même si c'est vrai qu'un cadet court pour gagner, le fait d'être au départ de ce que l'on surnomme "L'Enfer du Nord", c'est déjà fabuleux pour moi (voir article précédent).

Le poil est ras (depuis le Roc d'Azur, c'était en jachère), le matériel est prêt, je pense l'être, il fait beau (mais 6° au départ et 18 à l'arrivée, c'est un peu frais à mon goût), ça va ch...!
J'annonce déjà à qui veut l'entendre qu'il va y avoir des pavés dans les arbres et que les pavés de mai 68 volaient moins haut.
Samedi matin, le réveil sonne avant l'aube. J'ouvre les yeux. Je suis Cancellara (oui, rien que ça!).
Si certains (la plupart, visiblement) reprochent l'absence du chrono pour l'épreuve, pour ma part, ça m'arrange.
On le voit d'ailleurs dans le sas au départ: l'ambiance est détendue, certains rigolent. Je ne vois vraiment pas pourquoi ils préfèrent le stress d'un classement. On n'est vraiment pas fait pareil.
Sur la ligne, je retrouve Greg qui lui, suivra la course des pros avec l'assistance Mavic (pas mal non plus, c'est certain). Je pose pour la photo officielle.

Côté matériel et équipement, j'ai fait le choix du vélo de cyclocross (d'ailleurs, chez les pros, on en a vu pas mal également) avec des pneus tubeless (sans chambre à air, comme les voitures) et je suis persuadé que c'était le meilleur choix (je n'ai pas investi pour l'occasion, j'avais ça en "stock"!). Peu de pression = plus de confort (ou moins d'inconfort), et ça permet également de ne pas pincer la chambre à la première arrête qui dépasse un peu trop. Les dizaines (centaines?) de personnes que j'ai vues arrêtées en train de réparer, ça fait peur.
Pas de bidons non plus, ça évitera de les perdre. Je préfère le sac à dos (comme en VTT); peut être un peu gros (lui aussi...) mais avec 2l d'eau, 4 chambres à air, de quoi démonter (ou plutôt, remonter) le vélo et l'appareil photo, je suis en autonomie complète.
Des gants avec plus de gel côté paume, une autre couche de gel sous la partie haute de la guidoline et les cocottes (oui ma poule!) de frein légèrement relevées pour ne pas qu'elles m'échappent quand ça secoue.

Le premier secteur pavé n'arrive qu'au bout de 50km. Nickel. Ça permet d'échauffer le "bestiau". Toujours dans la bonne humeur, mon groupe (200 personnes environ) s'approche des-dits pavés. Il faut dire aussi que le vent n'est pas favorable (du début à la fin) et ça calme les ardeurs.
Finalement, ça frotte un peu avant le premier passage "caillouteux".
Ça freine, ça crève (déjà!), certains posent le pied, ça jure (!), je m'arrête.
L'image de Cancellara disparait au loin. Pas grave, je lui laisse un peu d'avance.

J'en profite pour éliminer un trop plein de vessie (déjà la prostate ou quoi?) et faire ma première photo:
Alors oui, effectivement, ça tape "un peu"... Et pourtant, je verrai par la suite que ce passage est "propre".

Je repars donc seul. Pas gêné du coup, je "fonce". Je fais le choix de rouler un peu plus tranquille sur les parties goudronnées mais mes cuissots contre le vent de face me permettent de sauter de groupes en groupes. Dès qu'il y a des pavés, je sens l'âme de Fabian planer au dessus de ma tête.
(j'ai du ventre sur les photos mais c'est aussi du en grande partie, aux jambières que j'ai enlevées et glissées sous mon maillot... Vilains!)

Parfois, il m'arrive de revenir sur d'autres cyclistes dans les portions "râpeuses". Il n'est pas toujours évident de doubler. Le problème, c'est que si on commence à freiner, c'est cuit. En dessous de 30km/h, on a l'impression de faire du marteau piqueur. Et pour relancer, pas question de se mettre debout sur les pédales.
En musique (à fond), ce supporter belge est déjà en place pour le lendemain. J'adore.
Évidemment, à chaque arrêt, je perd du terrain sur Spartacus que je ne reverrai qu'à la télé le lendemain.

Les kilomètres et les pavés défilent. Passé le cap des 100km (sur 140), les pavés semblent de plus en plus hauts...
Je passe également moins vite alors ça "tabasse" davantage. Un rayon de la roue arrière m'abandonne. L'avantage des étriers de frein de cyclocross, c'est qu'ils sont très écartés de la jante. Même voilée d'un centimètre, elle ne touche pas aux patins. Comme si j'avais besoin de ça!
A la sortie des deux derniers "chahutages", j'ai un peu de mal à desserrer les mains. Pendant l'heure qui suivra l'arrivée, je sentirai quelques engourdissements dans les petits doigts. Dommage pour mes narines pleines de poussière...
Dans les derniers secteurs pavés, je pense au Suisse qui roulait sur un coussin d'air l'année dernière. Quel homme!

Et puis, à force de persévérance, on arrive enfin au bout du (des) chemin(s).

Dans le dernier tronçon de ce périple athlétique, je reviens sur un groupe de coureurs tout de vert vêtus. Parmi eux, je reconnais le fameux Sean Kelly (+ de 190 victoires chez les pros dont, entre autres, 2 Paris-Roubaix!).
Pour autant, de cette fantastique expérience, je retiendrai plusieurs choses.
Tout d'abord, une bonne condition physique est primordiale et la puissance fait la différence.
En 27 ans de vélo, c'est la première fois qu'être lourd ne m'a pas trop désavantagé! En effet, plus on est lourd, moins on rebondit.
Oui, le terrain est un chantier sans nom mais le fait de le faire en rando permet de vraiment apprécier le parcours. En fait, je compare ça à une étape de montagne: Si on le fait à son rythme, c'est parfait. Si on subit, c'est un calvaire. Un enfer.

Un (double) regret quand même: ne pas avoir parcouru la Tranchée d'Arenberg et ne pas être arrivé jusqu'au vélodrome. Presque frustrant.

Aujourd'hui au réveil, quelques douleurs au niveau du cou et dans mes triceps de danseuse étoile, me disent que je ne suis pas forcément doué pour faire ça en course mais je sais que désormais, quelque soit la route (ou le chemin), mon vélo est capable de passer partout (ou presque). Je le considère comme indestructible!

Ce dimanche, mon héros helvète était encore le plus fort même s'il ne termine "que" deuxième. Esseulé, comme la semaine passée au Tour des Flandres, il a couru "enfer" et contre tous.
Finalement j'ai vécu la course devant la télé (moins d'ambiance que sur place c'est évident, mais au moins, j'ai tout vu!). Encore plus imprégné que jamais par les effort fournis.

Maintenant, j'ai vu, j'ai vécu, je sais. Je ne serai jamais Cancellara.

PS: avec la loi qui passe ces jours-ci, elle ne ferait pas la fière, ma roue voilée dans un lieu public...
Ok, je sors.